À dire le vrai, je n'aime pas beaucoup l'opus (on va faire son savant, et le qualifier de dystopie) de B. Sansal (2084, La fin du monde) que je trouve trop maniéré, trop touffu, souvent difficile à suivre (c'est la pensée de l'auteur qu'on perd parfois, non son style qui est un français remarquable, et même précieux ici ou là). Et puis, si on le compare à son mentor, le chef d'œuvre d'Orwell (1984), il n'y a pas photo - selon moi, du moins.
Mais il se trouve que les écrits d'Orwell n'ont pas conduit leur auteur dans des geôles innommables. Tandis que Boualem, à force de titiller la méchante humeur de médiocres politiciens (le mot est bien trop faible : à tout le moins misérables entrepreneurs en démolition) a fini par être kidnappé, au mépris de toutes les lois internationales, et jeté sur la paille humide d'un cachot secret, en dépit de son âge et de son état de santé préoccupant. Alors on proteste, dans la mesure de ses moyens, tellement limités !
On en vient même dès lors à se souvenir du colonel Érulin sautant, à la tête de son régiment, sur Kolwezi. Y aurait-il aujourd'hui un Érulin susceptible de renouveler l'opération - à nos portes, et non à 7 000 km - face à une armée d'opérette ? Non pour sauver des milliers de personnes, mais un seul homme ? Sans doute. Mais bien davantage encore, y aurait-il aujourd'hui un Giscard d'Estaing en mesure, après mûre réflexion, de donner l'ordre d'aller délivrer un Français (un bi-national, je sais) injustement embastillé, et même mis au secret - un otage, quoi - alors que sa vie, déjà fort avancée, est en jeu ? Je crains que non.
D'autant que, du côté de la société civile, la lâcheté (la dénommée S. Rousseau estimant que Sansal n'a rien d'un ange) le dispute à l'ignominie (Amnesty International France "justifiant" son silence sur l'affaire Boualem Sansal)....

 

"Je me suis mis à écrire comme on enfile une tenue de combat"

B. Sansal (in Romans. 1999-2011, "Gallimard, Quarto", Préface)

 

 

La religion fait peut-être aimer Dieu, mais rien n'est plus fort qu'elle pour faire détester l'homme et haïr l'humanité

 

 

Depuis un an, Ati, employé municipal d'une trentaine d'années, chargé de délivrer des patentes aux commerçants, est soigné (avec des bouts de ficelle) dans une ancienne forteresse devenue sanatorium ("terminus assuré pour beaucoup") pour une grave tuberculose (hémoptysies), sous le regard d'Abi, messager de Yölah sur terre (l'allusion à Mahomet, messager de Dieu sur terre, est absolument transparente. Trop, peut-être...). Dès l'abord, le cartouche gravé sur le portail de la forteresse est limpide : 1984... L'air de la montagne, en tout cas, lui a fait beaucoup de bien. Notons au passage qu'il n'y a pas loin entre le burni de Sansal et le burnous, habit traditionnel et symbole de l'Afrique du Nord. Un jour, une caravane (de gens autorisés à se rendre en pèlerinage) se perd dans un ravin. On retrouve nombre de soldats composant la garde sauvagement mutilés, "le sexe enfoncé dans la bouche" (supplice du cigare de Boufarik, hélas bien connu durant la guerre d'Algérie - nombre de soldats français, malheureusement tombés entre les mains des rebelles du FLN, ayant subi ce funeste sort). Quant à ceux qui s'en tirèrent sans dommage, ils furent considérés comme des traîtres, et finirent leur vie "au stade, le jour de la grande prière, exécutés sous les acclamations après avoir été offerts en spectacle à travers la ville" (allusion transparente aux moeurs bien connues du chiisme iranien - la face plus ou moins cachée des Mollahs). L'auteur nous parle aussi des femmes, "abritées derrière leurs voiles épais et leurs burniqbas (Sansal s'amuse à mélanger la burqa et le burkini), comprimées dans leurs bandages et toujours bien gardées dans leurs périmètres"... [!]. Il risque même une allusion aux enfants, victimes de sévices sexuels... Tant de dénonciations aussi directes peuvent faire comprendre pourquoi l'auteur a été inculpé pour "atteinte à la sûreté de l’État" : de la part du dit État, quel involontaire aveu ! Bref, pour revenir à l'odyssée d'Ati, notre héros fait au sana son chemin de Damas, devenant de son propre aveu un mécréant voulant fuir ce monde "horriblement vilain et crasseux", royaume de la soumission, de l’endoctrinement et surtout de la délation. Une fois en poche le bon de sortie délivré par un médecin, il met un an à revenir chez lui, vivant au passage les aventures (et les rencontres) les plus instructives concernant les dérives du radicalisme religieux...

