Voici tantôt vingt ans, je m’étais rendu, à l’invite instante d’un ami, sur un Forum — depuis longtemps passé par pertes et profit, et sombré corps et biens — consacré à l'Affaire Dominici. Là, quelques passionnés discouraient, disputaient à l’envi, avançant parfois les hypothèses les plus saugrenues, signe évident que leurs raisonnements devaient davantage à leurs chimères, leurs rêves, voire leurs secrets désirs qu’à une solide connaissance des faits établis. Bref. Et c’est alors que je tombai, au milieu de ces empoignades tintamarresques, sur une "discussion" enflammée et sur des lignes me concernant, ce qui bien évidemment me fit dresser l’oreille, si je puis dire. D’une part, un personnage que je connaissais épistolairement depuis fort longtemps (É. Guerrier m’avait véhémentement interpellé une première fois, alors que je visitais ma fille à Nouméa, en octobre 2003), m’agonisait de son mépris injurieux, car j’avais commis un crime de lèse-expert : n'avoir pas totalement apprécié son ouvrage ; et d’autre part, un personnage tout aussi enflammé qui, sous le pseudo de "Le Dérangeur", et dans un texte fougueux, attaquait le même expert. Mis à part les lauriers qu'il me tressait ici ou là, j'estimai sa critique relativement solide et justifiée — et c’est pourquoi j’en pris copie. Je la publie ci-après, après l’avoir discrètement revue — uniquement s’agissant de la forme.

 

 

En effet Le Dérangeur — paix à son âme ardente —, s’il savait parfaitement utiliser la langue comme instrument de communication (et de persuasion !), péchait en revanche gravement s’agissant et de la cohérence discursive (l’organisation de son discours n’est pas toujours faite de manière logique et fluide, avec ses nombreuses redites) et de la cohésion de son texte (la cohérence étant évidemment un facteur de cohésion). Ce qui entraîne que, même toiletté par mes soins, ce pavé dans la mare éreintant celui qui avait tenté de m’éreinter demeure peut-être difficile à suivre. Ayons avant tout à l’esprit d’où "ça" parle, et quelle est la subjectivité assumée de l’auteur. Mais avant de laisser la parole au Dérangeur, je me dois tout de même de relever quelques aimables jugements portés par l’expert auto-proclamé, lors de la même discussion, sur mon travail (travail qui certes, il y a dix-huit ans, n’avait pas l’extension qu’il a connue depuis, ayons ceci parfaitement en mémoire) : ce n’était à ses yeux rien d’autre qu’une synthèse "de deux ou trois bouquins lus en diagonale". Faut-il en rire, ou en pleurer ? De plus, le même auteur ajoutait qu’il avait trouvé sur mon site "une allusion grotesque à un câble à vélo" ayant servi à réparer le pontet cassé de l'US-M1. Alors là, halte au feu ! Voyons plutôt ce qu’en dit le "grotesque" Commissaire responsable de la contre-enquête, en ses écrits : "Cette carabine était en mauvais état, démunie de bretelle et du garde-main supérieur, rafistolée avec un collier en aluminium muni d'une vis avec écrou pour maintenir le canon plaqué sur le fût. Un fil de fer, genre élément de câble de frein de bicyclette, reliait l'anneau grenadière, dont une partie était manquante, à un des trous de la bague" (Rapport Chenevier-Gillard du 15 février 1956, page 48 — Souligné par nous). Fermez le ban. Et plantons maintenant le décor, qui a certes pâli depuis fort longtemps. Afin de commémorer le 74e anniversaire de la tuerie de Lurs (peut-être assez fortuite au moment de la commission des faits, franchement immonde par la suite que certains lui ont donnée), j’ai donc souhaité donner la parole, par-delà l’outre-tombe, à un passionné de l’Affaire jusqu’à l’outrance, tentant de descendre en flèche… un copieux ouvrage qui avait – entre autres - tenté de me descendre en flèche. Certes, Le Dérangeur était loin d’être, au point de vue linguistique, un as de la discipline. Je suis donc intervenu comme mentionné supra, et si je me suis aussi efforcé d'expurger son "post" de ses assez innombrables "fôtes d'otograf", j’ai conservé le curieux entêtement de l’auteur à faire d’Edmond Sébeille un "simple" Inspecteur de Police. Dans la mesure où le grade de Commissaire du Maigret de Lurs ne faisait et ne fait de doute pour personne. Il se trouve que fin octobre 2007, paraissait un volume particulièrement copieux (732 pages), une Expertise du triple crime de Lurs qui reprochait à ses nombreux devanciers, avec une stupéfiante véhémence, d’avoir "sédimenté une désinformation", laquelle empêchait désormais, paraît-il, d’y voir clair. L’auteur nous disait qu’il avait d'abord cherché à établir la réalité des faits en respectant les contextes, au lieu de juger en prétendant révéler la vérité au travers d'une thèse posée a priori. Oui mais, comme le rapporte la sagesse populaire, l'enfer est pavé des meilleures intentions. Et le but que s’était donné l’expert judiciaire était fort loin d’atteindre sa cible, si préoccupé qu’il était de châtier (symboliquement) ceux qui avaient eu l’outrecuidance de le précéder, jusque et y compris les plus modestes — dont je faisais partie… Fin 2008, cet ouvrage faisait l’objet d’un copieux commentaire plus qu’acerbe. En dépit de ses maladresses linguistiques, il était et demeure plus que pertinent : on le trouvera maintenant ci-après, sous un titre éloquent.

