Le Gala des Vaches, et autres pamphlets d'Albert Paraz
Albert Paraz, né le 10 décembre 1899 à Constantine (Algérie - son géniteur y était affecté comme gendarme) et mort d'un cancer, à 57 ans, le 2 septembre 1957 à Vence (Alpes-Maritimes), était un romancier et journaliste français, ami d'enfance du Maréchal Juin (qui devait préfacer l'un de ses ouvrages — L'Adorable Métisse — en 1953). Il suit avec fruit une formation d'ingénieur chimiste à l'École supérieure de Physique et Chimie industrielles (professeur : Langevin ; condisciple : Frédéric Joliot —— qu'il tutoie), mais n'exercera pas son métier d'ingénieur et commencera une carrière d'écrivain pendant l'entre-deux-guerres : il est ainsi l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages (souvent des pamphlets), pour la plupart tombés dans l'oubli. Faut-il parler à son propos d'un Don Quichotte oublié ?
Dès 1936, il se lie d'amitié avec Louis-Ferdinand Céline (lequel avait remarqué son premier roman, Bitru ou les Vertus capitales) et entretient avec lui une correspondance fournie, en partie publiée par la suite. Céline le recommande à son éditeur, Robert Denoël, qui publie ses premiers ouvrages. Cette amitié sera maintenue contre vents et marées, nonobstant les vicissitudes d'après-guerre (Céline à Sigmaringen, au Danemark, etc.) conduisant au procès Céline : Paraz tirera de ces tribulations trois journaux-pamphlets (Le Gala des vaches, 1948 ; Valsez saucisses, 1950 ; Le Menuet du haricot (posthume).
En 1939, il est mobilisé dans une unité secrète de recherche camouflée en centre de recherche sur les gaz de combat. Au cours d'une opération de manipulation de gaz, Albert Paraz est gravement intoxiqué (atteintes pulmonaires), ce qui entraîne qu'il passera le reste de sa vie d'errance, de sana en sana (l'Hôtel-Dieu, la clinique La Colline, à Courbevoie, La Vallée aux Loups — qui lui rappelle tant son cher Chateaubriand, dont il est un lecteur assidu), pour finir à Vence. C'est une sorte d'anarchiste écorché vif, un polémiste qui a collaboré à divers journaux et revues de droite (Rivarol...). Il est aussi, dès 36, le créateur du personnage de Bitru, citoyen français moyen en butte aux vexations de la société et du monde du travail.
Dès 1936, il se lie d'amitié avec Louis-Ferdinand Céline (lequel avait remarqué son premier roman, Bitru ou les Vertus capitales) et entretient avec lui une correspondance fournie, en partie publiée par la suite. Céline le recommande à son éditeur, Robert Denoël, qui publie ses premiers ouvrages. Cette amitié sera maintenue contre vents et marées, nonobstant les vicissitudes d'après-guerre (Céline à Sigmaringen, au Danemark, etc.) conduisant au procès Céline : Paraz tirera de ces tribulations trois journaux-pamphlets (Le Gala des vaches, 1948 ; Valsez saucisses, 1950 ; Le Menuet du haricot (posthume).
En 1939, il est mobilisé dans une unité secrète de recherche camouflée en centre de recherche sur les gaz de combat. Au cours d'une opération de manipulation de gaz, Albert Paraz est gravement intoxiqué (atteintes pulmonaires), ce qui entraîne qu'il passera le reste de sa vie d'errance, de sana en sana (l'Hôtel-Dieu, la clinique La Colline, à Courbevoie, La Vallée aux Loups — qui lui rappelle tant son cher Chateaubriand, dont il est un lecteur assidu), pour finir à Vence. C'est une sorte d'anarchiste écorché vif, un polémiste qui a collaboré à divers journaux et revues de droite (Rivarol...). Il est aussi, dès 36, le créateur du personnage de Bitru, citoyen français moyen en butte aux vexations de la société et du monde du travail.
"J'aime l'hôpital. Les hommes y deviennent innocents, plus de voleurs, plus d'assassins, presque pas de fanatiques. Une compréhension pour la misère."
A. Paraz, "Gala...", p. 18
"L'ouvrage se présente... comme un commentaire à bâtons rompus de l'actualité.. Vie au sana, portraits au vitriol des pensionnaires, considérations actuelles ou inactuelles, au gré de l'inspiration, au fil de la plume. Petits potins et thèmes sérieux. Nourri par la lecture de la presse et des livres, par la radio, par la correspondance et les visites de ses amis, un panorama sans complaisance de l'époque... Un style marqué par le classicisme et toutefois étonnamment moderne. Vivant, nerveux, sans jamais être débraillé. Dans tous les registres, une langue à la fois riche et précise. Et l'humour, constant, multiforme, pour donner à l'ensemble une saveur particulière"
J. Aboucaya
A. Paraz, "Gala...", p. 18
"L'ouvrage se présente... comme un commentaire à bâtons rompus de l'actualité.. Vie au sana, portraits au vitriol des pensionnaires, considérations actuelles ou inactuelles, au gré de l'inspiration, au fil de la plume. Petits potins et thèmes sérieux. Nourri par la lecture de la presse et des livres, par la radio, par la correspondance et les visites de ses amis, un panorama sans complaisance de l'époque... Un style marqué par le classicisme et toutefois étonnamment moderne. Vivant, nerveux, sans jamais être débraillé. Dans tous les registres, une langue à la fois riche et précise. Et l'humour, constant, multiforme, pour donner à l'ensemble une saveur particulière"
J. Aboucaya
Marcel Proust : Quelques "Lettres à sa mère"
En ce jour de Fête des Mères 2026, mettons en relief la tendresse inquiète du jeune Marcel Proust pour "Maman"...
"Je te soupçonne de ne pas lire mes lettres, ce qui serait infect. Celle-ci étant écrite dans un moment de pseudo-apaisement, lis-la du moins"
Marcel à sa mère
Marcel à sa mère
Le juge Bruguière nous aide à comprendre les voies de la terreur
Un texte mesuré et précis. Dû à la plume sans haine mais sans concessions d'un fin connaisseur (magistrat français né en 1943) des divers problèmes de sécurité liés à la montée de l'islamisme.
"La détermination dont j'ai fait preuve à l'époque, avec le concours des services de police spécialisés, m'a attiré les critiques souvent acerbes d'une presse de gauche campée dans une posture idéologique de défense résolue des libertés individuelles, qu'une 'justice d'exception' mettrait en péril au nom d'une lutte contre une menace chimérique. Cette position critique, soutenue par des milieux intellectuels influents pendant cette décennie, qui refusaient que le curseur soit déplacé vers plus de sécurité, a perduré jusqu'aux attentats du 11 septembre 2001. Pour ma part, conscient — même avant les attentats de 1995 — que le GIA représentait une réelle menace pour la France, je n'ai jamais changé de stratégie en m'appuyant sur les armes de la loi, les seules qui soient légitimes en démocratie".
J.-L. Bruguière
J.-L. Bruguière