 

 

[…] Il est écrit dans le Livre d'Abi en son titre premier, chapitre 2, verset 12 :

"La Révélation est une, unique et universelle, elle n'appelle ni ajout ni révision et pas plus la foi, l'amour ou la critique. Seulement l'Acceptation et la Soumission. Yillah est tout-puissant, il punit sévèrement l'arrogant".

Plus loin, dans le titre 42, chapitre 36, verset 351, Yölah se fait précis :

"L'arrogant subira les foudres de mon courroux, il sera énucléé, démembré, brûlé, et ses cendres seront dispersées dans le vent, et les siens, ascendants et rejetons, connaîtront une fin douloureuse, la mort même ne les protégera pas de ma vindicte".

L'esprit n'est au fond que de la mécanique, une machine aveugle et froide en raison même de son extraordinaire complexité qui lui impose de tout appréhender, tout contrôler et sans cesse accroître l'ingérence et la terreur. Entre la vie et la machine, il y a tout le mystère de la liberté, que l'homme ne peut atteindre sans mourir et que la machine transcende sans accéder à la conscience. Ati n'était pas libre et ne le serait jamais mais, fort seulement de ses doutes et de ses peurs, il se sentait plus vrai qu'Abi, plus grand que la Juste Fraternité et son tentaculaire Appareil, plus vivant que la masse inerte et houleuse des fidèles, il avait acquis la conscience de son état, la liberté était là, dans la perception que nous ne sommes pas libres mais que nous possédons le pouvoir de nous battre jusqu'à la mort pour l'être. Il lui paraissait évident que la vraie victoire est dans les combats perdus d'avance mais menés jusqu'au bout. En vertu de cela, il comprit que la mort qui le frapperait serait sienne et non celle de l'Appareil, elle découlerait de sa volonté, de sa révolte intérieure, elle ne serait jamais la sanction d'une déviation, d'un manquement aux lois du Système. L'Appareil peut le détruire, l'effacer, il pourrait le retourner, le reprogrammer et lui faire adorer la soumission jusqu'à la folie, il ne pourra lui enlever ce qu'il ne connaît pas, n'a jamais vu, jamais eu, n'a jamais reçu ni donné, que pourtant il hait par-dessus tout et traque sans fin : la liberté. Il le savait, comme l'homme sait que la mort est la fin de la vie — cette chose insaisissable par essence est son désaveu et sa fin, mais elle est aussi sa justification —, le Système n'ayant d'autre finalité que d'empêcher la liberté d'apparaître, d'enchaîner les hommes et de les tuer, son intérêt le commande mais c'est aussi la seule jouissance qu'il peut tirer de sa misérable existence. L'esclave qui se sait esclave sera toujours plus libre et plus grand que son maître, fût-il le roi du monde.

Ati mourrait ainsi, avec un rêve de liberté dans le cœur, il le voulait, c'était une nécessité, car il savait qu'il ne pourrait jamais avoir plus, et que vivre dans pareil système n'était pas vivre, c'était tourner à vide, pour rien, pour personne, et mourir comme se désagrègent les objets inanimés.

