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Ils m'ont obligé à voter socialiste, ces cons !

, 08:40 - Lien permanent

Si j'ai bonne mémoire, c'est mi-novembre 1958 que le jeune hebdomadaire l'Express publia une caricature montrant un Soustelle croqué en petit scout, sac tyrolien aux épaules, répondant à un immense de Gaulle penché sur lui : "Je suis venu préparer l'arrivée du gros de la troupe". Jacques Soustelle (quel grand intellectuel, celui-là !) avait en effet été élu député (de Lyon !) dès le premier tour, avec 34 autres (contre 4 élus au premier tour ce 11 juin). Le "gros de la troupe" UNR (Union pour la Nouvelle République), qui allait soutenir sans faille l'oeuvre de redressement du pays entreprise par le Général, ne fut en fait que 35 %, en gros, de la future Assemblée, ce qui fait que l'opposition eut son mot à dire - et le dit. Et quand je pense que tous les féroces opposants d'alors se réclament, aujourd'hui, du Général et vont solennellement commémorer ce jour l'appel du 18-juin... Mais passons à autre chose...

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"Aller loin, vite et fort"

, 20:35 - Lien permanent

Tandis que la campagne pour les législatives bat son plein, ou plus exactement son vide, on nous rebat les oreilles avec une "Mani pulite" à la française, et à cet égard Éric Zemmour note malicieusement que ceci se déroule sous le regard "d'une justice et de médias soudain bien moins vindicatifs", eux tellement prompts et acharnés, il y a peu, à descendre Fillon. C'est pourquoi plus que de "Mani pulite", on devrait parler de manipulateurs puissamment aidés par des médias complices.

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Amère victoire, amère défaite

, 13:30 - Lien permanent

Elle était inéluctable dès les résultats du premier tour acquis, et pourtant les médias se sont bousculés pour nous faire la leçon - et tenter de nous faire peur. Il n'est pas jusqu'au dernier éditorial du Figaro qui ne soit entré dans la danse, nous affirmant que "le vote Macron [était] la voie de la raison". Ce qui, soit dit en passant, donnait du poids à l'existence, claironnée depuis si longtemps par Mme Le Pen, d'une alliance "UMPS". À cet appel succéda une volée de bois vert de la part des commentateurs de l'éditorial : "la voie de la raison : vote blanc ; la voie de la colère : vote Marine !" résumait l'un des intervenants.

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Bon public, ils t'ont donc eu !

, 15:44 - Lien permanent

Ainsi donc, le déferlement médiatique à l'appui de l'arrogant et populiste candidat officiel a pris, entre les deux tours, une dimension d'une impudence rare. D'ailleurs, c'est très improprement qu'on parle de deux tours : il s'agit au vrai d'une élection à un tour. Et les Français, qui à près de 80 % avaient massivement rejeté l'ancien président, viennent dans un bel élan de parfaite cohérence, de plébisciter son jeune clone. Faut-il en rire, ou en pleurer ? Les Français sont des veaux, avait dit le Général. Ce sont surtout des cons, à qui on peut faire gober n'importe quoi. Ainsi, notre prochain président sera un enfant, comme le dit très justement Michel Onfray. Un enfant qui, faute d'avoir résolu son complexe d'Œdipe, a épousé la Mère - tandis que son adversaire-pour-rire (et faire valoir) a tué le Père, ce qui est bien davantage significatif !

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Bon public ! Est-ce qu'ils t'auront ?

, 20:32 - Lien permanent

C'est là le titre d'un opuscule (de 350 pages, tout de même) paru en 1956 et qui concernait une "enquête sur quelques publicités, propagandes, préjugés et partis pris - gaietés et scandales". Il avait été rédigé par un Inspecteur général, si j'ai bonne mémoire, un homme féru de latin et de grec (il était en effet l'auteur de nombreux ouvrages sur l'apprentissage du latin).
J'ai songé à ce titre à l'emporte-pièce en prenant connaissance, à 10 000 km de chez moi, des premiers résultats, plus exactement des sondages qui éliminent sans discussion possible Fillon de la course finale à l’Élysée.

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