Il était - et il est encore - de bon ton de se moquer des positions de l'ancien ministre Philippe de Villiers, de ses initiatives folkloriques dans la défense et illustration de sa Vendée natale, voire même à propos de son élocution. Car les militants du “gauchisme culturel” hérité de mai 68 et radicalisé de nos jours, ne reculent devant rien pour salir ceux qui n'ont pas l'heur d'avoir été adoubés par eux. C'est assez dire que son ouvrage Les Mosquées de Roissy n'a pas été accueilli, en 2006, par des chants de triomphe, mais par un silence méprisant, à tout le moins gêné. Et cependant, presque vingt années après sa parution, les faits dénoncés dans l'ouvrage - l'esprit islamiste de conquête à bas bruit - n'ont fait que croître et prospérer. Jusqu'à cette prière musulmane - certes petit épiphénomène - qui a eu lieu précisément à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle en novembre dernier, en plein milieu du terminal 2B. Un ange est passé, si je puis me permettre...
Pour Georges Bensoussan, dont Les Territoires perdus de la République, ouvrage paru quatre années avant Les Mosquées de Roissy, n'avaient pas reçu un accueil plus enthousiaste, le déni nourri par le “gauchisme culturel” est largement responsable de la situation qui est désormais la nôtre : deux France vivant davantage face à face que côte à côte. Et il donne comme exemple à méditer de ce déni l'incroyable minute de silence immédiatement observée à l’Assemblée nationale en hommage au jeune Nahel, adolescent de 17 ans figurant au fichier des antécédents judiciaires, surpris au volant d'une puissante voiture volée circulant à vive allure sur une voie de bus, et victime d'un tir policier à la suite de son refus d'obtempérer. "Ce que l’on n’a vu ni pour Sarah Halimi, ni pour d’autres victimes, civiles ou policières", note Bensoussan. Et de trancher férocement : "Cet hommage-là inspire à l’endroit de ce pays, pour reprendre une expression célèbre, du chagrin et de la pitié". Mais quelle conclusion doit-elle s'imposer si l'on effectue une comparaison avec l'hommage rendu au sein de la même Assemblée, au jeune Thomas, poignardé par des cailleras venues perturber un bal de village et "casser du Blanc", neuf jours après la tragédie ? Bensoussan va jusqu'à ajouter que "ce déni est largement responsable de la situation actuelle, entretenu par les classes dirigeantes et nourri par ce 'gauchisme culturel' qui, pour partie, domine médiatiquement ce pays". La conclusion est sans appel, pour lui : "le chantage à l’extrême droite a rendu impossible la peinture vraie de la réalité française. On taira donc le sort fait dans les cités aux jeunes filles, aux femmes célibataires ou divorcées, on taira l’identité des auteurs des viols collectifs ('tournantes'), on gardera un silence gêné à l’évocation du racisme anti-noir, anti-rom et anti-asiatique, et de l’antisémitisme, véritable bain culturel d’une partie de ces milieux". Ainsi est travestie la réalité présente et trafiqué le passé historique.

 

"Le Haut-Conseil à l'intégration rappelle unanimement qu'en République, la critique de la religion, comme toutes les convictions, est libre, qu'elle est constitutionnellement garantie et qu'elle fait partie de la liberté d'opinion et d'expression. Elle ne saurait être assimilée au racisme et à la xénophobie, que les membres du Haut-conseil à l'intégration réprouvent et combattent activement
La pratique de la religion étant libre, l'islamophobie, c'est-à-dire la peur ou la détestation de la religion islamique, ne relève pas du racisme"

Le Haut-Conseil à l'intégration, Rapport annuel 2005

 

 

Plus près de nous, le constat sans concession de Jean-Pierre Le Goff ne dit pas autre chose. Le sociologue ami de Jérôme Fourquet n'en finit pas de brûler ce que, au sein du "peuple adolescent", il avait adoré dans les années post-soixante-huit. Ainsi nous explique-t-il par exemple (dans son ouvrage Mes années folles - Révolte et nihilisme du peuple adolescent après Mai 68) que le gauchisme culturel, bénéficiant de la sympathie ou de l’opportunisme d’intellectuels et de politiques en mal de modernité, est présent au sein de grands médias et des réseaux sociaux où il assène quotidiennement ses leçons dans ses domaines de prédilection, particulièrement l’écologie punitive et le néo féminisme inquisiteur. Pour ne rien dire de l'islamisme.
Et la réflexion d'un François Flückiger, pionnier de l'Internet, ajoute à la noirceur du paysage : "le Web a amplifié l'obscurantisme", vient de déclarer cet informaticien, membre du CERN.

