Bloc-notes

Home

Aller au menu | Aller à la recherche

Intifada

, 03:40 - Lien permanent

Une fois encore, la situation s'envenime, autour de l'État d'Israël. Une fois encore, les mensonges les plus éhontés sont proférés à propos des méchants Hébreux, expansionnistes en diable, tandis que pléthore de bons sentiments dégouline sur les pauvres "Palestiniens". Tiens, à ce sujet, une incidente : dans le film marocain Much Loved, de Nabil Ayouch (interdit au Maroc !), sorti en septembre dernier, on en apprend de belles sur les prétendus "Palestiniens", et sur ce que pensent d'eux leurs "frères" saoudiens ou autres... Parenthèse fermée.

Et hier encore, le cher quotidien du soir en rajoute une couche, prétendant que "la révolte des Palestiniens est légitime" : "Israël doit enfin comprendre de lui-même que la référence biblique à la Terre promise le conduit dans un cul-de-sac. Seul un retour aux frontières de 1967 est conforme à la raison". Ben voyons...
Aussi, sans espérer quoi que ce soit de la part des tenants de la pensée unique, il convient une fois encore d'affirmer quelques vérités - qui furent d'ailleurs, jadis (dans les années 48), celles de la gauche la plus sincère. Et pour ce faire, je donne à lire ci-après, sans commentaire, une interview donnée par un journaliste arabe (j'ai bien dit : arabe) de nationalité américaine (extraite du site www.worldnetdaily.com), Joseph Farah.

La situation au Proche-Orient paraît simple pour tout le monde : les Palestiniens veulent une patrie et les musulmans veulent le contrôle de sites qu’ils considèrent comme étant sacrés. Simple, non ?  Eh bien, en tant que journaliste arabe américain, qui s’est forgé une connaissance approfondie de la situation au Moyen-Orient, à force de commenter jets de pierres et tirs de mortiers, je peux aujourd’hui vous assurer que la justification de la violence et des émeutes ne trouve pas son origine dans la simple revendication palestinienne à une patrie ni dans la volonté des musulmans de contrôler des sites qu’ils considèrent sacrés.

Surpris ?
Alors comment expliquer qu’avant la guerre des Six Jours en 1967, il n’y eut aucun mouvement sérieux de revendication d’indépendance palestinienne ?
"Avant 1967 ?" me direz-vous, "les Israéliens n’occupaient pas la Cisjordanie et la vieille ville de Jérusalem".
C’est vrai.
Mais durant la guerre des Six-Jours, ce n’est pas des mains des  Palestiniens ni de Yasser Arafat qu’Israël conquit la Judée, la Samarie et Jérusalem Est. Ces territoires étaient de fait occupés par le Roi Hussein de Jordanie depuis 1948. A-t-on une seule fois demandé au souverain hachémite de restituer ces territoires aux Palestiniens ?

Non et non.
Ne vous demandez-vous pas alors pourquoi tous ces Palestiniens ont soudainement  découvert leur identité nationale après qu’Israël eut gagné cette guerre  ?

La vérité est que la Palestine est un Mythe !
Le nom Palestine est utilisé pour la première fois en l’an 135 de l’ère actuelle par l’empereur Romain Hadrien, qui, non content d’avoir éradiqué la présence juive en Judée – une présence qui durait depuis plus de 1000 ans ! –, non content d’avoir détruit leur Temple à Jérusalem, non content d’avoir interdit l’accès du pays aux derniers Juifs, persuadé qu’il fallait annihiler toute trace de civilisation juive dans le pays, le débaptisa au profit d’un nom dérivé des Philistins – les Philistins étant ce peuple  auquel appartenait Goliath et que les Hébreux parvinrent à vaincre des siècles plus tôt.  Ce baptême était pour les Romains une façon d’ajouter l’insulte à la blessure. Ils essayèrent également de changer le nom de  Jérusalem en "Alea Capitolina", mais cela ne rencontra pas le même succès.
La Palestine en tant qu’entité autonome n’a jamais existé au cours de l’Histoire. Jamais ! Le pays fut dominé successivement par les Romains, par les Croisés chrétiens, par les musulmans – qui n’ont d’ailleurs jamais fait de Jérusalem une capitale pendant qu’ils occupaient le pays –, par les Ottomans et, brièvement, par les Britanniques au lendemain de la première Guerre Mondiale. Dès 1917, avec la déclaration Balfour, les Britanniques  s’étaient montrés favorables à céder au moins une partie du territoire au Peuple Juif, afin qu’ils y établissent un État souverain.
Il n’existe pas de langue proprement palestinienne. Ni même de culture  spécifiquement palestinienne. Il n’y a jamais eu de Palestine dirigée par des Palestiniens. Ces derniers sont des Arabes, et sont indissociables des Jordaniens  – la Jordanie étant elle aussi une invention récente, créée de  toutes pièces en 1922 par les Britanniques – ou des Syriens, ou de certains Égyptiens. Mettez-vous bien en tête que le monde arabe contrôle 99,9 % des terres du Moyen-Orient. Israël ne représente que 0,1 % de la superficie régionale !
Mais cela est déjà trop pour les Arabes. Ils veulent tout.
Et c’est précisément là que se situe le nœud du conflit qui les oppose à Israël.
Avidité. Fierté. Jalousie. Convoitise. Toutes les concessions que pourrait  faire Israël n’y suffiront pas.