 


 

 

 

"Certains, estimant que les faits les plus voisins de nous sont, par là même, rebelles à toute étude vraiment sereine, souhaitent simplement épargner à la chaste Clio de trop brûlants contacts "

Marc Bloch, in Apologie pour l’histoire, page 874 de l’Édition Quarto, l’Histoire, la Guerre, la Résistance

 

 

 

εἰς μνήμην - À la mémoire d'Hervé dit Le Dérangeur, "chercheur" trop vindicatif sans doute, mais d'entière bonne foi

 

 

Expertise du triple crime de Lurs ? La grande bouffonnerie..!

 

 

Bonjour à tous,

 

De tous les livres sur l'affaire, celui de E. Guerrier est le plus indigeste.

Et à qui la faute, si ce n'est à son auteur ? Le voici qui arrive soudainement en brandissant les termes certes accrocheurs "Expertise du triple crime de Lurs". Le voici se vantant d'avoir fait une expertise poussée sur l'affaire, en affirmant qu'il n'y a pas de place pour le parti pris et qu'il ne juge pas. D'ailleurs, sur sa monumentale Pierre de Rosette laquelle est en plusieurs langages si vous voyez ce que je veux dire, on trouve ceci :

"Ne vaut-il pas mieux procéder comme face à un crime totalement mystérieux,  en s'interdisant toute hypothèse à priori pour s'en tenir aux faits ?" (Werner Heisenberg)

Seulement voilà, on est mis au parfum dès les premières pages.

Ce ne sont que critiques, et soulignage des coquilles des "autres"…. En fait, on décroche vite. Car la lecture en devient plus que pénible. Quant à l'absence de parti pris, qui va oser y croire ?... Oui, ce "parpaing" de 750 gr n'est qu'un agglomérat de sous-entendus pour le moins mesquins et son orientation, on l'a bien compris, va dans le sens de la "sanctification" de Gaston Dominici pourtant jugé coupable.

Quand Guerrier juge Reymond (entre autres) car en fait, dans son parpaing, il ne fait que juger les autres, ce n'est que pour le mettre en avant, lui, et le commando de pieds nickelés à la sauce Barthowski…Mais en maquillant le tout, sous des critiques, bien évidemment ! Seulement voilà, Reymond en arrive à être une référence pour l'expert, et c'est là que ça devient pitoyable. En effet, quand on arrive enfin et après d'immenses efforts, à la fin de la lecture de cette grande bouffonnerie, on lit que la thèse la plus "féconde" serait bien celle-ci...

Tout est dit. Rien à ajouter.

Bien entendu, on ne sera pas étonné quand on voit que chaque fois que l'occasion lui en est donnée, il écrase les disparus comme Sébeille, Maillet et Clovis.

Tiens donc ? Pourquoi ces trois-là, surtout ? Est-ce si difficile que ça à deviner ? Tout le monde aura compris.

Finalement, Reymond et lui marchent en parallèle, que dis-je, ils courent côte à côte pourrait-on dire. Le plus indigeste est sans nul doute sa manière d'interpréter les "pensées" de Sébeille, de les affiner comme bon lui semble, et comme cela l'arrange, pour vous les servir sur un plateau, et cette volonté absolue et permanente de "taper" sur l'inspecteur est lassante, lourde, indélicate et sans aucun intérêt.

[Pas de parti pris selon l'auteur… Dur de se retenir de rire…. Mais en fait, on ne rit pas, on n’en a pas envie, tellement le ton est fielleux et hautain ; le tout, nappé d'une ironie de carnaval].

Passons sur son "expertise légale". Il y aurait trop à dire.

En effet, ce pavé devrait être amputé d'au moins 500 pages, et on ne devrait retenir que les informations de base, lesquelles après tout sont assemblées et parfois utiles. Mais c'est là, le seul intérêt. Il n'y en a pas d'autres.

Il y eu Reymond avec ses "inventions" ; il y a eu Mossé avec ses élucubrations et ses nombreuses erreurs : un véritable et pitoyable recueil d'absurdités ; il y a Guerrier avec "Son expertise", laquelle n'en est pas une, il s'agit seulement d'un "montage" dont les arguments sont clownesques (Confer l'expertise sur les autopsies ou plutôt comment celles-ci sont interprétées et voir aussi comment Guerrier "devine" la position des victimes, le 1er tireur, le 2e tireur, etc., etc. ).