On le voit, le constat déjà ancien de Philippe de Villiers - ici, s'agissant du domaine scolaire - n'a pas pris une ride. Hélas. Laissons-lui maintenant la parole, ainsi qu'à ses nombreux témoins pétrifiés devant l'audace de l'entrisme islamique dans ce domaine qui aurait dû rester à l'écart des turpitudes socio-politiques : notre école. Et n'oublions pas que ce texte a été publié il y a près de vingt ans.

 

 

"L'enfermement communautaire a commencé à l'école"(1). Ainsi s'expriment Antoine Sfeir et René Andrau, pour qui l'école constitue un véritable miroir grossissant des dérives communautaires.

De par sa mission, l'école, au-delà même de ce qui touche à la sécurité nationale et au terrorisme, est en effet le lieu de la confrontation entre l'islam et la République. La question du port du voile au sein des établissements scolaires, qui a entraîné la création de la commission Stasi, n'en est qu'une des déclinaisons. Il s'agit naturellement d'une question fondamentale, car le voile islamique est l'instrument visible de la subordination de la femme. Mais la mesure d'interdiction légale votée par le Parlement illustre la tentation des responsables politiques de ne traiter les problèmes qu'en surface. Ainsi François Fillon, alors ministre de l'Éducation nationale, déclarait-il, lors de son entrée en application, que la loi interdisant le port du voile apparaissait "comme le symbole du coup d'arrêt au processus de montée des communautarismes(2)".

Or la situation n'a cessé de se dégrader depuis cette période. La loi n'a pas tout réglé. "Ce n'est pas parce que le voile est enlevé que tous les problèmes restent, comme par magie, à la porte des établissements"(3), expliquait récemment un syndicaliste modéré. Ce sentiment est partagé par l'ensemble de la communauté éducative. Interrogée le même jour, Magali, une jeune professeur de maths et de sciences dans un lycée professionnel du Val-de-Marne, estime que "l'intolérance et les tensions communautaires"(4) gagnent du terrain. Son verdict est sans appel : "Pour moi, le voile est l'arbre qui cache la forêt". Même constat pour Françoise Lorcerie, de l'Institut de recherche et d'études sur le monde arabe et musulman : "La loi sur le voile crée la paix des armes mais ne règle rien(5).

Dans la plus grande discrétion, l'inspection générale de l'Éducation nationale - le corps d'élite du ministère - a décidé de lancer une investigation de vaste ampleur pour obtenir une photographie exacte de la situation des écoles de France.

Afin d'établir un diagnostic, ce sont dix inspecteurs généraux qui sont partis en mission entre janvier et mai 2004. Ils ont visité soixante et un collèges, lycées d'enseignement général et lycées professionnels choisis dans toutes les régions.

Les conclusions de ce passage au scanner ont été remises au ministre de l'Éducation nationale(6). On en a peu parlé, mais elles sont pourtant explosives. Les inspecteurs généraux confient leur stupéfaction. Ce qu'ils ont entendu dans les salles des professeurs, dans les cours de récréation, dans les conseils de classe, ne cadre pas avec le discours officiel lénifiant.

"Nos interlocuteurs décrivent en général un 'basculement' rapide et récent, l'accomplissement en quelques années de ce qu'ils nomment souvent l'islamisation' du quartier, impliquant des changements conséquents et visibles des modes de vie et des comportements personnels, familiaux et sociaux, écrivent-ils. À l'origine de ce mouvement, ils évoquent souvent l'influence déterminante de jeunes hommes professant une religion à la fois plus pieuse, moins populaire et plus intellectuelle, souvent diplômés et ayant fait des études supérieures, en France, au Maghreb ou au Proche-Orient, certains issus de familles du quartier et d'autres arrivés plus récemment : ceux que des professeurs appellent avec une certaine agressivité 'les barbus' et que des élèves nomment avec un respect mêlé de crainte 'les grands frères'. Il n'est pas exceptionnel qu'on mentionne également d'anciens élèves dont la 'conversion' s'est faite au cours d'un séjour en prison et qui bénéficient à ce titre d'une double aura auprès de certains collégiens et lycéens".

Avant de décrire la poussée communautaire dans les collèges et les lycées, les inspecteurs généraux traitent rapidement la question de l'école primaire. Et expliquent qu'en son sein le comportement des élèves "semble faire rarement problème". Ce qui n'étonnera personne compte tenu de l'âge des élèves ! Néanmoins...

"Néanmoins on signale des refus de la mixité, ceci dès l'école maternelle, de la part de petits garçons. Les cas de fillettes voilées semblent également se développer, de même que l'observance du jeûne et le refus de la viande non consacrée à la cantine. Les activités corporelles et artistiques semblent être particulièrement visées : refus de chanter, de danser, de dessiner un visage ; le refus de jouer de la flûte revient à plusieurs reprises. [ ... ] L'obsession de la pureté est sans limites : à ces élèves d'une école primaire qui avaient institué l'usage exclusif des deux robinets des toilettes, l'un réservé aux 'musulmans', l'autre aux 'Français', répond comme amplifiée, la demande récente d'un responsable local du culte musulman à l'inspecteur d'académie d'un important département urbain d'instituer des vestiaires séparés dans les salles de sport, car, selon lui, 'un circoncis ne peut se déshabiller à côté d'un impur"(7).

