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Minorités

, 18:05 - Lien permanent

Depuis le milieu de l’été, on ne cesse, tous medias confondus, de nous informer sur le funeste sort d’une minorité musulmane birmane, les Rohingyas - pour ne pas dire qu'on nous le serine. Bien entendu, c’est pour faire pleurer Margot, comme on sait le faire avec les vagues de "réfugiés" en provenance de l’Afrique sub-saharienne. Certes, loin de moi de penser autrement cette situation qu’en termes de véritable fléau s’abattant sur ces Rohingyas. Mais je trouve suspect qu’on ne cesse, dans le même mouvement, de montrer du doigt les Birmans qu’il faudrait sanctionner comme de vulgaires Serbes. Et jusqu’aux plus hautes autorités supra-nationales qui en viennent à dénoncer "des décennies de violations persistantes et systématiques des droits de l'homme" (Mon Dieu ! S'il n'y avait qu'en Birmanie ! Et on sait combien les pays musulmans sont des parangons de vertu, en matière de ces droits) : ainsi parla récemment le Haut-Commissariat de l'ONU, allant jusqu’à dénoncer une manière de "nettoyage ethnique". Rappelons au passage que, depuis 1945, le nombre de pays "indépendants" a quasiment été multiplié par trois. Et qu’au sein de l’Onu, les anciens "damnés de la terre" pèsent de tout leur poids. Majoritairement musulman.

Alors, quelques autres rappels. Pour avoir jadis osé rapporter certains faits aussi indiscutables qu’historiques sur le fondateur de l’Islam, dans son ouvrage "Les Versets sataniques", l’écrivain Salman Rushdie vit depuis 27 ans sous protection policière. Et le voici qui, très récemment, nous exhorte : "Il faut arrêter l'aveuglement stupide face au djihadisme qui consiste à dire que cela n'a rien à voir avec l'islam". Tiens donc ! En voilà un, au moins, qui sait de quoi il parle, et qui le vit dans sa chair.

Et je songe aussi à ce médecin bangladais, la dénommée Taslima Nasreen qui, en 1993 et dans son propre pays, la "république populaire" du Bangladesh, fut menacée de mort pour avoir osé parler de l’intolérance musulmane à l’égard des compatriotes hindous. Elle ne dut son salut qu’en s’exilant, d’abord en Inde puis, très récemment, aux États-Unis…

Et j’en reviens à ces méchants Birmans qui agissent "dans l'impunité la plus totale" : peut-être ont-ils seulement un peu de mémoire ; peut-être se souviennent-ils par exemple du chef des talibans, le sinistre mollah Omar qui, en 2001, sous le motif de "répression du vice" (!) fit détruire à la dynamite et au canon les trois Bouddhas de Bâmiyân, statues monumentales (classées au patrimoine mondial de l'Unesco) qui avaient été érigées bien avant que les musulmans ne submergent l'Afghanistan (tiens donc : Palmyre !). Peut-être, après tout, ont-ils seulement le réflexe action/réaction : des fondamentalistes rohingyas ayant fomenté des attentats, les Birmans ont réagi. Mais pas comme nous, à coups de Padamalgam, de marches blanches et de bougies allumées ! Par l’épée : c’est un scandale, en effet.

On veut nous faire pleurer sur "sur l'une des minorités les plus persécutées au monde". Certes, le sort des Rohingyas est on ne peut plus funeste, en ce moment. Mais qui se souvient encore de l’anéantissement du Biafra ? Et, plus près de nous, des chrétiens du Darfour ? Et surtout, comment expliquer le silence assourdissant autour du "nettoyage ethnique", "dans l'impunité la plus totale" des chrétiens d’Orient, présents dans ces contrées bien avant les conquêtes arabo-musulmanes ?

Ces choses-là sont rudes : il faut, pour les comprendre, avoir fait des études…

Commentaires

1. Le lundi, 13 novembre 2017, 07:49 par Un Citoyen ordinaire

Avoir fait des études, sans aucun doute, mais aussi ne pas être (comme tant d'autres !) adepte de cette sempiternelle indignation à géométrie variable...

2. Le lundi, 13 novembre 2017, 12:14 par Olivier

A noter que, concernant les minorités, on ne plaint jamais celle des Contribuables !

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