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Faites entrer l'accusé

, 19:37 - Lien permanent

Je ne sais si, comme moi, vous avez cet été suivi à la télé (A2) une série consacrée à des crimes (ou procès, ou assassins) célèbres. Pour ma part, j'en ai retiré une impression de net malaise.

Voir en particulier la dénommée Weber parader et clamer son innocence (au fait, pas plus que le Maghrébin voleur de pommes elle n'a accompli la totalité de sa peine), ou encore assister aux voies de fait du père de la petite Céline (affaire Roman) sur l'un des avocats de la défense, ne plaide guère, hélas, en faveur de l'humanité de la race humaine.

Mais le vrai problème, pour moi, a été la constatation qu'une fois de plus, et quasi systématiquement, on piétinait le travail des enquêteurs, et que l'instruction du journaliste était surtout à décharge. En tout cas, lumineusement éclairant fut l'exemple involontairement fourni par Me Henri Leclerc (avocat mesuré pour lequel on ne peut éprouver que du respect) : avocat de la défense dans l'Affaire Roman, il innocente bien entendu (une seconde fois) son client ; représentant de la partie civile dans l'affaire Omar m'a tuer, il tire de la reconstitution des arguments massues en faveur de la culpabilité, là où ses confrères de la défense ne trouvent que preuves aveuglantes de l'innocence d'Omar...

Et j'en viens donc à cette affaire, qui fut la dernière de la série. Là, nous eûmes droit à une tout autre musique, car le principal enquêteur, un officier de gendarmerie, répondit point par point aux attaques de la défense. Ce qui fait que, contrairement sans doute aux vœux des producteurs de la série, et peut-être aussi à cause de l'habituelle outrance de Me Vergès (l'Affaire Omar, nouvelle affaire Dreyfus : mais tu ris, cher Maître, ou tu fais les dents ?) que d'ailleurs, soit dit en passant, vous mes chers compatriotes et moi, nous rémunérons grassement à cause de son engagement dans le procès Bonnet, j'ai brusquement acquis la certitude de la culpabilité du jardinier (contrairement à la conviction de l'académicien Rouard, avec sa surprenante et maladroite défense - il vient d'ailleurs d'être condamné pour diffamation).

Aussi ai-je lu avec soulagement que l'avocat général, en vue d'un éventuel procès en révision, avait balayé d'un revers de manche les pauvres arguments de Vergès, et que la Cour l'avait suivi. Omar se dit prêt à mourir pour que son innocence soit reconnue (on connaît le refrain).

Il a donc ça de plus que son ancienne patronne qui, elle , n'était peut-être pas prête à mourir....

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