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Hypocrite, ôte d'abord la poutre de ton œil !

, 11:21 - Lien permanent

L'incroyable collusion médias-justice type "mur des cons" se poursuit, afin de tenter de manipuler, c'est l'évidence même, le vote des Français - en faveur de l'ancien conseiller privilégié de Hollande, qui fut aussi son ministre de l'économie.

Car voici que le PNF et sa sinistre procureur de la République, aux ordres d'un pouvoir socialiste aux abois ("Mais qu'ont-ils donc à cacher de si grave pour agir de la sorte ?", s'exclame du lecteur du Point), non contents d'avoir mis sur le dos de Fillon un éventuel détournement de fonds publics, une complicité et un recel de détournement de fonds publics, un recel et une complicité d'abus de biens sociaux et un manquement aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (n'en jetez plus !), charge encore la barque avec des soupçons de trafic d'influence ! Il suffit qu'un journal publie une facture de costumes (avec production de la photocopie du chèque !), pour qu'aussitôt le PNF s'alarme. À quand les chaussures, comme jadis les Berlutti de Roland Dumas, à quand les caleçons ! Mais déjà, le mariage des enfants a été mis sous la loupe ! Comme le remarque le même lecteur, "pour achever un homme politique, s'en prendre à sa famille est le plus sûr moyen de le faire craquer".
Alors, disons-le, trop c'est trop, et si Flanby a été le pire (ou le pitre ?) Président de la Ve, son pouvoir de nuisance mérite le premier prix.
Trop c'est trop, et je voudrais pour terminer donner à lire l'éditorial du dernier "Réforme" en date (livraison 3697 du 16 mars). On sait la rigueur proverbiale des protestants, leur souci de rectitude morale. Le "coup de patte" de Nathalie Leenhardt (rédactrice en chef de l'hebdomadaire protestant) n'en est que plus cinglant !

"Là franchement je n'en peux plus.
J'ai eu beau tenté de fermer les écoutilles pendant quelques jours,  j'ai  été  rattrapée  par  le  mot  "costume". Voilà que mes confrères s'intéressent davantage à la garde-robe de François Fillon qu'aux morts dans la rue !** Outre le fait que je n'ai vraiment que faire des costumes du candidat - qui cultive en revanche l'art de se faire tailler des costards...-, je suis dégoûtée par l'attitude de plus en plus indécente de trop de journalistes. Pourquoi ne balaient-ils pas devant leur porte ? Combien sont-ils à se faire offrir des vêtements, des restaurants, des ristournes sur les remontées mécaniques ou les places de concert ?
Combien sont-ils à revendre sur Internet les livres et autres objets reçus dans leur rédaction ?
Combien sont-ils à faire ce qui s'appelle dans le jargon de la profession des "ménages"***, ces animations de colloques et autres journées d'entreprises royalement payées ? Bien sûr, ceux-là ne sont pas la piétaille ou les obscurs qui tentent de faire le plus correctement possible leur boulot mais des hommes et des femmes qui jugent de tout et de tous, sans jamais se remettre en cause eux-mêmes. Qui évoquent les salaires des députés sans donner les leurs. Qui demandent une déontologie à leurs interlocuteurs qu'ils sont bien en peine de s'appliquer à eux-mêmes.
Que ceux-là interpellent et critiquent nos élus, c'est indispensable. Mais qu'on cesse d'exiger de la classe politique ce que l'on est incapable de s'appliquer à soi-même. L'exemplarité, la cohérence entre ce que l'on dit ou écrit et ce que l'on fait - ou la tentative de cohérence -, la mesure en toutes choses, l'amour du bien commun et le service du prochain ne sont pas un programme réservé à la seule classe politique
".

** N. L. fait allusion à la cérémonie qui va être organisée sur la place du Palais-Royal à Paris,  par le Collectif "les Morts de la rue".

*** J'aurai bientôt sur ce sujet peu claironné par la caste journaleuse à reparler d'un élégant personnage friand de ce genre de libéralité - qui ressortit au vrai à l'abus de biens sociaux -, le sieur Feldschuh, dit Michel Field.

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