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Deux poids...

, 18:00 - Lien permanent

Hervé Gaymard est donc prestement passé à la trappe, désormais tout le monde il est beau, tout le monde il est content.
Et dans l'acharnement médiatique qui s'est injustement abattu sur ce jeune loup, il m'a semblé reconnaître, toutes proportions gardées naturellement, l'hallali jadis sonné par l'extrême droite, l'ancienne haineuse campagne à l'égard de Roger Salengro (toutes proportions gardées, naturellement). Bref.
Pendant ce temps, voilà qu'une série de perquisitions "touchent l'entourage de Jean-Paul Huchon".
Favoritisme dans l'attribution de marchés publics, emplois fictifs et j'en passe, les faits reprochés à ce président socialiste de Région ne sont pas minces. Mais, certes, il y a la présomption d'innocence que je ne méconnais pas.
Cependant, voici deux mois, un conseiller de la Région Île de France, membre de l'opposition au Président Huchon, R. Karoutchi (pas la moitié d'un con, puisqu'il est dans le civil Inspecteur général de l'Éducation nationale) avait essayé d'attirer l'attention de l'opinion sur les dépenses somptuaires du Président Huchon Jean-Paul.
Il indiquait, entre autres joyeusetés, que le budget consacré au logement, dans la région Île de France (au logement des organismes de la Région, naturellement), était passé de 13 millions de francs (en 1997) à 13 millions d'euro (en 2005) ; il ajoutait que la dette de la Région avait augmenté de 28 % en huit ans...
Croyez-vous que les journaux firent immédiatement campagne contre cet élu ? Que nenni !
Et je suis sûr que l'histoire que je narre était totalement inconnue de ceux qui veulent bien me lire...
Il y a donc, en politique, une France "de droite", à qui rien n'est pardonné, jusqu'à la curée finale. Et une France "de gauche", dont les mésaventures sont passées par profits et pertes.
Tiens, cela me rappelle - au-delà de l'affaire Boucheron, des affaires Tapie, de l'affaire Mellick et j'en passe des meilleures Urba - l'affaire Nucci (Carrefour du développement) et la divine intervention de camarades revenus au pouvoir et votant, in extremis une amnistie dite, justement, "Nucci".
Il serait fort intéressant, à cet égard, de relire les soixante-treize pages de l'arrêt de non-lieu partiel (assorti d'une amnistie) rendu par la commission d'instruction de la Haute Cour de justice, en avril 1990.
C'est un sévère réquisitoire contre l'ancien ministre socialiste de la coopération et du développement (et contre Yves Chalier). Le Monde écrivait, à l'époque, qu'il s'agissait de "l'inventaire des légèretés ou de l'inconscience de l'ancien ministre, ... texte d'autant plus accablant qu'il marie froideur juridique et sécheresse comptable".


À l'époque de l'arrêt, le dénommé Nucci était membre du cabinet du président de l'Assemblée nationale (Laurent Fabius).
Pensez-vous qu'une campagne conjointe du Canard et de Libération le conduisit à la démission ? Que nenni ! C'est un homme de gauche, voyons !

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