Pour les auteurs du rapport, l'islamisation des collèges et des lycées revêt aujourd'hui de multiples formes inédites : certains signes et tenues vestimentaires ont pour but de se démarquer de la France ou de ceux, élèves et professeurs, que l'on nomme "les Français". "On peut dire la même chose des tenues portant l'effigie d'une personnalité : si la vue de Che Guevara ne semble plus, de nos jours, susciter beaucoup de réactions, il n'en est pas de même évidemment de celle de Saddam Hussein ou d'Oussama ben Laden".

De nombreux élèves souhaitent affirmer leur appartenance à la religion musulmane. "La très grande majorité des établissements que nous avons visités ont connu des tentatives de manifestation vestimentaire d'appartenance à cette religion, la plupart du temps de la part d'élèves filles, mais parfois aussi de garçons s'étant présentés aux portes de l'établissement en tenue dite 'islamique' ou encore 'afghane'. Pour les filles, la marque d'appartenance ne se borne pas au 'foulard' ou au 'voile', mais peut aller jusqu'à la tenue 'islamique'complète ; dans un établissement, deux élèves se sont même présentées en burka".

Et puis il y a tous les jeunes qui choisissent d'aller s'acheter leur uniforme de banlieue dans ce que la direction centrale des Renseignements généraux appelle les "commerces ethniques"(8) : casquettes, cagoules, survêtements aux couleurs chatoyantes ; le streetwear, le must de la mode ado, séduit les radicaux qui se servent du communautarisme pour leur cause. Un journaliste est allé faire quelques achats : "Ici, à quelques mètres d'une cité chaude et décatie des environs de Paris, commence le royaume des streetwears. Au beau milieu des fripes, un détail attire l'œil : une boîte en carton invite le client à verser son obole au soutien des musulmans opprimés dans le monde, sans que l'on comprenne ce qui peut bien unir la fringue tendance rap et la cause islamiste"(9).

"Pour les commerçants islamistes, l'avantage est évident : le vêtement pour jeune rapporte. La clientèle est sensible à la mode "communautaire". Ce type de commerce est également plus discret que la restauration, les boucheries halal ou les librairies ( ... )". En outre, "les actions contre les magasins de vêtements proches de la mouvance islamiste sont plus difficiles à mener que contre un libraire qui vendrait des pamphlets antisémites ou contre un boucher qui ne respecterait pas les normes sanitaires".

 

Petit à petit, une contre-société s'est installée à l'école : dans la cour de récréation, à travers les uniformes, dans les salles de classe et même à la cantine. Car la nourriture est devenue un problème. La ligne de démarcation passe désormais dans les assiettes : "Les cuisiniers et les gestionnaires des établissements se trouvent depuis peu devant une nouvelle difficulté : le refus par un nombre croissant d'élèves de consommer toute viande non abattue selon le rituel religieux".

L'enquête du ministère révèle en effet la progression du phénomène : "Ce mouvement est apparu il y a peu de temps, mais s'est très vite répandu, souvent sous l'impulsion des garçons les plus jeunes. Il correspond aussi aux changements d'habitudes alimentaires des familles, liés à l'islamisation des commerces de proximité : la viande halal (licite) est désormais partout disponible, elle est même la seule en vente dans certains quartiers. Par l'effet de la stigmatisation dont sont rapidement victimes les élèves qui ne se conforment pas aux normes dominantes du groupe de leurs pairs, plus aucun élève ne mange de viande dans certains collèges que nous avons visités. Parallèlement, les demandes des familles et des élèves de se voir proposer de la viande halal se multiplient. Face à cette situation imprévue, les chefs d'établissement et les gestionnaires réagissent de façon différente. Certains confectionnent quotidiennement un menu végétarien et d'autres proposent systématiquement du poisson. Un proviseur a cru bon d'imposer la viande halal à l'ensemble des rationnaires. Enfin, dans d'autres établissements, on a institué une ségrégation entre 'musulmans' et 'non-musulmans' en composant des tables distinctes ou en imposant un menu à chaque catégorie : ici, par exemple, l'agneau est 'interdit aux non-musulmans', là les tomates sont 'réservées aux musulmans".