Son cœur battait si fort qu'il avait mal. Étrange sensation : plus la peur l'envahissait et lui tordait le ventre, plus il était fort. Il se sentait si brave. Quelque chose cristallisait au fond de son cœur, un petit grain de vrai courage, un diamant. Il découvrait, sans savoir comment le dire autrement que par un paradoxe, que la vie méritait qu'on meure pour elle, car sans elle nous sommes des morts qui n'ont jamais été que des morts. Avant de mourir, il voulait la vivre, cette vie qui émerge dans le noir, fût-ce le temps d'un éclair.

Il n'y a pas loin, il était de ceux qui réclamaient la mort pour quiconque manquait aux règles de la Juste Fraternité. Pour les fautes graves, il rejoignait les durs qui exigeaient des exécutions spectaculaires, estimant que le peuple avait droit à ces moments d'intense communion, par le sang fumant giclant à flots et la terreur purificatrice qui explosait comme un volcan. Sa foi s'en trouverait renforcée, renouvelée. Ce n'est pas la cruauté qui l'inspirait, ni aucun vil sentiment, il croyait simplement qu'à Yôlah l'homme devait offrir le meilleur, dans la haine de l'ennemi comme dans l'amour des siens, dans la récompense du bien comme dans la sanction du mal, dans la sagesse autant que dans la folie.

Dieu est ardent, vivre pour lui est exaltant.

Mais tout cela, il s'en convainquait à vue d'œil, c'étaient des mots qui avaient pu être gravés dans sa mémoire à la naissance, des automatismes à retardement insérés dans ses gènes et constamment perfectionnés au fil des âges. Et, tout à coup, il eut la révélation de la réalité profonde du conditionnement qui faisait de lui, et de chacun, une machine bornée et fière de l'être, un croyant heureux de sa cécité, un zombie confit dans la soumission et l'obséquiosité, qui vivait pour rien, par simple obligation, par devoir inutile, un être mesquin capable de tuer l'humanité entière sur un claquement de doigts. La révélation l'illumina, lui faisant apparaître l'être sournois qui le dominait de l'intérieur et contre lequel il voulait se révolter... et ne le voulait pas vraiment. La contradiction était flagrante, et indispensable, elle était le cœur même du conditionnement ! Le croyant doit continûment être maintenu en ce point où la soumission et la révolte sont dans un rapport amoureux : la soumission est infiniment plus délicieuse lorsqu'on se reconnaît la possibilité de se libérer, mais c'est aussi pour cette raison que la mutinerie est impossible, il y a trop à perdre, la vie et le ciel, et rien à gagner, la liberté dans le désert ou dans la tombe est une autre prison. Sans cette connivence, la soumission serait un état vague qui ne permet pas d'éveiller la conscience du croyant à son absolue insignifiance, encore moins à la munificence, la toute-puissance et l'infinie compassion de son souverain. La soumission engendre la révolte et la révolte se résout dans la soumission : il faut cela, ce couple indissoluble, pour que la conscience de soi existe. Telle est la voie, on ne connaît le bien que si on sait le mal, et inversement, en vertu de ce principe qui veut que la vie n'existe et ne se meuve que dans et par l'opposition de forces antagoniques. En chacun a été logé un esprit étrange et retors, il pense la vie, le bien, la paix, la vérité, la fraternité, la douce et rassurante pérennité, et les pare de toutes les vertus, mais ne les recherche, et avec quelle passion, qu'à travers la mort, la destruction, le mensonge, la ruse, la domination, la perversion, l'agression brutale et injuste. Et ainsi la contradiction disparaît dans la confusion, le tiraillement entre le bien et le mal cesse, étant deux modalités d'une même réalité, comme l'action et la réaction font un, à égalité, pour assurer l'unité et l'équilibre. Supprimer l'un supprime l'autre. Dans le monde d'Abi le bien et le mal ne s'opposent pas, ils se confondent puisqu'il n'y a pas de vie pour les reconnaître, les nommer et construire la dualité, ils sont une seule et même réalité, celle de la non-vie, ou de la morte-vie. La croyance est tout entière là, la question du bien et du mal sous l'angle moral est une question subalterne et vaine, définitivement évacuée, le bien et le mal ne sont que des piliers sans signification propre de la stabilité. La vraie sainte religion, l'Acceptation, le Gkabul, consiste en ceci et seulement ceci : proclamer qu'il n'y a de dieu que Yôlah, et qu'Abi est son Délégué. Le reste appartient à la loi et à son tribunal, ils feront de l'homme un croyant soumis et diligent et des foules des cohortes infatigables, ils feront ce qu'on leur demandera, avec les moyens qu'on mettra entre leurs mains, et tous clameront "Yôlah est grand et Abi est son Délégué !"

