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Tournoi

, 14:52 - Lien permanent

On les a donc vus à l'œuvre, ces Français dont on nous avait seriné l'appétit de revanche !

Des morts-de-faim, certes, et un enthousiasme, il faut le dire, réellement communicatif. Mon Dieu ! Que les adversaires d'un après-midi furent débordés !
À telle enseigne que j'eus envie de revenir sur mon désir - eussé-je été sélectionneur - de sortir définitivement le play-boy Michalak de cette équipe...
Bon, ai-je pensé, à l'unisson de tant d'autres, j'imagine, ils ont déjoué la semaine dernière, mais ça arrive aux meilleurs, les épisodes à éclipses.
Et puis, la piteuse, la très calamiteuse seconde mi-temps, au cours de laquelle les Irlandais, qui ont paru jouer contre Le Pont-de-Claix ou Tavernolles, ont été à deux doigts de nous dépasser.
La messe est dite, je crois : les Français ne sont pas capables, comme les Italiens par exemple, de jouer deux mi-temps.
Donc, puisque nous dictons - c'est en tout cas notre prétention - nos oukases au monde entier (qui nous envie sur tous les plans, c'est sûr), désormais un match de rugby ne durera que quarante minutes. Point à la ligne.
À propos d'Italiens, justement, la programmation de la fin d'après-midi nous promettait le match Italie-Angleterre, "en direct de Flaminio".
On nous a fait lanterner, jusqu'à ne nous donner à voir qu'une partie de la seconde mi-temps, au profit de je ne sais quel match de tennis en double. Dame ! Voir jouer les Macaronis, quelle importance, quand la vaillante troupe de Guy Forget réclame les feux de la rampe !
Ainsi le service dit public se moque-t-il comme de Colin Tampon de ses promesses. Quoi qu'il en soit, on les a vus à l'œuvre, ces vaillants Italiens, qui avaient mis en échec les Anglais durant toute une mi-temps.
On sent que Berbizier et son équipe étaient passés par là. Les Italiens ne sont pas tout à fait du niveau, mais ils n'en sont pas loin - n'ont-ils pas, déjà, battu les Français, à Grenoble, tiens donc !
J'ai déjà dit que - selon moi - la qualité du jeu de rugby d'une nation est le thermomètre de la qualité de la démocratie de ce pays.
Voyez notre arrogance, nous qui annoncions d'entrée de jeu que nous allions vers un nouveau Grand Chelem, et que, dans la foulée, nous serions champions du monde !

Pitoyables coqs qui ne font plus peur qu'à eux-mêmes et qui ont cru une seconde, sur un autre plan, faire reculer les excités iraniens en les menaçant de nos armes atomiques : les Persans en tremblent encore ! De rire.
Oui, regardons, hélas, la France qui tombe. Comme dit le brav'général Bigeard, «La France aujourd'hui n'a plus la pêche ; elle est en train de péricliter».

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