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Que le progrès est salutaire !

, 19:06 - Lien permanent

Que le progrès soit salutaire, c'est entendu, c'est entendu... pensais-je en apprenant que la déclaration de revenus pouvait, cette année, être effectuée par Internet...
Et comme je disposais de quelques loisirs, je m'attelai à la tâche dès dimanche après-midi.

Après moult écrans aussi aimables que rassurants ("La procédure est simple et sécurisée"), il me fut demandé si je disposais du certificat électronique. Que nenni !

J'entrepris donc d'en disposer.
Après avoir répondu à des questions précises, je lançai l'engin : une demi-heure plus tard, il m'indiquait toujours que mes données étaient en train d'être vérifiées...
Je renonçai et, me plongeant plus avant dans la lecture, j'appris que ce service simple et sécurisé ne fonctionnait qu'à compter du lundi.
Autant pour moi ! Pan sur le contribuable.

Le lundi, dès potron-minet, je réitérai ma demande, pour aboutir aux mêmes résultats.
Bon, me dis-je, il faut attendre l'heure d'ouverture des bureaux. Ce que je fis.
Ma demande de certificat fut alors promptement examinée, et aussitôt rejetée : "Votre demande de certificat n'a pas abouti".

Après deux ou trois essais du même acabit, avec une vérification rigoureuse des données envoyées, je renonçai jusqu'à l'après-midi.
Comme ma demande n'aboutissait toujours pas, je fis appel à l'aide, d'abord par courrier électronique. Sans réponse dans la demi-heure, je me tournai vers l'aide "e-chat" : un robot, certes, mais correctement programmé.
Et qui me demanda de vérifier une coche dans IE6.
Mais la coche y était, le problème ne venait pas de là. De guerre lasse, je me tournai alors vers l'appel téléphonique.

J'eus assez rapidement au bout du fil... un arrière petit-fils de tirailleur sénégalais. Je lui demandai tout d'abord si le fait de n'avoir pas le même nom comme déclarant et comme adresse @mail pouvait déclencher un rejet par la machine.
Veuillez ne pas quitter, Monsieur, je cherche l'information.
Et au bout d'un certain temps, pendant lequel j'eus droit à quelques mesures d'une très célèbre valse, il revint vers moi pour me dire que le problème n'était pas là. Il fallait chercher ailleurs.
Soudain pris d'une idée géniale, il me demanda Vous avez bien sous les yeux la déclaration n° 2042 ? (Me prenait-il pour un demeuré ?) Eh bien, nous allons faire la déclaration ensemble.
Et au bout d'un moment :

Comment ? Vous n'écrivez pas ?
- Mais comment voulez-vous que je vous téléphone tout en étant sur Internet ?
C'est vrai ça.
Eh bien, je vais demander à quelqu'un d'autre de vous prendre en charge.


À nouveau la valse, mais en fait de valse, c'est moi qui ai dansé devant le buffet.
Et puis : Monsieur, merci d'avoir patienté, je vous transfère vers un technicien.

Politesse un peu surannée, mais on en redemande !
Le technicien, sans doute cousin du précédent, me demanda si j'avais obtenu la fenêtre d'applet - naturellement, que je l'avais eue - et d'aller vider le cache d'IE6, puis de rappeler si cela ne changeait rien.
Cela ne changea rien.
Mais je ne rappelai point.
En désespoir de cause, je décidai de désobéir à une des conditions ("pour les femmes mariées, mettre le nom de jeune fille" - car j'effectuais une déclaration pour ma propre mère).

Aussitôt, je reçus le sésame ! Il me fallut pourtant vingt bonnes minutes, avant de finir la déclaration en ligne, pourtant des plus simple (non, pas d's à simple, prenez Grévisse...).
J'avais passé plus de trois heures sur cette fichue déclaration...

Et cette après-midi, arrive (enfin) la réponse @mail. La réponse exacte, d'ailleurs, mais avec quatre hénaurmes fôtes d'orthographe, chère Nathalie. Merci quand même...

Que le progrès soit salutaire, c'est entendu, c'est entendu...

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