Il y avait un deuxième tireur ? Ah bon ? Quel scoop que voilà.

Mais attention aux "arguments", cela est pittoresque. Soulignant sans cesse la faiblesse et le manque de précisions des rapports d'autopsies, expliquant que celles-ci ont été bâclées, incomplètes, etc., etc., et rappelant sans cesse leur inconsistance, le voici, lui Guerrier, qui en tire des conclusions précises et des certitudes, en s'appuyant sur des éléments quasi-inexistants — d'après ce qu'il affirme.

Plus de 55 ans après les faits, le voici qui brandit des rapports d'autopsies d'outre-tombe, plus de 55 ans après les faits, oui, vous avez bien lu ! Mais comment a-t-il fait, me direz-vous ? Eh bien, tout simplement en partant de rien, puisque rien de vraiment consistant n'est ressorti de ces rapports car autopsies imprécises et bâclées (c'est lui qui le dit dans son pavé) ; le grand magicien et co-partenaire de l'autre joggeur de l'imaginaire et du fantasque (W. R. ) tout en partant de rien, en arrive à expliquer un tout ! 

C'est fort non ? Sachez tout de même que chez E. G., l'imagination — "la sienne" — devient la réalité… Et que nous devons récuser tout ce qui n'est pas lui.

Terminons en disant que ceux qui veulent lire quelque chose d'intéressant sur l'affaire doivent surtout regarder ailleurs. C'est le moins que l'on puisse dire. À éviter absolument : Reymond, Mossé, Guerrier ; l'indigestion serait aiguë… ! Sévère… ! S'en tenir aux ouvrages sérieux, qui, s’ils ne sont pas parfaits, eux, ont au moins le mérite d'expliquer avec la plus grande honnêteté possible le déroulement de l'enquête et le reste, et surtout, leurs auteurs ont su demeurer modestes, humbles, et n'ont pas cherché à imposer leurs "certitudes".

Laborde, Domenech…. sont les deux principales références…. Sébeille vaut le coup d'être lu, n'en déplaise à certains… Il n'a voulu que raconter ce qu'il a ressenti au cours de cette enquête… Mais allez donc savoir pourquoi certains veulent lui faire dire autre chose !

E. G. a-t-il seulement compris que l'inspecteur n'avait d'autre prétention que de raconter son vécu et ses sentiments sur l'affaire, tout simplement, et non refaire l'enquête après tant d'années ? On se permet sérieusement d'en douter…

De tous les ouvrages fielleux, manipulateurs et mesquins, ce "pavé" d'expert est le pire de tous, c'est de loin, le plus infect ! Aucun doute n'est permis à ce sujet. Soulignant pratiquement à chaque page les coquilles, erreurs, fautes d'orthographe des autres, le tout, sur un ton plus que prétentieux, il faudrait tout de même rappeler que lui-même n'en est pas exempt, malgré ce qu'il affirme, et que des erreurs, on en trouve aussi dans son "œuvre"…

Quant à son absence de "parti pris", puisque il se vante de ne point en avoir, on est vite convaincu du contraire, sitôt passées les premières pages. Pages ô combien trop nombreuses et pénibles à parcourir. On peut même y lire de nombreux scoops (d'expert)…. On y lit (entre autres) que si la police n'a pas pu récolter de traces d'empreintes sur les poignées de la Hillman, c'est parce que Clovis a pris soin de les effacer. Cela est une certitude pour l'expert : point de doute là-dessus.

Tout le monde peut apprécier sur "quoi" se basent ces certitudes de l'infaillible spécialiste… Vous pouvez vérifier, vous y verrez ce "brillant" passage plus qu'intéressant, sur Clovis qui aurait fait disparaître les empreintes sur la Hillman. Point de supposition, mais certitude pour l'auteur : "La seule possibilité désigne à nouveau Clovis" (page 265). Clovis, impliqué également dans le déplacement du corps de Lady Ann… Voici ce que l'on peut appeler une magistrale et superbe démonstration de "non parti pris".

Essayez, si vous y parvenez de ne pas mourir de rire. Mais j'avoue que cela risque d'être difficile.

Souvenons-nous de la citation de Werner Heisenberg, laquelle est brandie fièrement par l'auteur :

"Ne vaut-il pas mieux procéder comme face à un crime totalement mystérieux, en s'interdisant toute hypothèse à priori pour s'en tenir aux faits ?" 

