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René Haby

, 17:09 - Lien permanent

La disparition de René Haby, ancien Ministre de l'Éducation (de 1974 à 1978), rappelle de bien tristes heures à mettre à "l'actif" de "cette médiocrité spécifique que secrète trop souvent le syndicalisme enseignant" (selon Jacques Julliard, un connaisseur).
On s'en va répétant à l'envi qu'il restera "dans l'histoire de l'éducation comme le promoteur du collège unique".

Oui, mais il faut aussitôt ajouter qu'il mit ainsi au pied du mur les syndicalistes enseignants et leurs troupes, réclamant à cor et à cri - et à juste raison - la fin du collège "Guichard", gravement inégalitaire, avec ses filières. Mais les filières étaient aussi au sein du corps enseignant... Que de non-dits, que de mauvaise foi, que de mépris des jeunes à enseigner/éduquer, en définitive !
René Haby, ce bourreau de travail, qui connaissait à fond tous les échelons du système éducatif - et qui a rédigé de sa main des pans entiers de la "réforme Haby", œuvre monumentale et généreuse, a ainsi démontré, même si ce n'était pas son premier but, que les enseignants sont de gauche, certes, mais seulement après la classe.

Triste constat. Que les syndicalistes ne purent supporter, et ils firent le siège de Giscard, qui mit Haby au piquet, puis à la porte.

René Haby conta la mésaventure à la fois poignante et drôle d'un technicien non-politique plus ou moins accepté par le sérail, remercié du jour au lendemain, et devant soi-même déménager ses propres affaires - "grâce à la 403 d'un ami", précisera-t-il. Oui, René Haby était quelqu'un de vraiment bien.

Et son collège unique - qui ne l'est guère, certes - n'est pas plus le maillon faible du système éducatif que ne l'est l'école primaire.
Encore un faux-semblant.

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