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Brève réflexion sur une grâce partielle

, 14:10 - Lien permanent

Trois coups de fusil : si j'ai bien compris, il a fallu recharger... Deux fois la préméditation donc, et pour des tirs par derrière, qui plus est. Je veux bien que cette femme ait vécu l'enfer sur terre, mais qu'avait-elle fait pour protéger ses filles de la brute ?

Bref, cette "grâce partielle" présidentielle, qui va à l'encontre d'une décision de justice par deux fois librement et contradictoirement confirmée, me laisse un goût amer - alors qu'il devait certainement y avoir, au sein même de l'institution judiciaire, des moyens pour adoucir la lourdeur de la condamnation.

Et certes, je me souviens - personne n'a cité ce cas - qu'en 54 ou 55, une femme avait assassiné son ministre (du gouvernement Mendès-France) de mari (qui la trompait, je crois), et qu'elle avait été acquittée, l'Yvonne. Certes, mais le bon public ne dispose pas des éléments qui ont conduit à deux décisions en apparence contradictoires.

Et je reviens à mon sujet, qui est ce prétendu Président de la République, ce lamentable gougnafier, un œil sur sa braguette, l'autre sur les conseils de ses conseillers en communication. "La communication, c'est la corruption", avais-je au jour entendu à l'Académie française (mais oui, mais oui, j'y fus).

Ce type est un corrompu très malin, qui a entendu les appels éhontés d'une certaine intelligentsia, et les énormes pressions médiatiques qui ont eu lieu depuis le verdict. Alors, en rendant une justice mi-chèvre, mi-chou, il pense s'attirer les bonnes grâces, c'est le cas de le dire, de personnes se disant influentes (sur le cours de l'opinion, et donc sur les résultats des votations futures).

C'est pitoyable, surtout après avoir promis d'exercer une présidence irréprochable.


Le hargneux Jean-Luc Mélenchon vient de prétendre qu'au gouvernement, "il ne reste que les dégoûtants". Peut-être. Ce qui est sûr, c'est le dégoût qui vient, lorsqu'on songe à celui qui avait juré la main sur le cœur d'assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics.

 

 

[Mon blog redémarre, là où je l'avais abandonné. Et j'y injecte peu à peu mes pages "Actualité", rédigées depuis ce pathétique 7 mai 2012. L'explication de ce revirement est à trouver à la date du 1er décembre 2016, 20:20]

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