 

Le calendrier et les fêtes ne sont pas épargnés : la fête de Noël est de ce point de vue la plus contestée par certains élèves et parents. Dans son bloc-notes, Ivan Rioufol raconte un conte de Noël instructif(10). "Comme chaque année, la gardienne d'origine tunisienne du lycée Van-Dongen de Lagny-sur-Marne avait installé un sapin de Noël dans le hall. Mais, cette fois, il a été retiré à la demande d'une poignée d'élèves, au nom de la laïcité. Le proviseur a expliqué avoir "peiné à convaincre" les contestataires, qu'il refuse de désigner plus précisément. Toutefois, devant la protestation de la majorité des lycéens, l'arbuste a été réintroduit subrepticement dans le réfectoire. Seuls les demi-pensionnaires peuvent le voir. Cet épisode révèle le terrorisme intellectuel que peut exercer, au cœur de l'école, une minorité hostile aux traditions françaises. Il dévoile, surtout, la lâcheté de la communauté éducative, qui feint de ne pas saisir les vraies motivations des plaignants et n'ose défendre notre patrimoine culturel. Après avoir réinstallé l'arbre plus discrètement, elle s'est justifiée ainsi : "L'utilisation du sapin comme symbole de vie et de renaissance, après le solstice d'hiver, est bien plus ancienne que le christianisme". Nous y voilà. La présence d'un sapin de Noël dans un lycée a pu être assimilée à une violation de la loi sur l'interdiction des signes religieux ostensibles, au même titre que le voile islamique. Et ni le proviseur ni sa hiérarchie n'ont dénoncé cette provocation. Pis, en se montrant honteuse de la signification liée à ce décor festif, l'Éducation nationale s'est prêtée à une idéologie cherchant à faire table rase du passé. L'école interdira-t-elle demain les "Joyeux Noël" dans les cours de récréation, si des militants l'exigent ?"

En début d'année, un professeur d'histoire, Louis Chagnon, s'était vu reprocher par des élèves musulmans et leurs parents un cours "non correct" sur "Mahomet, chef de guerre", ce que fut historiquement le fondateur de l'islam. Aucun musulman ne conteste ce fait. Un inspecteur pédagogique avait notamment sanctionné chez l'enseignant une conception "qui n'aurait pour finalité que de donner le sentiment d'appartenir à une collectivité, les Français, les Occidentaux". Voilà donc un professeur reconnu coupable d'avoir voulu transmettre une parcelle d'identité européenne, crime de lèse-islam ? Depuis, les petites capitulations, nécessairement invisibles pour l'opinion, s'accumulent, au nom d'une laïcité instrumentalisée. Tel professeur ne fait plus chanter Au clair de la lune pour n'avoir pas à faire dire : "Prête-moi ta plume pour l'amour de Dieu". À Coudekerque-Branche, dans le Nord, les enseignants des écoles maternelles ont refusé, en décembre 2004, de distribuer aux enfants les traditionnels chocolats de la Saint-Nicolas, représenté avec sa mitre et son missel. En Grande-Bretagne, un quart des écoles ont renoncé aux cantiques de Noël et la Croix-Rouge ne vend plus ses calendriers représentant Marie et Joseph(11).

En contrepoint, les inspecteurs généraux ont observé dans les écoles un absentéisme sélectif. Les fêtes religieuses musulmanes, principalement les deux grandes fêtes traditionnelles du Maghreb, la "grande fête" (Aïd el-Kébir) célébrant le sacrifice d'Abraham, el la "petite fête" (Aïd el-Séghir) marquant la fin du carême mahométan, sont l'occasion d'un absentéisme de plus en plus massif de la part des élèves, pouvant, pour certains, se prolonger plusieurs jours en dehors de toute autorisation. "Les établissements, parfois presque vides, réagissent ici encore en ordre dispersé : certains ne changent en rien les activités prévues, d'autres les aménagent, d'autres enfin mettent toute activité en sommeil, voire ferment en donnant congé aux personnels".

Le mois de carême musulman est également une occasion de tension dans beaucoup d'écoles, de collèges et de lycées. Massivement suivie, pratiquée par des enfants de plus en plus jeunes, l'observance du jeûne est manifestement l'objet de surenchères entre organisations religieuses, qui aboutissent à l'émergence puis à la diffusion de prescriptions de plus en plus draconiennes et de pratiques de plus en plus éprouvantes pour les élèves : "Ainsi de l'interdiction d'avaler le moindre liquide, y compris sa propre salive, qui entraîne la pollution des sols par les crachats et les refus de la piscine ; ainsi encore de la nécessité, en cas de faiblesse ou de maladie, de "rattraper" les jours perdus en poursuivant le jeûne après le mois de ramadan. Les professeurs se plaignent évidemment de la grande fatigue de beaucoup d'élèves et les infirmières sont massivement sollicitées pendant cette période. L'une d'elles nous confie que ce qui était encore il y a peu une manifestation d'affirmation identitaire semble devenir de plus en plus, chez beaucoup d'élèves, "un exercice de mortification" où la souffrance semble jouer un rôle central".