Plus on diminue les hommes, plus ils se voient grands et forts. C'est à l'heure du trépas qu'ils découvrent, hébétés, que la vie ne leur doit rien car ils ne lui ont rien donné. Qu'importe leur avis, vampirisés qu'ils sont par un système dont ils sont les défenseurs et les victimes. Prédateurs et proies inséparables dans l'absurde et la folie. Personne ne leur dira que dans l'équation de la vie le bien et le mal ont été intervertis et qu'au final le bien a été remplacé par un moindre mal, elle ne leur laisse pas d'autre chemin, étant établi que la société humaine ne peut se gouverner que par le mal, un mal toujours plus grand, afin que rien, jamais, de l'extérieur ou de l'intérieur, ne vienne la menacer. Et ainsi le mal qui s'oppose au mal devient le bien, et le bien est l'expédient parfait pour porter le mal et le justifier.

"Le Bien et le Mal sont miens, il ne vous est pas donné de les distinguer, j'envoie l'un et l'autre pour vous tracer la route de la vérité et du bonheur. Malheur à qui manque à mon appel. Je suis Yôlah le tout-puissant", est-il écrit dans le Livre d'Abi en son titre 5, chapitre 36, verset 97.

Il aurait voulu parler de son trouble à quelqu'un. Mettre ses pensées en mots et les dire, entendre des moqueries, des critiques, peut-être des encouragements lui parut nécessaire à cette étape où la perdition était déjà fort avancée. Plus d'une fois il fut tenté d'engager la conversation avec un malade, un infirmier, un pèlerin, mais il se retenait sur le fil, il serait traité de fou, accusé de blasphème. Un mot, et le monde s'écroule. Les V allaient accourir, les mauvaises pensées étaient du nectar pour eux. Il savait comme les gens étaient entraînés à dénoncer, lui-même s'y appliquait avec ferveur dans son travail, son quartier, contre ses voisins et ses amis les plus sûrs. Il était bien noté et plus d'une fois il fut applaudi dans les Joré, les Journées de la Récompense, et cité dans Le Héros, la réputée et très honorable gazette des CJB, les Croyants justiciers bénévoles.

Au fil des jours et des mois, il perdit pied avec des notions familières, elles prenaient des résonances autres. Hors le carcan social et la machine policière qui maintiennent les croyances sur les rails, tout se délite, le bien, le mal, le vrai, le faux n'ont plus de frontières, pas celles qu'on leur connaissait — d'autres apparaissent en filigrane. Tout est flou, tout est lointain et dangereux. On se perd à mesure qu'on se cherche.

