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D'un philopède et de ses zélateurs

, 10:27 - Lien permanent

Les hasards d'une vente de livres "déclassés", d'une bibliothèque municipale, me rendirent maître et possesseur du premier tome du Journal de Gabriel Matzneff (années 1953-1962. Sauf erreur, l'auteur a publié au moins treize volumes de son Journal...). Et si j'utilise le passé simple du mode Indicatif, c'est pour marquer le long intervalle de temps qui s'est écoulé entre cet achat et sa lecture. Que dirai-je de cette lecture, dès l'abord ? Essentiellement ma honte teintée d'horreur.

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D'un facteur prénommé Ferdinand

, 17:17 - Lien permanent

Ainsi donc Nils Tavernier, après De toutes nos forces, nous donne à voir "L'Incroyable Histoire du facteur Cheval". Nils est le fils de l'immense Bertrand Tavernier (dont, si on ne doit retenir qu'un film, ce sera "La vie et rien d'autre" ; et si on peut en choisir un second, alors on ira vers "Dans la brume électrique") : bon sang ne saurait mentir, et c'est le cas.

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Un geste pas si anodin

, 17:50 - Lien permanent

"Parler vrai sur Audin, c’est commencer à sortir de l’amnésie" : la dernière livraison de Réforme (n° 3769 du 20 septembre) renferme un article louant jusqu'à l'obséquiosité le geste de Macron. Son auteur se proclame "ancien conseiller de Michel Rocard" - qui lui-même, il est piquant de le rappeler, fut un ami du FLN et un "porteur de valises"... Inutile de préciser dès lors que cet article dégoulinant de repentance m'a fait bondir. Et que je me dois de réagir, en faisant appel à mon passé, et à la connaissance du passé...

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Choses vues, juin 2018

, 03:54 - Lien permanent

Ces choses-là sont rudes.
Il faut pour les comprendre avoir fait ses études

[Victor Hugo, Les pauvres gens, X, in La Légende des siècles, 1859].

J'avais passé les journées autour du 6 juin à parcourir les plages du Débarquement, au milieu, hélas, d'une foule immense de figurants souvent ventripotents déguisés en GI's de 1944 (mais sans les redoutables "scies d'Hitler" qui, même tirant à blanc, les eussent dispersés comme peureuses volées de moineaux). Et je poursuivais mon chemin vers l'ouest, au-delà du Mont Saint-Michel. Pourquoi donc ? Eh bien, mon père étant natif de Brest, je n'ai pas à me justifier plus avant. J'étais donc, c'était en fin d'après-midi, arrivé en Bretagne. Dans une petite ville indéfectiblement acquise au parti socialiste, ceci expliquant sans doute (au moins en partie) ce qui va suivre. J'avais par avance loué, un peu au hasard, une chambre pour une nuit, dans un truc modeste, une formule bien connue.

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De la réclame, ou l'Art d'enfumer le con-sommateur

, 16:43 - Lien permanent

On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire...

(A. Souchon)

"J'ai souvent tenté de pourfendre les agences de publicité qui abîment nos paysages et détruisent les entrées de nos villes avec leurs panneaux démesurés. Mais plus désastreux encore sont les dégâts provoqués par cet étalage de laideur dans nos esprits. Car la publicité est capable de nous faire admettre comme des évidences des aphorismes qui sont simplement des mensonges"
[Albert Jacquard, Jeux de hasard, in Tentatives de lucidité, Stock, 2004 (causeries sur France-Culture, 2001)].

Il me semble me souvenir que c'est en 1965 que la publicité est apparue à la télé (sur l'unique chaîne de la télé). Aussitôt après, en manière de réaction, le Canard enchaîné tenta de lancer une campagne "citoyenne" destinée à combattre ce qu'on ne savait pas encore être un des fleurons de la société de consommation : se détourner des produits objets de publicités. Je me dois d'ajouter tout de suite que cette initiative obtint le même succès que celle, lancée en 1939 par Michel Duran, le critique ciné du palmipède du mercredi, concernant le boycott des films "doublés", pour magnifier les Vostf (que penserait-il, s'il revenait parmi nous, des rires gras aujourd'hui ajoutés sur les bandes-son, en sus du doublage ?) : je veux dire un succès égal à zéro. Peut-être est-ce pour cela que cet hebdomadaire dit satirique s'est ensuite lancé dans les dénonciations tous azimuts, avec cette fois-ci beaucoup de bonheur si j'ose dire, jusqu'à dénigrer autant que le fut feu Salengro dans Je suis partout (pardon, je parle d'un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître  - et dont ils n'ont jamais entendu parler) un candidat à la Présidence de la République, afin de contribuer puissamment à renverser le cours annoncé du scrutin... Mais je m'égare...

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