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Au secours, Flanby revient !

, 08:08 - Lien permanent

Le rubicond moi-président en tient une sacrée couche. Bouffi d'orgueil (mais pas que : il s'est remis à bouffer), il s'est permis, mardi dernier, depuis Angoulême, de tacler son successeur (et traître, il convient de le rappeler) : "Il ne faudrait pas demander des sacrifices aux Français qui ne sont pas utiles... Il ne faudrait pas flexibiliser le marché du travail au-delà de ce que nous avons déjà fait, au risque de créer des ruptures. Alors, ce qu’il faut, c’est conforter le mouvement qui est engagé, l’investissement, la consommation, le pouvoir d’achat. Et éviter toute décision qui viendrait contrarier ce mouvement".

Ce ridicule personnage de BD (d'où sa présence au festival éponyme - à moins qu'il ne se fût agi du Festival du film francophone) continue en dévidant un satisfecit insupportable concernant son propre (et désastreux) quinquennat. Notons qu'il maîtrise toujours aussi mal la langue française : ce ne sont pas, ici, les intolérables répétitions du sujet, si bien dénoncées par Michel Onfray et Alain Finkielkraut, mais la place de la subordonnée relative : car tout un chacun pourrait comprendre que "les Français qui ne sont pas utiles" est une allusion transparente aux sans-dents... Passons.

Reconnaissons que ce qui n'a pas changé, chez ce piètre personnage (élu par défaut, rappelons-le, par la conjonction des voix arabo-musulmanes et des consignes d'abstention données par le FN), c'est son attitude infantile en présence du moindre micro ouvert (mais on peut aussi se demander pourquoi les journaleux lui tendent - avec quel empressement - leurs micros !) : comme l'a écrit je ne sais plus qui, "il est accro aux médias". En réalité, sans vouloir donner dans un freudisme à deux balles, je pense que "Un président ne devrait pas dire cela" nous révèle que le pitoyable correspondant particulier de la jeune Kosovare Léonarda souffre d'éjaculation précoce... Et le même, qui avait osé, lors d'un salon de l'Agriculture, répondre à un enfant qui l'interrogeait, "on ne le reverra plus, Monsieur Sarkozy" n'a de cesse de trouver inimaginable l'adieu que lui ont signifié les Français.

Quoi qu'il en soit, son traître de successeur a vertement répliqué : "Depuis 30 ans", a-t-il déclaré depuis une capitale où il se trouvait en visite, "la France est la seule grande nation européenne qui n'a pas gagné contre le chômage de masse... cela provient des règles de fonctionnement de la France qui ne sont pas adaptées à l'économie de l'innovation".

 

En fait, il y a bien longtemps que des observateurs aussi avisés qu'impartiaux avaient cloué le bec du capitaine de pédalo. Je n'en veux pour preuve qu'un article dû à la plume acérée de Nicolas Baverez ("La lutte contre l'emploi", Le Point du 11 juin 2015), dont je donne ci-après quelques extraits particulièrement éclairants :

"Plus que jamais, la France s'affirme comme la terre d'élection du chômage permanent. À la fin d'avril 2015, elle compte 3,54 millions de chômeurs de catégorie A et 5,64 millions de personnes à la recherche d'un emploi. La nature structurelle du chômage français est confirmée par l'explosion du chômage de longue durée, en hausse de 10 % sur un an et de 140 % depuis 2008. Son envol a pour corollaire la suppression de 74 000 postes de travail en un an, qui ramène le nombre d'emplois marchands au-dessous de 15,8 millions.

Le chômage est un cancer qui détruit non seulement l'économie mais la société et la nation. Il bride la reprise. Il impulse la spirale infernale de la paupérisation et de l'exclusion. Il broie les individus, qu'il fait basculer dans l'anomie. Il désintègre les territoires et la cohésion de la nation. Il fait le lit de l'extrémisme et des populismes. [...]

La responsabilité du chômage français ne peut être imputée à la mondialisation ou à l'Europe. Son origine est nationale. Elle est très simple : les autres pays luttent contre le chômage ; la France, elle, lutte contre l'emploi. Et ce avec une efficacité particulièrement remarquable depuis 2012, puisque, dans un contexte de reprise mondiale, François Hollande aura tenu la gageure de créer 642 000 chômeurs et de détruire 300 000 emplois.

