Bloc-notes

Home

Aller au menu | Aller à la recherche

Un brave

, 06:20 - Lien permanent

On a toujours nourri une tendresse certaine à l'égard du Maire de Paris - dès bien avant que les feux de la rampe ne le projetassent au premier rang des paillettes - d'ailleurs les paillettes, il aime ça, c'est là son moindre défaut.

Comme sempiternel opposant aux Chirac-Tibéri, il avait tellement plus de classe qu'un certain fidèle lieutenant de Chevènement (Georges Sarre) qu'on a toujours pensé affligé de débilité, fût-elle légère.

On a aussi apprécié son courage lorsqu'il dut affronter des militants P.S. résolument hostiles, claque montée de toutes pièces contre lui par son éphémère adversaire Lang.

On n'avait guère apprécié, en revanche, que son colonel Jospin ne daignât s'intéresser à lui que lorsque le sort fut largement engagé en sa faveur (comme Rousseau, il aurait alors pu s'écrier : "j'ai prévenu le secours qui m'était destiné"), mais ne remuons pas le passé.
Pour tout dire, Delanoë est un être courageux, c'est un brave, qui a toujours eu des couilles au cul, même quand ça n'était pas les siennes, pour reprendre le mot de Clémenceau (à propos du maréchal Lyautey).

De plus c'est un Maire tout à fait honorable, bourré d'idées, et je suis prêt à vous jurer, oui, à vous jurer, qu'on n'entendra jamais dire que sa femme (appelons-la Xavier) a bénéficié, pour un rapport de pacotille concernant, mettons, la francophonie, d'émoluments considérables... Ni qu'elle sera susceptible d'être mise en examen pour recel de détournement de fonds publics et recel d’abus de confiance...

Aussi on ne craint pas de dire qu'on se sent affligé pour l'incident, heureusement sans gravité, dont il a failli être victime.

Après Chirac le 14 juillet, Delanoë au matin du 6 octobre : mais qu'est-ce donc que ce Paris outragé ?

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet