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Jean-Claude Brialy, le beau Serge

, 21:47 - Lien permanent

Les radios publiques sont en grève (l'avez-vous remarqué ? Les radios privées ne font jamais relâche. Allez m'expliquer cela). Sur l'autoroute noyée de pluie, je cherche au hasard quelque chose d'audible. C'est RMC.
De la publicité, certes, mais ce n'est pas pire que la Préfon, ou les poulets fermiers de Loué. Et on annonce Jean-Claude Brialy.

Pour moi, ce Brialy, c'est le Beau Serge, son premier film, je crois, tourné à Sardent (à moins que ce ne soit le premier film de Chabrol) et surtout Églantine, qu'il a réalisé dans les années 70.

Églantine, œuvre bouleversante qui parle pour son géniteur, et je me souviens de Valentine Teissier et de Claude Dauphin, et de la chanson interprétée par Barbara.
Bref, Brialy parle, ou répond aux auditeurs (l'un d'eux lui a même demandé deux places de théâtre !).
Quand cet homme parle, il est aussi bouleversant que son film sur les souvenirs d'enfance évanouis : il parle d'or, avec justesse, pitié et piété. Et donc, il exécute les injustes et les fourbes, mais avec une élégance incomparable : la marque de la vraie culture.

Ainsi fait-il de Tapie, vers 12:20, lorsqu'on lui demande son avis. Sans hausser le ton, sans forcer la note. Un Monsieur. Las, l'émission s'achève au moment où j'entre dans Serres (cité historique).

À peine ai-je le temps de jeter un œil surpris sur le Buëch, débordant et boueux : l'animateur s'entretient maintenant avec Blandine Kriegel (au sujet de la violence à la télévision). Et rebelote dans l'intelligence et la courtoisie.

Le bonheur à l'état pur, on se serait cru sur France-Culture. Oui mais, justement, France-Culture était en grève.

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