Demandez alors à l'auteur d'exhiber la moindre preuve ou semblant de preuve qui va indiscutablement désigner Clovis comme celui qui a effacé les empreintes sur la Hillman. Mais vous risquez d'attendre longtemps côté réponse, et surtout, pour "voir" ces preuves. . Car pour lui, c'est bien Clovis qui était le grand conspirateur. C'est Clovis qui a tout orchestré.

Vous avez tous compris que celui qui se vante de ne s'appuyer que sur des faits et éléments indiscutables, ne s'appuie sur rien du tout, si ce n'est du "vent",  pour désigner Clovis comme étant le responsable de l'effacement des empreintes.

Et il ose citer Werner Heisenberg, quel culot !

Clovis qui a subi des pressions et menaces, qui a été traité de "menteur" par les autres membres de ce clan, qui eux, ne mentaient jamais, et ce même Clovis, ayant été agressé à son propre domicile par le reste de sa famille, tous les autres membres exigeant de lui qu'il revienne sur son accusation envers le père.

Eh bien, voyez-vous, malgré cela, c'est bien Clovis qui a été le pire des conspirateurs — selon E. G. — et qui aurait effacé les empreintes sur le véhicule des Anglais….

Pour en revenir au "garage fantôme" de Clovis, même Gaston n'avait pas osé en parler, et ce, même quand il attaque Clovis lors du procès. Pour Gaston, l'arme se trouvait à la Serre. Pour les Caillat et Clothilde, elle se trouvait dans le "garage" de Clovis.

Puis, cette arme était à Maillet, mais auparavant, elle était inconnue de tous !

Page 669 on lit également ceci :

"Enfin, il est certain qu'elle [Elisabeth]a été tuée près de la voiture et déplacée au matin au moins par Gustave, et sans doute avec l'aide de Clovis".

Décidément, le pauvre Clovis ne réchappe à rien, on se demande s’il ne s'agit pas là d'un "règlement de comptes" dont E. G. ne serait que le porte-parole… comme "téléguidé" par ceux qui veulent faire de Clovis l'homme par qui le malheur est arrivé.

Et encore ceci : Le clan n'était pas un clan… Gaston Dominici n'en était pas le chef… (toujours d'après l'auteur)…

- Oubliés donc les témoignages de Berthe, la demi-sœur de Gaston qui à mon humble avis devait connaître Gaston Dominici bien mieux que E. G. .
- Oublié le témoignage de Louise Musy l’institutrice.
- Oubliés bien d'autres témoignages sur la personnalité du patriarche.

Par contre, lui qui reproche sans cesse aux autres auteurs leurs contradictions, le voici qui n'échappe pas à la règle, se contredisant lui-même à propos de la personnalité de Gaston Dominici ; en effet, on peut également lire ceci :

"Il faut dire que Gaston est autoritaire, exigeant des autres au moins autant que ce qu'il s'impose à lui-même" (page 95)


Sébeille était un "falsificateur" (encore pour l'auteur) : on peut se demander de quel côté se trouve l'imposture et les falsifications, n'est-ce pas ? Quand je vous disais que ce pavé était "infect" — et le terme est bien faible.

Maillet était le "seul tombeur" de Gaston. (page 679) ! Tiens donc ?
N'est-ce point Gustave qui a dénoncé son père ? Il semblerait en ce cas, que le seul et véritable "tombeur" du patriarche serait bien son fils Gustave, et non Maillet comme l'affirme notre expert.

En voulez-vous encore ?

Page 320, on lit ceci :
"Yvette rentre d'Oraison vers 16 heures. Cette fois, elle va avec Gustave sur les lieux du drame. Comme elle dira que c'est à ce moment-là que les inspecteurs venaient de retirer l'arme de la rivière, c'est qu'il est au moins 18 heures".

Demandez aussi à l'auteur quel est l'élément qui lui fait dire avec certitude qu'il est au moins 18h.

Il serait intéressant de le savoir n'est-ce pas ?

Bref, c'est une de ses déductions, une de plus, sans aucun fondement aucun, mais qu'il "allonge" comme une certitude.

Voici d'ailleurs une remarque judicieuse et justifiée de S. Huet lequel en quelques lignes décrit assez bien ce qu'il en est du contenu de "l'expertise" — je cite :

"Quand on lit sous sa plume que jamais l'expert ne juge — il ne fait que donner des avis d'expert… qui sont d'ordre strictement technique (pp. 21-22), et que, ces paroles verbales dûment prononcées, il ne cesse dès lors jamais de formuler des jugements de valeur, souvent d'ailleurs à tort et à travers et à l'emporte-pièce, et presque toujours péjoratifs, on est en droit de se poser des questions, sinon sur la "méthode expertale", du moins sur celui qui prétend en faire son instrument privilégié d'investigation".