 

L'appel à la conversion s'impose par ailleurs de plus en plus souvent. Le prosélytisme musulman a d'abord pour objet la réislamisation des populations dont la foi est jugée impure et la piété imprégnée de superstition et de paganisme. Les terrains d'action de ce prosélytisme sont les prisons, le voisinage et le milieu scolaire.

Le mois lunaire de ramadan est devenu le moment de la grande offensive. Dans certains collèges par exemple, il est devenu impossible pour les élèves dont les familles sont originaires de pays musulmans de ne pas se conformer au rite. Le rapport de l'inspection générale de l'Éducation nationale était inquiétant : "En témoignent ces reliefs de repas qui souillent fréquemment les toilettes, ces démissions d'élèves et, plus dramatique, cette tentative de suicide d'un élève soumis aux mauvais traitements de ses condisciples. Sous ce type de pression, ou plus simplement pour se conformer aux normes du groupe, certains élèves d'origine européenne observent aussi le jeûne sans que leur famille en soit forcément informée. Le seul "dialogue" instauré à l'occasion du mois de ramadan avec les familles est dans le meilleur des cas celui d'une fiche financière permettant d'organiser le non-paiement de la demi-pension pour les jours jeûnés. C'est à cette occasion que se manifestent certaines familles, surprises d'apprendre que leur enfant n'a pas fréquenté la cantine. Mais il est trop tard et l'enfant n'a pas été protégé du prosélytisme".

l.es personnels aussi, en particulier s'ils sont d'origine maghrébine, sont de plus en plus souvent interpellés par des élèves sur leur observance du jeûne et parfois, pour les surveillants et assistants d'éducation, mis à l'écart en cas contraire. D'autres, de famille musulmane ou convertis, affichent ostensiblement leur observance. Il arrive aussi que certains personnels encadrent, dans un lieu de culte du quartier, des activités cultuelles, culturelles ou périscolaires destinées à des élèves dont ils ont la charge dans l'établissement. Il semble aussi que, dans plus d'un endroit, pour "acheter" la paix sociale ou scolaire, on ait imprudemment recruté quelques "grands frères" au zèle notoire, comme emplois-jeunes dans des collectivités et des établissements. Ainsi, dans un collège, les élèves trouvés en possession d'un document du Tabligh appelant explicitement au châtiment corporel des femmes répondent qu'il a été distribué par un surveillant. D'une manière moins directe, l'activité religieuse de certains personnels, dont des professeurs, est particulièrement ostensible. Ici on parle de "la mosquée du surveillant X", Là, c'est un professeur qui conduit la prière à la mosquée du quartier. La pratique de l'entrisme semble d'ailleurs se développer et certaines fonctions comme celles d'instituteur ou d'assistant d'éducation semblent attirer les plus militants.

Autre sujet de préoccupation : le climat d'intimidation à l'égard des filles. Les adolescentes font l'objet d'une surveillance rigoureuse, d'ailleurs exercée davantage par les garçons que par les parents. Un frère, même plus jeune, peut être à la fois surveillant et protecteur de ses sœurs. Ne pas avoir de frère peut rendre certaines de ces jeunes filles particulièrement vulnérables. Tout est contrôlé, épié : les fréquentations et les comportements. Le vêtement est souvent l'objet de prescriptions rigoureuses : le maquillage, la jupe et la robe sont interdits, le pantalon est sombre, ample, style jogging, la tunique doit descendre suffisamment bas pour masquer toute rondeur.

"Dans certaines cités, expliquent les auteurs du rapport de l'inspection, les filles doivent rester le week-end en pyjama afin de ne pouvoir ne serait-ce que sortir au pied de l'immeuble. Dans certains lycées, elles enfilent leur manteau avant d'aller au tableau afin de n'éveiller aucune concupiscence. Presque partout, la mixité est dénoncée, pourchassée et les lieux mixtes comme les cinémas, les centres sociaux et les équipements sportifs sont interdits. À plusieurs reprises, on nous a parlé de la recrudescence des mariages traditionnels, "forcés" ou "arrangés", dès quatorze ou quinze ans. Beaucoup de jeunes filles se plaignent de l'ordre moral imposé par les "grands frères" ; peu d'entre elles osent parler des punitions qui les menacent ou qu'on leur inflige en cas de transgression et qui peuvent revêtir les formes les plus brutales, celles qui émergent parfois à l'occasion d'un fait divers. Les violences à l'encontre des filles ne sont hélas pas nouvelles, ce qui l'est davantage est qu'elles puissent être commises de plus en plus ouvertement au nom de la religion".

L'université elle-même est touchée. Une enquête récente a conduit l'inspection générale de l'Administration à de sombres conclusions, remises au Premier ministre en janvier 2006 : "À l'université, des examinateurs ont été récusés en raison de leur sexe, ou des étudiantes refusent d'ôter leur voile pour qu'on vérifie leur identité..."

