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Rentrée scolaire

, 12:51 - Lien permanent

Après un éreintant col de Saint-Pierre, une descente tortueuse autant roumpe-cuou que mal tracée pour terminer et le parcours, et l'étape.
On tente de se reposer en parcourant le journal du jour. C'est la rentrée : les politiques sont en représentation.

Je regarde ceux du coin, tous sourires dehors, s'adressant, au-delà des enfants auxquels ils feignent de s'intéresser - et qu'ils oublieront les photographes à peine repartis - à leurs électeurs de parents.
Triste spectacle que cet homme pressé de Pompignan (mais on aurait pu en citer mille autres, de France et de Navarre) accompagné de sa cohorte pré- ou post-électoraliste.

Et il faut bien regarder la photo pour apercevoir l'Inspecteur d'Académie, qu'on a connu moins livide et davantage replet.

Homme de ressources, connaissant admirablement les lois de la chute des corps, le voici qui fait contre mauvaise fortune bon cœur car, décentralisation aidant, le vrai patron est davantage sur place qu'à Paris. Lui qui a dû passer tant d'heures, avec ses collaborateurs immédiats, sous la pression goguenarde et toujours insatisfaite des camarades syndicalistes, pour que la rentrée soit réussie, le voilà relégué au dernier rang de la classe.

Quant au Principal du collège visité en trombe par la troupe ô combien intéressée, il n'est même pas photographié. Pensez donc, un chef d'établissement, qui s'est creusé la cervelle pour faire coïncider les emplois du temps, et qui a dû veiller sur sa boîte comme un père sur son enfant souffrante, qu'est-ce qu'il peut bien peser, devant un député-Président du Conseil général ?

Ah ! Il avait du bon, le temps de la centralisation absolue, lorsque le Ministre, tirant sa montre, savait ce que l'on faisait à ce moment précis dans toutes les écoles ! Et la décentralisation, en ce domaine, outre l'exposition annuelle de quelques pesantes vanités, n'entraînera pas que du positif dans la marche du système éducatif.

Et à partir d'une simple photo, combien l'esprit s'évade et conçoit des pensers amers, amers, toujours recommencés...

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