Je vous invite d'ailleurs à aller consulter ceci :

https://www.samuelhuet.com/biblios-lurs/412-tartarinades-1.html

Et encore ceci :

https://www.samuelhuet.com/biblios-lurs/413-tartarinades-2.html

 

Je ne peux résister de citer une fois de plus Samuel Huet ci-dessous :

[…] "Mais quant à prétendre, maintenant, que le PC a défendu Gaston jusqu'au bout (p. 718), c'est une nouvelle plaisanterie de notre auteur, exactement identique à une autre, donnée un peu auparavant, à propos de la médaille généreusement décernée à Yvette, en raison de son soutien sans faille à son mari (p. 687). Elle qui le trompait, comme le rapporte Guerrier après bien d'autres, le soutenait en effet comme la corde soutient le pendu !"

La liste des allusions mesquines et fielleuses est longue, pour ne pas dire interminable.

Il est inutile de toutes les répertorier, mais citons les principales et le côté un peu trop "répétitif" de la chose.

Un exemple à propos des Drummond, page 89 :

"La presse va donc idéaliser la famille, en commençant par la fillette"

C'est à vomir !

"Étonnante déjà l'écriture d'Edmond Sébeille, ce n'est pas celle d'un homme fait, policier confirmé de surcroît. Elle ferait plutôt penser à celle d'une sorte de rédaction écrite par un élève acharné à réussir un examen difficile, à qui on aurait promis un avenir d'excellence, et qui, persuadé d'avoir réussi, aurait ensuite été relégué sous les sarcasmes à un sort subalterne" (page 41 — Souvenons-nous que c'est là l'avis de quelqu'un qui prétend ne pas juger)

Toujours à propos de l'inspecteur : ( pp. 41-42)

E. G. reprend une phrase de Sébeille prélevée dans le livre de ce dernier (en effet, Sébeille écrit : "J'étais à bout de forces physiques et morales".

Et E. G. en déduit ce qui suit :

"Qui peut prétendre travailler correctement et longtemps dans une telle tension, surtout sans dormir ? Et on sait que le manque de sommeil se traduit inévitablement par un manque de lucidité et toutes sortes de défaillances intellectuelles, dont des comportements obsessionnels"

Si ce ne sont pas là jugements et propos fielleux, gratuits, envers l'inspecteur, il faudra me dire alors ce que c'est.
Il faudra rappeler à l'auteur qu'il n'est pas en mesure de donner des leçons à celui qui, comme personne, a bien connu le patriarche et qui a livré avec lui un duel pendant de nombreux mois. Pour donner des leçons, il faut avoir une certaine carrure. Et E. G. en est dépourvu…

Cependant, affirmant une fois de plus — parmi tant d'autres passages — qu'il est un expert, il écrit à la page 46 ce qui suit :

"L'expert que j'ai été a appris à s'en tenir aux faits, à relativiser les dires, à mettre au conditionnel ce qui doit l'être, et ne jamais se laisser aller à porter des jugements sur les personnes. Etc., etc".


On croit rêver, et pourtant, tout cela figure bien dans ses pages.

 Il se contredit encore et encore, disant que Gaston n'était pas du tout ce personnage lubrique décrit pourtant comme tel, et que ses allusions à propos de la "queue" et d'un planeur dont les occupants pouvaient voir les couples amoureux dans les bois, n'étaient que des paroles sans intérêt, du moins, pour décrire la personnalité du patriarche.

Il cite en outre les remarques des experts psychiatres qui ont examiné Gaston et prend le relais, écrivant :

"On constate donc que ce portrait contredit quelque peu l'image outrancière qui a été construite d'un vieillard alcoolique, tyrannique, colérique, lubrique, dissimulateur et machiavélique, mais bien sûr de l'avis des psychiatres, on ne retiendra que certains aspects à charge sur certaines outrances ou réserves de Gaston" (page 583)

Seulement voilà, sur une autre page, E. G. dit que le pistachier c'était Gaston…. !
Étrange non ?

De plus, il ne nous livre que ce qu'il veut nous livrer, occultant les autres "remarques" d'experts, et témoignages, qui eux, affirment que Gaston était plutôt porté sur la chose. Voici comment on manipule en ne retenant que certains éléments, lesquels arrangent l'auteur, alors qu'il oublie bien volontairement ceux qui ne vont pas dans son sens !

Voici donc une contradiction de plus… Vous comprendrez pourquoi je parlais de "Pierre de Rosette" avec plusieurs langages : l'auteur en emploie plus d'un… Il ratisse large, espérant remporter toutes les voix. Hélas pour lui, personne n'est dupe.

Allez, on continue. Après tout, on ne va pas se gêner. S'est-il gêné, lui ?

Donc, il reproche sans cesse aux autres leurs coquilles, leurs erreurs, et ne dit avoir aucun parti pris.
Il n'épargne personne, relevant leurs contradictions.

On a vu ce qu'il en était des contradictions de l'auteur de cette bouffonnerie, et puisque on y est, continuons.
En voulez-vous une de croustillante ? Allez, on n'y résiste pas.

Nous avons vu que d'après lui, Gaston Dominici n'était pas du tout le personnage tyrannique tel qu'il est décrit par tous ceux qui le connaissaient.

Mais alors, le plus drôle, et croyez-moi, quand je dis drôle, je pèse mes mots, c'est que E. G. à la page 714, parle de fécondité.
Bien entendu, quand il emploie ce terme, c'est parce qu'il veut dire que ce qui est le plus fécond, c'est la thèse du commando, venu assassiner les Drummond.

Pages 715 et 716, cela continue, et je vous cite l'auteur :

"Pendant que Gustave est en prison, on imagine que Clovis a pu un soir interroger son père sur la conduite à tenir pour le cas où Gustave craquerait, et Gaston, échauffé, aurait en effet pu lui répondre : " Ils n'ont peur de personne, ils en ont fait péter trois, je peux en faire péter un quatrième s'il le faut"

Et sans aucun doute, pensait-il à Maillet qui était le seul à avoir lâché une information, laquelle avait envoyé Gustave en prison.
Si Gaston avait donné son aval à l'opération, et surtout endossé la responsabilité, même tacite, de devoir liquider la fillette, ce n'était pas pour accepter que quiconque trahisse la cause et la famille. on imagine que Clovis en ait été malade. Et on comprend pourquoi il a dit jusqu'aux assises n'avoir pas cru son père coupable.

N'est-ce pas à ce moment que Clovis commence à imaginer une stratégie de sauvegarde ? Au cas où Gustave serait acculé, on dénoncerait le père. On lui repasserait ainsi la responsabilité de dire la vérité ou de se taire. Ce serait aussi leur vengeance contre ce père tyrannique et injuste".

Voilà ! Vous êtes gâtés. Je vous le sers tel que c'est écrit aux pages citées. ***

Vous avez tous remarqué que ce qui est fécond pour E. G, c'est le commando, c'est Gaston qui se sacrifie ou qui est sacrifié, que c'est Clovis qui a mal entendu les propos de son père un certain soir à la ferme (E. G. reprend mot pour mot ce qu'avait affirmé Augusta Caillat quand elle enrage contre son frère ) Dommage pour eux, que le seul véritable, qui était bien présent et seul avec son père ce soir-là, c'était bien Clovis. C'est embêtant……. .

Clovis reste donc le pire de tous !
Il règle ses comptes avec son père… Et pour cela, il n'hésite pas à lui dresser les première marches de l'échafaud.

Bien entendu, cette fois ci, et comme cela arrange l'auteur, il cite Gaston comme étant tyrannique et injuste (Alors qu'il ne cesse de dire le contraire tout au long de son encyclopédie burlesque).
Et c'est pourquoi Clovis veut purement et simplement sa peau… C'est aussi simple. Voici enfin l'énigme de Lurs résolue par le Monsieur je sais tout…

Et il avait besoin de pondre un pavé de 732 pages pour cela… Incroyable, mais vrai !

Et c'est ce même individu qui "OSE" écrire sur une des premières pages de son livre, juste en dessous de la citation de Werner Heisenberg, à laquelle semble-t-il, il n’a rien compris,
       
           À la mémoire d'Elisabeth Drummond

Il a même osé cela…


Je vous disais, et cela est justifié, qu'il dépasse, et de loin, Mossé, Reymond, et autres fantaisistes.

Ils ont au moins un peu de pudeur. . Même si c'est un minimum. Tandis que chez E. G., la pudeur a une drôle de forme.

Mieux vaut ne pas s'attarder sur ce point………. ! !

Je vous cite de nouveau une de ses phrases. On comprend mieux soudain certaines choses. .

Page 9, on lit ceci :

"Je dois à Jean Louis Giard de m'avoir proposé de rédiger le rapport de mon expertise. C'est à propos d'une publication ‘Dominici, de l'accident aux agents secrets’ parue aux éditions de Provence dirigées par Paul Keruel et dont il était le directeur de collections avant de créer les éditions Cheminements que nous sommes entrés en relation. Il a d'abord publié mon travail technique sur les pyramides de l'Ancien Empire. Intéressé par ma méthode "objectiviste", il m'a demandé si je voulais l'appliquer à cette affaire criminelle".

Il faut savoir que "l'auto-cirage de pompes" et ce ton, est présent pratiquement partout quand on a le courage de parcourir ce pavé.

Quel dommage que ses conclusions "d'expert" au sujet de ce qui est fécond dans cette l'affaire, au sujet également de la balistique, et surtout, au sujet du scénario du crime, d'après ses déductions médico-légales, eh bien quel dommage, que tout cela et malgré ses immenses talents n'ont fait que le décrédibiliser totalement, voire le ridiculiser superbement !

