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À qui le Tour ?

, 14:01 - Lien permanent

Il passait à cinquante mètres de chez moi, j'aurais été impardonnable de ne pas me déplacer pour faire comme tout le monde, applaudir à tout rompre le jeune Epo, le jeune Endo Morphine, le jeune Testo Stérone, et tous leurs concurrents.

La maligne





Écrasée de soleil, la route était parsemée de gendarmes, présents tous les cent mètres. Mais une mignonne, sans doute une pimbêche, était restée bien à l'abri de son Vélux ; elle aurait pu voir passer dix Tours, placée où elle était, sans risquer l'insolation...





Il s'agissait de gendarmes débonnaires, au demeurant, car j'ai vu passer des tas de voitures étrangères - des Skoda : c'est le Tour de France, ou non ? - avec des tas de conducteurs l'oreille rivée au portable, et pas un gendarme n'a bronché. Étonnant, non ? Y'a des coûts de points qui se perdent, mais bon, j'étais pas là pour effectuer l'addition (ou la soustraction, comme vous voudrez).




Des tas de voitures, ai-je dit, la plupart immatriculées dans l'Aisne (là où on fait les piquouses, je présume) et portant cinq ou six vélos chacune. Si on fait le compte, chaque coureur pouvait casser trois fois son vélo, chaque jour...
Et puis des motos en veux-tu en voilà : mais où se trouvaient les New-Map (la motocyclette qui plaît et qui dure), les Terrot, les Magnat-Debon, les Gnome et Rhône, les Monet et Goyon, de Joseph et Adrien, et autres Peugeot ? Il n'y avait que des Kawasaki (et quelques BMW - y aurait-il eu quelques Harley-Davidson, on aurait pu recommencer la guerre, au moins celles des transmissions)... Fabriquons et roulons français, c'est le Tour de France, nom d'un Goddet ! Allez, le mécontent maugrée, la caravane passe. Malheureusement, elle n'a pas jeté de cacahouètes aux singes applaudisseurs que nous étions...



Peloton
Un hélicoptère au-dessus de nous, deux motards de la Gendarmerie tous feux clignotants, et voilà quatre échappés, suivis à vingt mètres par le peloton qui s'étire, qui s'étire... à au moins cinquante à l'heure.

Je sais bien que c'était sur du plat, mais quand même ! Et je me suis souvenu avoir bouclé, en mon temps plus jeune, le tour du Lac Léman à un peu plus de trente de moyenne. Sans doute n'avais-je pas le bon vélo.

Cinq minutes plus tard, alors que tout paraissait fini (mais le coup de balai final n'était pas passé, lui), voici qu'apparut un coureur isolé, un qui sans doute ne cassait rien : lui n'était pas sorti de l'auberge, si j'ose dire, ou plutôt n'était pas près de celle, vespérale autant que stéphanoise, qui doit lui procurer gîte et couvert. Mais peut-être avait-il dû se dire : je passe un Tour, étant donné le retard qu'il accusait déjà, seulement quarante kilomètres après le départ.

Ou bien avait-il pensé, on roule pour des marques, pour que des malins dans de superbes autos se fassent plein de blé, alors ils se passeront de moi ?

Commentaires

1. Le vendredi, 25 juillet 2008, 08:35 par Un citoyen ordinaire

Mais où était donc leur coéquipier, le jeune Labo Ratoire ??...

Sportivement vôtre,

Un Citoyen ordinaire

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