 

Comment l'Éducation nationale peut-elle, dans cette atmosphère de conquête et de suspicion, transmettre les savoirs fondamentaux et l'amour de la France ? Comment des professeurs, pétrifiés, peuvent-ils encore exercer leur magistère ? préparer au patriotisme et à l'éveil de la conscience nationale ?

Les inspecteurs généraux apportent la réponse. Elle est tragique, avec ce cri de détresse : "Un grand nombre d'élèves d'origine maghrébine, français voire de parents français, se vivent comme étrangers à la communauté nationale, opposant à tout propos deux catégories : "les Français" et "nous". Se revendiquant hier, lorsqu'on les interrogeait, d'une identité "arabe", ils se revendiquent de plus en plus souvent aujourd'hui d'une identité "musulmane".

La France, cela ne leur dit plus rien. Personne ne leur en parle plus. Notre patrimoine de culture n'est plus transmis comme un savoir et un savoir-vivre ; tout juste veille-t-on à organiser, à l'école comme dans la rue, une marqueterie pacifique de petits territoires assemblés à la libanaise.

Nous sommes loin des hussards noirs de la République et de Mallet-Isaac récitant Michelet : "La France est une personne". Les hussards noirs sont blêmes et ils rampent.

Que se passerait-il en cas de guerre ? Si, par exemple, nous étions menacés par l'artificier de l'Iran, le président Ahmadinejad, qui prône la sainte alliance de la mystique et de la politique, et prépare les guerriers d'Allah en les armant de missiles nucléaires contre un Occident séparé de Dieu ? On connaît la réponse depuis qu'une étude a été remise au ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, sur la vision de l'armée chez les jeunes issus de l'immigration : 70 % d'entre eux refuseraient de se mobiliser pour défendre la nation en cas de conflit. Selon l'auteur de cette étude, les jeunes ne conçoivent pas de "défendre la nation contre l'islam", ce qui serait "vécu comme une trahison". Deux jeunes sur dix seulement seraient prêts à s'engager dans l'armée - dont la moitié de filles, qui y voient "une démarche pour échapper à l'oppression familiale"(12). Voilà où nous en sommes : la jeunesse assise sur les baïonnettes rangées en tas de crayons.

Peu à peu se diffuse, de classe en classe, un sentiment d'appartenance à la "nation musulmane", universelle, distincte et opposée à la nation française.

 

L'Éducation nationale a dressé un constat alarmant : "Comme dans la plupart des pays musulmans, Oussama ben Laden est en train de devenir, chez les jeunes de nos "quartiers d'exil", et donc pour une part notable de nos élèves, qui craint d'ailleurs de moins en moins de l'exprimer, la figure emblématique d'un islam conquérant, assurant la revanche symbolique des laissés-pour-compte du développement en rejetant en bloc les valeurs de notre civilisation. C'est sans doute là, et de loin, l'aspect de nos observations le plus inquiétant pour l'avenir".

Le "djihad de proximité"(13) s'étend de la rue à l'école, qui devient l'école du combat. La ligne de démarcation passe dans les assiettes mais aussi entre les pupitres et l'estrade ; et on la retrouve même dans les salles de gymnastique et sur les pistes d'athlétisme.

À la cantine, on trie les nourritures terrestres. Dans les classes, il faut maintenant trier les nourritures de l'esprit. Afin que ne soit proposée là aussi que de la nourriture halal : une histoire halal, une littérature halal, des sciences halal, etc.

L'éducation physique et sportive suscite de plus en plus de difficultés ayant trait à la mixité et à la préservation de la pudeur des filles. L'absentéisme et le refus de certaines activités sont de plus en plus fréquents, notamment en piscine et en plein air.

Les lettres et la philosophie deviennent des disciplines difficiles à enseigner : Molière et en particulier Le Tartufe sont des cibles de choix : refus d'étudier ou de jouer la pièce, boycott ou perturbation d'une représentation. Il y a ensuite les œuvres jugées licencieuses, comme par exemple : Cyrano de Bergerac, "libertines" ou favorables à la liberté de la femme, comme Madame Bovary, ou encore les auteurs dont on soupçonne qu'ils soient mis au programme pour promouvoir la religion chrétienne : Chrétien de Troyes, Chateaubriand avec le Génie du christianisme, et même Victor Hugo.

L'inspection générale de l'Éducation nationale pressent le casse-tête pédagogique pour les nouvelles éditions scolaires, puisque les élèves "sont engagés à trier les textes étudiés selon les mêmes catégories religieuses du halal, l'autorisé, et haram, l'interdit". On retrouve cette nouvelle distinction dans tous les domaines de la vie culturelle où la censure islamique croit utile d'intervenir. Récemment, au cœur du pays de Gex, les responsables religieux ont fait pression sur une mairie de l'Ain pour interdire une pièce de Voltaire, Le Fanatisme ou Mahomet le Prophète. Les associations islamiques se sont opposées à la représentation de cette œuvre au motif qu'"elle est une attaque explicite contre les valeurs de paix de l'islam et qu'elle est de nature à troubler l'ordre public"(14).