Le retour au plein-emploi dans les pays développés résulte des réformes pour renforcer la rentabilité des entreprises et encourager l'emploi marchand, diminuer le coût du travail, réduire les freins à l'embauche, introduire plus de flexibilité, diminuer les inégalités au sein du marché du travail, investir dans la formation et l'éducation. Ce n'est pas la reprise qui a réduit le chômage. Ce sont les réformes qui ont déclenché la reprise.

La France a pris le parti inverse. Elle attend tout d'un retour providentiel d'une croissance tirée par l'extérieur. Elle a misé sur un choc fiscal qui a ruiné les entreprises, bloqué l'investissement et fait s'effondrer sa compétitivité. Non seulement elle s'est refusée à engager des réformes du marché du travail, mais elle fait le contraire : augmentation du smic et du coût du travail (34,6 euro par heure contre 31,4 euro en Allemagne, 28,3 en Italie et 21,3 en Espagne) ; durcissement des obstacles au licenciement ; augmentation des inégalités entre le noyau dur des ultra-protégés et la galaxie des précaires ; envol des prélèvements dus par les entreprises (18 % du PIB contre 14, 5 % en Italie, 12 % en Espagne et 9 % en Allemagne) ; multiplication des emplois aidés dans le secteur non marchand (480 000) ; pénalisation de l'apprentissage et des emplois familiaux ; désintégration de l'enseignement public, qui rejette chaque année 161 000 jeunes sans aucune formation.

Le chômage voit culminer la schizophrénie de nos dirigeants. D'un côté, François Hollande prétend lier son destin au reflux du chômage. De l'autre, il poursuit une politique du plein chômage. Avec pour derniers avatars le monstre bureaucratique du compte de pénibilité et l'inouïe loi Rebsamen, qui, conçue pour alléger les seuils sociaux, alourdit les obligations des entreprises à tout niveau et abaisse le seuil supérieur de 5 000 à 1 000 salariés. Encore le pire est-il à venir avec la déclaration de François Hollande selon laquelle le temps de la redistribution est venu [...]".

 

Et le ravi de la crèche, nous ayant amplement prouvé qu'il ne possédait pas le moindre sens de l'État, ose encore venir la ramener sur les heureux effets de son quinquennat ?

 

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Commentaires

1. Le vendredi, 25 août 2017, 20:14 par Olivier

Outre la médiocrité de cet insignifiant personnage qui n'aurait jamais dû dépasser le stade de sous-chef de service à la sous-préfecture de la Lozère, j'en veux personnellement à Fraise-des-Bois because une bouteille de Gevrey-Chambertin.

Le lendemain de l'élection de Flanby en 2012, j'avais parié avec un bon copain, une bouteille de Gevrery-Chambertin 2005 qu'il n'irait pas au bout de son Mandat et le soir de la défection de Toumou le 1er Décembre dernier, mon pote m'envoyait un mail avec en pièce jointe, une "promo" sur les tire-bouchons......

C'est à la délicatesse du rappel que l'on mesure la qualité d'une amitié !

2. Le samedi, 26 août 2017, 07:08 par Un Citoyen ordinaire

Flanby qui ose la ramener après le PIRE mandat de toute l'histoire de la Vème République... Une fois de plus, on ne peut que constater la véracité des propos d'Audiard, "les CONS osent tout, c'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnaît...".

Quelle belle illustration, en effet. Pauvre type, va !

3. Le mardi, 5 septembre 2017, 18:32 par Un citoyen plus qu'ordinaire, un sans dent .

Il serait bien dans le rôle de Tartarin de Tarascon ce dadais né de Daudet. Quel bouffon !

4. Le mercredi, 2 mai 2018, 08:33 par Nicolas

Un président à la mode Offenbach, voilà ce qui lui sied . En fait il a été le coq Chantecler du renard Macron et ça le met en rage ! Il s'est fait piéger comme le c...qu'il est !
Mais il bouge encore, la honte ne le tuera jamais.

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