L'isolement du sanatorium rendait tout difficile, les misères s'additionnaient, l'endoctrinement se relâchait. Il y avait toujours une raison pour empêcher que les cours se déroulent, de même que les séances bienfaisantes de scansion et les prières si reposantes jusqu'à la sacro-sainte Imploration du Jeudi : c'était les malades qui manquaient à l'appel, c'était une avalanche ou un glissement de terrain qui avait fermé la route, la crue qui avait emporté une passerelle, la foudre qui avait sectionné un hauban, c'était le maître d'école qui était tombé dans le ravin en rentrant de la ville, c'était le directeur qui s'y était rendu, requis en haut lieu, c'était le répétiteur qui avait perdu la voix, le concierge qui ne trouvait pas son trousseau de clés, c'était la faim, c'était la soif, une épidémie, une pénurie, une hécatombe, mille choses futiles et souveraines. Loin de tout, rien ne fonctionne, les calamités ont le champ libre. Livré à soi-même, inactif comme une pierre, cerné par le manque, on est de trop, on encombre, on se retrouve entre malades, minables et honteux, à se regarder mourir, raconter ses douleurs, errer d'un mur à l'autre, et la nuit, dans son lit glacé, perdu dans le noir comme un radeau dans l'océan, on remue des souvenirs heureux pour se réchauffer, toujours les mêmes, qui prennent des significations obsédantes. On dirait qu'ils veulent annoncer quelque chose, ils vont, reviennent, se bousculent. Parfois, durant un court moment que l'on tente de prolonger en repassant le film, en ajoutant des péripéties et des couleurs, on sent qu'on revient de loin, qu'on existe d'une certaine manière, que quelqu'un dans l'éther veut nous parler, nous écouter, nous offrir son aide, une âme compatissante, un ami disparu, un confident. Il y a donc des choses dans cette vie qui nous appartiennent, non comme un bien vénal mais comme une vérité, un réconfort. S'abandonner dans la confiance est un bonheur.

Peu à peu, un monde inconnu apparaît dans lequel ont cours des mots étranges, jamais entendus, entrevus peut-être, telles des ombres qui passent dans la cohue des rumeurs. Un mot le fascinait, il ouvrait la porte d'un univers de beauté et d'inépuisable amour, dans lequel l'homme était un dieu qui de ses pensées faisait des miracles. C'était fou, il en tremblait, la chose ne paraissait pas seulement possible, elle disait qu'elle seule était réelle.

Une nuit, il s'entendit murmurer sous la couverture. Les sons sortaient d'eux-mêmes, comme forçant le passage entre ses lèvres pincées. Il résista, tenaillé par la peur, puis se relâcha et tendit l'oreille à ses mots. Une décharge électrique le traversa. La respiration lui manquait, il s'entendait répéter ce mot qui le fascinait, qu'il n'avait jamais utilisé, qu'il ne connaissait pas, il en hoquetait les syllabes : "Li... ber... té... li... ber... té... li-ber-té... li-ber-té... liberté... liberté..." L'a-t-il un moment hurlé ? Les malades l'ont-ils entendu?... Comment savoir? C'était un cri intérieur...

Le râle caverneux de la montagne qui le terrorisait depuis son arrivée au sanatorium cessa d'un coup. Débarrassé de la peur, le vent se fit léger, il sentait bon l'air de la montagne, âcre et euphorique. Une mélodie guillerette qui montait des gorges profondes vers les cimes. Il l'écoutait avec délectation.

Cette nuit-là, Ati ne ferma pas Il était heureux. Il pouvait dormir et rêver, le bonheur l'avait épuisé, mais il préférait rester éveillé et laisser courir son imagination. C'était un bonheur sans lendemain, il fallait en profiter. […]

 

 

 

© Boualem Sansal, in 2084 - La fin du monde, Gallimard, 2015

 


 

Texte soumis aux droits d'auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.

 

 

 

Boualem
Sansal
"L'Abistan, immense empire, tire son nom du prophète Abi, "délégué" de Yöla sur terre. Son système est fondé sur l'amnésie et la soumission au dieu unique. Toute pensée personnelle est bannie, un système de surveillance omniprésent permet de connaître les idées et les actes déviants. Le peuple unanime vit dans le bonheur et la foi sans questions. Mais un homme, Ati, met en doute les certitudes imposées. Il se lance dans une enquête sur un peuple de renégats qui vit dans des ghettos, sans le recours de la religion. [...] Boualem Sansal brocarde les dérives et lhypocrisie du radicalisme religieux".

[Quatrième de couverture]

 

 

 

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