On ne joue plus Beaumarchais à cause du fameux monologue de Figaro : "... je broche une comédie dans les mœurs du sérail. auteur espagnol, je crois pouvoir y fonder Mahomet sans scrupule : à l'instant un envoyé... de je ne sais où, se plaint que j'offense dans es vers la Sublime Porte, la Perse, une partie de la presqu'île de l'Inde, toute l'Égypte, les royaumes de Barca, de Tripoli, de Tunis, d'Alger et de Maroc : et voilà ma comédie flambée pour plaire aux princes mahométans..."

Il va falloir relire toute notre littérature à la lumière de cette nouvelle exigence. Molière et son Mamamouchi ne passeront pas la rampe. Hugo et son "enfant grec" qui réclamait "de la poudre et des balles" contre les Turcs éveillent la suspicion. La Chanson de Roland est recalée. Camus mis de côté.

Quant à l'Histoire, elle doit être revisitée, nettoyée de toutes ses parties impies et blessantes. Elle fait l'objet d'une accusation d'ensemble de la part de certains élèves et ,de ceux qui les influencent : globalement mensongère et partiale, elle exprimerait une vision "judéo-chrétienne" et déformée du monde. "Les professeurs qui dispensent ces enseignements témoignent en effet de nombreuses contestations d'élèves. De manière générale, tout ce qui a trait à l'histoire du christianisme, du judaïsme, de la chrétienté ou du peuple juif peut être l'occasion de contestations. Les exemples abondent, plus ou moins surprenants, comme le refus d'étudier l'édification des cathédrales, d'ouvrir un livre sur un plan d'église byzantine, ou encore d'admettre l'existence de religions préislamiques en Égypte ou l'origine sumérienne de l'écriture. L'histoire sainte est alors à tout propos opposée à l'histoire. Cette contestation devient presque la norme et peut même se radicaliser et se politiser dès qu'on aborde des questions plus sensibles, notamment les croisades, le génocide des juifs, la guerre d'Algérie, les guerres israélo-arabes et la question palestinienne. En éducation civique, la laïcité est également contestée comme antireligieuse".

Même l'organisation des sorties scolaires devient un exercice subtil, dès lors qu'il est question de visiter ou d'étudier les œuvres architecturales du patrimoine à connotation nationale : musées, lieux de mémoire, édifices religieux.

On a peine à imaginer le désarroi des enseignants. Peu à peu se met en place, à l'abri d'une hiérarchie paralysée par l'angoisse de l'incident, la grande chaîne de la panique, du silence et du compromis. Dans l'échelle inversée des sanctions, on se contente volontiers de crachats enveloppés d'injures qui viennent aux oreilles comme le sifflet rassurant de la Cocotte-Minute. "La réaction la plus répandue des enseignants est l'autocensure".

La Direction de l'évaluation et de la prospective vient d'adresser une note confidentielle au ministre de l'Éducation nationale. Elle tire la sonnette d'alarme, avec une énumération édifiante : en 2005, six cents professeurs ont vu leur véhicule endommagé sur leur lieu de travail ; mille violences physiques sans armes et cent vingt-neuf violences physiques avec armes ont été commises ; enfin douze mille cinq cent quatre-vingt-six "incidents" ont animé l'année scolaire ! Beau tableau de chasse. À ce compte-là, l'ordre national des Arts et Lettres sera décerné sur de nouveaux critères : "A enseigné trente ans la littérature. Inspecté quinze fois, promu sept fois, frappé quatorze fois, poignardé trois fois. A montré un courage exemplaire en regagnant sa classe après chaque hospitalisation".

Notre école est paralysée, prostrée. Nos enseignants ne savent plus quoi enseigner. L'évocation de l'idée même d'un patriotisme français ne peut être qu'allusive. Peu à peu, l'Éducation cesse d'être nationale. Elle se mue en Éducation anationale ; dans certains établissements, on est même passé à l'étape suivante, celle de l'Éducation antinationale, pour obtenir la paix des classes et garantir le répit des lâches. Jusqu'à quand ? C'est bien la question dramatique que pose l'inspection générale du ministère : "Ce que nous avons observé dans les établissements scolaires implantés dans les quartiers où sont concentrées des populations issues de l'immigration maghrébine, parfois turque, africaine ou comorienne, quartiers de plus en plus homogènes sur le plan social et religieux, n'est manifestement que la partie scolairement visible d'un phénomène bien plus profond, dont l'évolution constitue vraisemblablement l'une des clés de notre avenir. La réalité semble bien en effet être la suivante : pour la première fois dans notre pays, la question religieuse se superpose - au moins en partie - à la question sociale et à la question nationale".

