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Concert de nouvel An

, 16:03 - Lien permanent

En ai-je regardé/écouté, des concerts de Nouvel An, diffusés depuis la capitale de l'Autriche !
Le premier, c'était il y a bien longtemps, et la télévision ne comprenait qu'une chaîne, en noir et blanc qui plus est (quelle horreur ! doivent penser les jeunes). Cela ne rajeunit guère, comme on dit.

J'aime à voir ces gracieuses arabesques aériennes composées par de splendides jeunes gens sur des musiques dites légères. J'aime surtout à observer que les plus grands chefs d'orchestre au monde, dont les valses viennoises des Strauss sont sans nul doute bien loin de leurs préoccupations premières, ne dédaignent pas de venir jouer le jeu, et de le jouer avec sérieux et humour.

La légèreté du début d'année, pour affronter des temps autrement plus durs et austères...

Cette année, l'invité-vedette se trouvait être autrichien, Nikolas Harnoncourt soi-même, l'homme qui a mené tant de recherches sur le baroque, et milité pour le retour aux instruments d'époque. Il était là, cheveux à la venvole, lavallière à l'ancienne, ressemblant à un poisson qu'on sort de l'eau ; et prenant manifestement plaisir, avec son air faussement sévère, à se trouver auprès de ces musiciens-là, et de cette musique-là.
Je songeai que si les plus grands n'ont pas l'impression de s'abaisser lorsqu'ils dirigent de la musique qualifiée de légère, alors il est bon que chacun, en ce début d'année, souffle avant la reprise.

C'est d'ailleurs ce que devait se dire in petto le grand Nikolas, qui soufflait beaucoup, même discrètement, car un tel concert est tout de même une sacrée épreuve pour un homme qui va sur ses septante-quatre ans...

Alors, bonne année à tous et d'abord à lui, et paix sur la terre, comme il l'a souhaité...

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