Mais ajoutons que cette prétention quasi-permanente et sa manière de se dresser sur les autres pour vouloir se hisser tout en les écrasant ne porte pas non plus à essayer de mieux comprendre les motivations de l'auteur…

Allez, en voici d'autres :


- Page 19 : "Mais si Gaston n'était pas coupable, il faut au moins un autre assassin. Et c'est par là que pêchent tous les auteurs à thèse.
Car, pour que les thèses ne soient pas de simples élucubrations, il faut d'abord établir méthodiquement les données et procéder à leur analyse comparée de façon critique, avant de passer au jeu des hypothèses, ce que d'évidence aucun auteur n'a encore fait, quoi que tous en disent
".


- Page 25 : "Puis-je ajouter à mon principal domaine de compétence en méthodologie expertale, quelques particularités qui enrichissent ma présomption de compétence dans des domaines annexes ? C'est ainsi que j'habite depuis plus de quarante ans dans la région, qu'une partie de ma famille est originaire de Digne depuis le XVIIe siècle au moins", etc.,  etc.,  etc. . et encore etc

- Page 669 : "On a déjà donné l'analyse détaillée des scénarios possibles. Et on a au moins montré que le scénario de l'accusation s'avérait matériellement impossible"

- Page 669 : "Il est indiscutable que les deux coups portés à Sir Jack l'ont été à la hanche avec la même arme à peu d'intervalle, alors qu'il arrivait en courant de derrière son agresseur, et qu'il l'a dépassé par sa droite"


Voici notre magicien, qui enfin, "juge" que le scénario retenu par l'accusation est purement et simplement impossible.
Rien que ça. !


En effet, il y ajoute ce fameux deuxième tireur, et donc, une deuxième arme.
Deuxième tireur, qui à un moment se met à l'abri derrière la Hillman des Drummond, pour qu'un autre tireur puisse également faire feu sur la malheureuse Lady Ann. . Attention, le fait d'écrire "ANN" ne plaît pas aussi à l'expert, il le dit clairement.

Ainsi, comme vous avez pu le lire, Jack Drummond venait de derrière son agresseur, l'a doublé par la droite.
Quelle précision et de taille, n'est-ce pas ?
Quant aux arguments pour étayer tout cela, alors, et c'est ici que l'on arrive sur la partie la plus comique, pour ne pas dire totalement ridicule, et bien, les "arguments" se trouvent principalement entre les pages 330 et 415, ces mêmes pages suivies d'autres, portant croquis savamment élaborés par l'expert.

Donnant des détails d'une précision plus que déconcertante, il projette le "film" du scénario, et celui-ci, est, selon l'avis de l'auteur, évidemment, indiscutable. ! !

Il parle même d'une trajectoire de balle sur Jack Drummond,  trajectoire qui aurait un angle de 7°30……
C'est dire si.
Pourtant, l'infaillible expert n'arrête pas d'affirmer que rien de concret ne peut être déduit des rapports d'autopsie…
Et pourtant, "lui", il y parvient contre vents et marées.

Il y a aussi un schéma qui "explique" comment Lady Ann a été abattue.
Occultant les autres possibilités qui pourraient expliquer les trajectoires de balles sur la malheureuse, il ne propose que sa version, celle évidemment où un deuxième tireur était bien présent.
Forcément… Il fallait qu'il se distingue des autres.

Il fallait bien "préparer" le lecteur à ce qui va suivre, quelques pages plus tard, c'est à dire la "fécondité" de la thèse du commando.
On l'a déjà vu. . Et donc, ce deuxième tireur est indispensable (Pour lui et sa thèse)


Mais non seulement, il la présente comme "unique" et la seule possible, et donc, cherche à l'imposer par tous les moyens.
Car tous ceux qui ont tort, ce sont les autres ! Bien entendu...
Mais il faut aussi essayer d'ingurgiter certains détails, lesquels ne peuvent être issus que de son imagination, d'ailleurs, comme le reste.
Entre les pages 330 et 415, s'illustre particulièrement le ton prétentieux, indigeste et difficilement supportable de l'auteur.
Il a raison en tout. Ses croquis expliquent tout… Il a une vision totale et certaine du scénario du crime en cette nuit du 4 au 5 Août 1952…
Je vous le disais auparavant, c'est tout juste s’il ne fait pas parler les protagonistes...
Quelle science, nous sommes impressionnés !


Tout a été savamment reconstruit, rectifié par "l'illustre" auteur.

Personnalités des protagonistes, la balistique, la médecine légale, etc.,  etc…. .
56 ans après le drame, il aura fallu attendre E. G. pour qu'enfin nous sachions que "tous" avaient tort, et que ses conclusions d'expert, conclusions tirées directement d'éléments incertains, incomplets et peu fiables (d'après lui) deviennent des certitudes, donc, indiscutables...