Le président de la République veille désormais personnellement au choix des manifestations nationales. Récemment, il a décidé d'annuler toute commémoration pour le quatre centième anniversaire de la naissance de Pierre Corneille, sans doute à cause du Cid et de cette histoire de "Maures" où Rodrigue nettoie au Karcher ! La peur commande à l'Élysée : tout sauf provoquer les banlieues avec des rappels douteux d'une littérature de combat.

Les enfants élevés sur notre territoire se voient désormais proposer la France non pas comme un modèle mais comme une cible ; l'éducation se fait sur le mode de l'intimidation. On ne leur offre le choix qu'entre la violence antifrançaise des tubes de banlieue et la mélopée des "grands frères" avec la conversion à l'islam de combat.

Ces deux voies, radicalement différentes, éloignent le jeune citoyen de la France. Ceux qui choisissent la violence vont se fournir en matériel à décibels chez Virgin ou à la Fnac. Et, sur le chemin du retour, ils écoutent à tue-tête les CD du dernier cri. C'est à qui crachera le plus loin, taguera le plus vite, hurlera le plus fort son rap à lance-flammes : "Guerre raciale, guerre fatale, œil pour œil, dent pour dent, organisation radicale, par tous les moyens il faut leur niquer leurs mères Gouers [françaises]"(15), ou encore cette déclaration d'amour à Marianne : "La France est un pays de putes. C'est physique, biologique ; au bleu-blanc-rouge j'suis allergique"(16).

Ceux qui vont vers l'islam apprennent l'ordre. Une certaine littérature enfantine d'inspiration radicale prospère, sur la place de Paris, avec par exemple, La Voix du petit musulman(17), où le chapitre intitulé "Le musulman est un combattant" fourmille de recommandations : "Dieu a garanti au combattant pour sa cause le Paradis s'il meurt et une belle récompense et un butin s'il reste vivant. Le combattant doit utiliser tous les moyens dont il dispose et se préparer sérieusement au combat et même si son matériel de guerre est assez léger..." Et un peu plus loin : "Le combattant musulman s'efforce de porter des coups et de tuer l'ennemi avant d'être tué. Dieu dit dans le Coran : "Ils tuent et ils sont tués"(18).

Rien n'est laissé au hasard. Tout est encadré : les loisirs, les livres, les jouets. Même les poupées sont peu à peu relookées. La Barbie n'a qu'à bien se tenir. La voilà concurrencée, depuis quelques mois, par la poupée Fulla(19), déjà vendue à deux millions d'exemplaires dans les supermarchés Carrefour du Proche-Orient. Avec ses beaux yeux surlignés de khôl, son abaya, un grand manteau noir, elle s'étourdit d'élégance avec ses robes du soir surbrodées et ses escarpins dorés. Fulla, la Barbie islamique, fait le bonheur des petites filles, en Égypte, en Arabie, à Dubaï. Elle sera bientôt chez nous. C'est une petite fille modèle : elle est voilée.

 Notes

(1) Antoine Sfeir et René Andrau, La République face au communautarisme, Tallandier, 2005.
(2) Le Parisien, 20 septembre 2004.
(3) Le Parisien, 27 septembre 2005.
(4) Entretien au Parisien, 20 septembre 2004.
(5) Libération, 4 octobre 2005.
(6) Inspection générale de l'Éducation nationale, "Les signes et les manifestations d'appartenance religieuse dans les établissements scolaires", juin 2004. [Rapport qu'on pourra le trouver sous ce lien]
(7) Ibidem, chapitre "Les écoles primaires".
(8) Rapport de la direction centrale des Renseignements généraux, 2005.
(9) Jean Chichizola, dans Le Figaro, 7 août 2005.
(10) Le Figaro, 24 décembre 2004.
(11) Ibid.
(12) Étude citée par Le Point du 13 janvier 2005.
(13) Expression forgée par le journaliste du Monde, Jean-Pierre Péroncel-Hugoz, dans L'Indépendance, décembre 2005.
(14) Le Figaro, 12 décembre 2005.
(15) Groupe de rap Smala, Le Monde, 25 novembre 2005.
(16) Le Figaro, 25 novembre 2005.
(17) Valeurs actuelles, 29 juillet 2005.
(18) La voix du petit musulman, t. 5 et 6, pp. 47-49.
(19) Le Figaro, 16 janvier 2006.

 

© Philippe de Villiers, in Les mosquées de Roissy (Chapitre : L'école sous surveillance), Albin-Michel, 2006

 


 

Texte soumis aux droits d'auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.

 

 

On pourra, avec fruit, se reporter au Rapport Obin ("Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires")

 

 


 

 

 

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