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Un geste pas si anodin

, 17:50 - Lien permanent

"Parler vrai sur Audin, c’est commencer à sortir de l’amnésie" : la dernière livraison de Réforme (n° 3769 du 20 septembre) renferme un article louant jusqu'à l'obséquiosité le geste de Macron. Son auteur se proclame "ancien conseiller de Michel Rocard" - qui lui-même, il est piquant de le rappeler, fut un ami du FLN et un "porteur de valises"... Inutile de préciser dès lors que cet article dégoulinant de repentance m'a fait bondir. Et que je me dois de réagir, en faisant appel à mon passé, et à la connaissance du passé...

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Choses vues, juin 2018

, 03:54 - Lien permanent

Ces choses-là sont rudes.
Il faut pour les comprendre avoir fait ses études

[Victor Hugo, Les pauvres gens, X, in La Légende des siècles, 1859].

J'avais passé les journées autour du 6 juin à parcourir les plages du Débarquement, au milieu, hélas, d'une foule immense de figurants souvent ventripotents déguisés en GI's de 1944 (mais sans les redoutables "scies d'Hitler" qui, même tirant à blanc, les eussent dispersés comme peureuses volées de moineaux). Et je poursuivais mon chemin vers l'ouest, au-delà du Mont Saint-Michel. Pourquoi donc ? Eh bien, mon père étant natif de Brest, je n'ai pas à me justifier plus avant. J'étais donc, c'était en fin d'après-midi, arrivé en Bretagne. Dans une petite ville indéfectiblement acquise au parti socialiste, ceci expliquant sans doute (au moins en partie) ce qui va suivre. J'avais par avance loué, un peu au hasard, une chambre pour une nuit, dans un truc modeste, une formule bien connue.

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De la réclame, ou l'Art d'enfumer le con-sommateur

, 16:43 - Lien permanent

On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire...

(A. Souchon)

Il me semble me souvenir que c'est en 1965 que la publicité est apparue à la télé (sur l'unique chaîne de la télé). Aussitôt après, en manière de réaction, le Canard enchaîné tenta de lancer une campagne "citoyenne" destinée à combattre ce qu'on ne savait pas encore être un des fleurons de la société de consommation : se détourner des produits objets de publicités. Je me dois d'ajouter tout de suite que cette initiative obtint le même succès que celle, lancée en 1939 par Michel Duran, le critique ciné du palmipède du mercredi, concernant le boycott des films "doublés", pour magnifier les Vostf (que penserait-il, s'il revenait parmi nous, des rires gras aujourd'hui ajoutés sur les bandes-son, en sus du doublage ?) : je veux dire un succès égal à zéro. Peut-être est-ce pour cela que cet hebdomadaire dit satirique s'est ensuite lancé dans les dénonciations tous azimuts, avec cette fois-ci beaucoup de bonheur si j'ose dire, jusqu'à dénigrer autant que le fut feu Salengro dans Je suis partout (pardon, je parle d'un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître  - et dont ils n'ont jamais entendu parler) un candidat à la Présidence de la République, afin de contribuer puissamment à renverser le cours annoncé du scrutin... Mais je m'égare...

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Il a été Placé en garde à vue

, 10:55 - Lien permanent

"Je me souviens que cet argument [les mesures en faveur des enfants d'immigrés nord-africains, dont n'ont jamais bénéficié les enfants des "boat people", qui ont réussi sans se plaindre, par leur ténacité] avait été utilisé, au Sénat, par un élu courageux, Jean-Louis Masson (ingénieur ancien élève de Polytechnique et titulaire de deux doctorats d’État, rien que ça !) qui avait mis en avant cette comparaison. Mal lui en avait pris : le ban et l'arrière-ban sénatoriaux, rouges de colère et d'indignation évidemment feinte, vouèrent aux gémonies ce pelé, ce galeux mal embouché, qui avait osé sortir des plates-bandes du politiquement correct. Et je me souviens de l'intervention, la main sur le cœur, du sinistre Jean-Vincent Placé, l'ex-jules à la Duflot - les deux têtes à claques que j'abhorre par-dessus tout, dans notre pays".

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Lumière du monde

, 05:27 - Lien permanent

L'église était bondée, bien avant l'heure de la messe de Noël – qui depuis belle lurette n'a plus de raison de s'intituler "de minuit". Et les conversations allaient bon train, trahissant souvent le recueillement préparatoire à l'écoute de la parole divine, et à l'annonce de la Nativité :

- À midi, j'ai mangé de la dinde.

- Ah, nous non, on a mangé léger, parce que ce soir, on va s'en mettre jusque-là !...

Chacun y allait donc de sa façon de meubler l'attente ; ainsi de l'organiste, ressemblant comme deux gouttes d'eau à un mélange de Bertrand Delanoë (espérons qu'il n'en a pas épousé les travers) et de  l'acteur Thomas Jouannet, sans cesse interrompu et tancé par l'une des membres de la chorale qui paraissait lui reprocher d'avoir trop appuyé sur quelque fa dièse : à observer sa physionomie, on pouvait se demander si, in petto, il ne bougonnait pas : je vais t'en appuyer un, de fa dont tu sentiras le souffle pas naturel !

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