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Une condamnation exemplaire

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Ainsi donc a-t-on appris avec évidente satisfaction qu'hier, Éric Zemmour avait été condamné à 3 000 euros d’amende pour provocation à la haine envers les musulmans (pour des propos rapportés par le journal italien Corriere della Sera en octobre 2014). Il avait déclaré, entre autres, que les musulmans "ont leur code civil, c’est le Coran" (il aurait pu ajouter : et leur code pénal, c'est la Charia), qu'ils "vivent entre eux, dans les banlieues. Les Français ont été obligés de s’en aller".

Tous propos, chacun s'en rend compte, qui sont une outrageante offense à la vérité, telle que nous la vivons quotidiennement.

Cet infect individu, que le procureur n'avait pas hésité à qualifier de "récidiviste", était allé jusqu'à inventer un "Je pense que nous nous dirigeons vers le chaos. Cette situation de peuple dans le peuple, des musulmans en voie de sécession dans le peuple français, nous conduira au chaos et à la guerre civile. [...] Des millions de personnes vivent ici, en France, mais ne veulent pas vivre à la française".

Intolérable, en effet ! Ces propos "stigmatisants et sans nuance" , n'a pas hésité à déclarer le procureur, ont "pour objet principal d’opposer les musulmans et les Français". Cette magistrate aussi courageuse que perspicace a même soupçonné l'odieux Zemmour de nourrir le dessin caché de "mettre en place tout ce qu’il faut pour y arriver, à cette guerre civile qu’il prophétise". Bien fait pour sa gueule, et outre que je me réjouis que la Licra et SOS-Racisme aient obtenu leurs dommages et intérêts habituels, je suggère qu'on inscrive cet anti-Français au mur des cons. Ainsi justice sera faite !

Car à dire le vrai, la justice ne fut pas rendue, voici treize ans (le 17 septembre 2002), à l'encontre d'un autre odieux, le prétendument romancier Michel Houellebecq poursuivi, lui, par plusieurs associations islamiques pour "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence […] et injure envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion déterminée, en l’espèce, l’Islam".

Cet infâme n'avait-il pas aggravé son cas en répondant à l'audience, à l'interpellation d'un avocat des parties civiles - qui lui demandait s'il prenait les Musulmans pour des cons ! - "Je n'ai jamais dit ça. J'ai dit que les Musulmans suivaient une religion qui m'apparaît comme stupide, que la religion la plus con, c’est quand même l’Islam". Il devait ajouter : "Il existe un discours convenu qui consiste à dire que les textes fondamentaux de cette religion ne prêchent que la paix. Mais dans la réalité, ils ne prêchent ni la paix, ni l'amour, ni la tolérance : ce sont des textes de haine". Il terminait en affirmant : "Je n'ai jamais manifesté le moindre mépris pour les Musulmans, mais j'ai toujours autant de mépris pour l'Islam".

Et il fut relaxé, vous vous rendez compte ! Quel "déni de justice", comme dirait l'autre !

Et que dire du brûlot anti-musulman (La Rage et l'Orgueil) d'Oriana Fallaci - rédigé immédiatement après la destruction par Al-Qaïda des tours jumelles du World Trade Center ? Elle y prétendait, entre autres énormités, que neuf imams sur dix étaient "des guides spirituels du terrorisme". Même le très convenu "Fig-Mag" avait trouvé outrancières ses allégations, c'est dire ! Toute cette boue est restée impunie, hélas, hélas, hélas !

Et je voudrais mettre dans le même panier une autre exaltée, l'écrivain-gynécologue bangladaise Taslima Nasreen (née en 1962) qui soi-disant menacée de mort par des fondamentalistes de son pays, affirmait à la même époque (le 19 septembre 2002) : "il faut critiquer l'Islam, surtout dans les pays islamiques. C'est un acte utile pour ceux qui vivent dans ces pays. Sous l'Islam, ni la démocratie ni les droits de l'homme ni les droits des femmes, ni la liberté d'expression ne peuvent survivre. Ce dont les pays islamistes ont le plus besoin, c'est d'introduire la laïcité".

Elle aggravait encore son cas en osant affirmer : "en réalité, il n'y a aucune différence entre l'Islam et le fondamentalisme islamique. Les fondamentalistes appliquent le véritable Islam". Comment ne pas comprendre, dès lors, que "des fous d'Allah", comme elle les désigne avec mépris, aient voulu la tuer ? Comment ne pas approuver qu'elle fasse toujours l'objet d'une fatwa que les mollahs de son pays, intellectuels de première grandeur et grands démocrates devant Allah s'il en est, ont lancée contre elle ? Elle doit continuer à vivre recluse en Suède, le pays où elle s'est réfugiée ? Bien fait pour elle ! Et ce n'est pas Madame le procureur du tribunal correctionnel de Paris qui me contredira ! Et pas davantage les 130 morts et les 351 blessés des attentats du 13 novembre 2015 !

Et pour combler totalement mon désir de justice, voilà que j'apprends, ce jour, la forte condamnation de la dénommée Christine Boutin, qui avait qualifié l’homosexualité d’ "abomination". Elle s'était réfugiée derrière la Bible ("Le péché n'est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné"), cette demeurée, ce qui ne l'a nullement protégée, fort heureusement, d'une "provocation publique à la haine ou à la violence" envers les nobles personnes à orientation sexuelle différente. Et le tribunal correctionnel est allé bien au-delà des réquisitions du procureur : excellente nouvelle !

Et pendant ce temps, le sinistre Bartolone n'a nullement été inquiété, lui, pour avoir agoni d'injures son adversaire, Valérie Pécresse, et avoir qualifié de "mouvement obscène" (!) la Manif pour tous. Bien davantage, les députés socialistes lui ont renouvelé leur confiance, l'ont acclamé et reconduit comme président de l'Assemblée nationale !

Sauf que les électeurs, eux, qui ont tout de même plus d'importance démocratique que des juges, lui ont collé une magistrale paire de baffes. La justice immanente est parfois extrêmement cuisante.

Très bien ce billet où tu termines par ce méchant con de Bartolone. À ta place, j'aurais ajouté un petit mot à propos de ce qu'il aurait déclaré, selon Bourdin qui le citait l'autre jour alors qu'il interviewait Bayrou. Bartolone aurait dit : "L'Ile de France, c'est ma vie". C'est tellement sa vie qu'il s'est vite empressé de remonter sur son perchoir pour volatile déplumé et a renoncé à son mandat de conseiller régional. - Jean-Louis.

 

 

[Mon blog redémarre, là où je l'avais abandonné. Et j'y injecte peu à peu mes pages "Actualité", rédigées depuis ce pathétique 7 mai 2012. L'explication de ce revirement est à trouver à la date du 1er décembre 2016, 20:20]

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