Chapeau !
Il fallait y parvenir n'est-ce pas ?
Par quel miracle ? Ça, on n'en sait rien du tout.
Mais on a compris que "son savoir" lui permettait non seulement de jouer avec le temps et de découvrir plus de 56 ans après ce que tous les autres n'ont pas vu au moment des faits, mais en plus de cela, partant d'incertitudes, il en arrive à présenter "ses certitudes".

Il faut avouer que ce que l'on peut lire entre les pages 330 et 415 est assez édifiant.
Inutile de rappeler combien il est pénible de lire cela, il faut, pour parvenir à parcourir la totalité de ce pavé du savoir, une volonté de fer ainsi qu'un courage certain… Et surtout, il faut parvenir à garder son calme devant une telle "mascarade" !
Ce qui je l'avoue, est certainement le plus difficile, tant l'écœurement envahit très vite le lecteur.

Et quand on repense qu'il a osé écrire tout au début : "À la mémoire d'Elisabeth"…

Voilà ce qu'il en est de l'expertise sur le triple crime de Lurs par E. G., le "je sais tout mieux que les autres".

Concluons, car il y aurait trop à dire :
Épargnez-vous la lecture de cette grotesque comédie qui ne cherche qu’à mettre en valeur l'auteur et son EGO, mais certainement pas la vérité. Lui qui parle d'élucubrations des autres, ferait mieux de voir de quoi il est capable sur ce plan-là ; on peut dire qu'il est "Celui qui excelle en ce domaine".

Pour terminer, une petite parenthèse de S. Huet. .

"Et si on sait lire, justement, mais entre les lignes cette fois, on prendra avec stupeur connaissance (p. 717) de la mise sur le même plan des "accidents" survenus à deux anciens militants devenus "balances", Maillet et Autheville : "Gare aux foudres du Parti" ! En clair, Guerrier n'hésite pas à transformer en meurtre commandité par le P. C.,  un accident de la circulation survenu à Autheville. Allons, reprenez-vous, Monsieur, même si la conservation du sang-froid n'est pas votre qualité première. Le P. C. n'a recouru à l'assassinat des "renégats" parmi les siens que lorsqu'il fut interdit, durant la drôle de guerre (ou, plus exactement, à la suite du Pacte Von Ribbentrop-Staline). C'est déjà diablement trop. Point à la ligne".

Résistance, Parti communiste et ses manipulations, ses assassinats commandités, commando, sacrifice de Gaston Dominici par d'autres ou bien par lui-même.

Et dans le cas, où l'affaire de Lurs vous intéresse, la véritable, alors, lisez Laborde, Domenech……. Ou bien lisez tout, mais abstenez-vous de lire cette "infection" concoctée par l'expert et ses "aides" encore moins qualifiés que lui, il suffit de voir comment ils interprètent les rapports balistiques et d'autopsies pour en être vite convaincu.

Ajoutons pour finir que E. G. s'en prend à Samuel Huet, sur un autre site dédié à l'affaire, mais sur lequel également, Guerrier défend son beurre, et entretient avec certains forumeurs des discussions qui n'ont pour but que de promouvoir son pavé, défendre son EGO égratigné par les critiques qu'il ne digère pas (Eh oui, E. G. n'accepte pas du tout que l'on ne veuille pas gober son indigeste décoction sur l'affaire Dominici). Et jouant les donneurs de leçons une fois de plus, le grand expert déclare sur le site en question, tout en jouant les érudits, que le Cardinal de Rohan a été condamné et emprisonné. Il ignore que le Parlement a acquitté totalement le cardinal (Le cardinal n'a été embastillé que 10 mois).
Il ignore aussi et entre autres, que si le moyen âge c'était bien avant la révolution comme il l'affirme, et là, il a raison (Ça change), que le Parlement durant le règne de Louis le Seizième, n'était pas le seul à rendre la justice, et qu'une justice "expéditive" existait encore, comme au moyen âge, l'expert historien a oublié comment s'est terminée la mutinerie de Nancy. En effet, le Marquis de Bouillé a rendu justice lui-même, en pendant haut et court certains des hommes qui s'étaient révoltés. Avec la bénédiction du roi et même de certains révolutionnaires. D'autres exemples de justice expéditive, et sans l'implication du Parlement sous le règne de Louis XVI seraient nombreux à citer, mais à quoi bon finalement ?
On n’a pas envie de se fatiguer à apprendre l'histoire à E. G.

E. G devrait revoir ses classiques avant de jouer les historiens…

 

Concernant Laborde, Domenech, Thélène, ces auteurs ne prétendent pas tout savoir, et ont le mérite de ne pas avoir eu la prétention de vouloir tenter d'expliquer ce qu'ils ignoraient ! N'en déplaise à "l'infaillible" et à toute son équipe.

Préférez donc ces ouvrages !.

 

 

 

 

 

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