Qu’en est-il des lieux saints de l’islam ?
Il n’y en a tout simplement aucun à Jérusalem.
Cela vous choque ? Vous pouvez l’être. Je suis persuadé que vous n’entendrez jamais cette vérité brutale de la part d’un média international. C’est politiquement incorrect.
Je sais que vous me direz : "la Mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem représentent le 3ème lieu saint de l’islam, après la Mecque  et Médine".
Eh bien, sachez que c’est faux ! En réalité, le Coran ne fait aucune mention de Jérusalem. La Mecque y est citée des centaines de fois. Médine est  mentionnée un nombre incalculable de fois. Mais Jérusalem, jamais ! Inversement, Jérusalem est citée 669 fois dans la Torah !
Il n’existe aucune preuve historique que le prophète Mohamed se soit rendu à Jérusalem. Alors comment Jérusalem est-elle devenue le troisième lieu saint de l’islam ?
Les musulmans, aujourd’hui, se réfèrent à un vague passage du Coran, la 17ème Sourate, intitulée "le Voyage Nocturne"*.
Il y est fait état d’un rêve de Mohammed qui fut transporté de nuit "du temple sacré au temple le plus éloigné dont nous avons béni l’enceinte". Au septième siècle, des musulmans ont identifié les deux temples mentionnés dans ce verset comme  étant la Mecque et Jérusalem. Voilà à quoi tient la connexion si étroite entre l’islam et Jérusalem – connexion faite de rêve, d’imagination, d’interprétations et de mythe. Parallèlement, le peuple juif voit son enracinement à Jérusalem remonter jusqu’à l’époque du patriarche Abraham.
La dernière vague de violence qui sévit en Israël a eu comme origine, dit-on, la visite du chef du Parti Likoud Ariel Sharon sur le Mont du Temple, là où se trouvent les fondations du Temple construit par Salomon.  C’est le site le plus saint du judaïsme. Sharon et son entourage y furent accueillis à coups de jets de pierres et d’insultes. Je sais à quoi cela ressemble. J’y étais. Pouvez-vous imaginer ce que ressentent les Juifs  lorsqu’ils sont menacés, lapidés et tenus éloignés du lieu le plus saint du judaïsme ?
Alors, me direz-vous, quelle est la solution pour apporter la paix dans ce Moyen-Orient ?
Franchement, je ne pense pas qu’un homme aujourd’hui puisse se prévaloir de détenir une solution durable. Mais s’il y en a une, elle se doit de commencer par rétablir la Vérité. La poursuite des mensonges  n’apportera que plus de chaos. Continuer à mépriser un droit légitime vieux de 5 000 ans pour les Juifs, de surcroît renforcé par des preuves historiques et archéologiques éclatantes, en les confrontant à de fausses revendications, ne pourra que donner une mauvaise réputation à cette diplomatie de menteurs.

* [Les musulmans s’appuient sur le Coran pour revendiquer Jérusalem, pourtant Jérusalem n’y est pas mentionnée une seule fois. La 17ème sourate contient une allusion floue à une "Mosquée la plus éloignée" : "Loué soit celui qui a conduit pendant la nuit son serviteur de la mosquée inviolable à la mosquée la plus éloignée". Mais existe-t-il une base solide qui prouverait qu’il est ici question de la mosquée al-Aqsa de Jérusalem ? La réponse est : Non ! Au temps de Mahomet, qui mourut en 632 après Jésus Christ, Jérusalem était une ville chrétienne du royaume byzantin. Elle ne fut conquise que six ans plus tard par le calife Omar.
Durant cette période, il n’y avait que des églises dans la ville, et sur le Mont du Temple, se trouvait l’église byzantine de Sainte Marie. Vers l’an 711, soit 80 ans après la mort de Mahomet, l’église fut transformée en  mosquée et appelée al-Aqsa afin de donner corps à l’incompréhensible sourate 17 du Coran. Mahomet ne pouvait donc pas penser à cette mosquée quand il écrivit le Coran, puisqu’elle n’exista que 3 générations après sa  mort.
D’ailleurs Mahomet n’éprouvait pas de sympathie particulière pour Jérusalem.
Il permit à ces fidèles de prier tournés vers Jérusalem pendant quelques mois, pensant ainsi convaincre les Juifs de se tourner vers l’islam. La  tentative ayant échoué, il prononça le 12 février 624, l’interdiction de prier en direction de Jérusalem.
Cette ville ne fut jamais un lieu saint pour les musulmans].

[PS du 09 novembre 2015, à propos du film marocain Much Loved, évoqué ci-dessus : "L'héroïne du film de Nabil Ayouch avait déjà reçu des menaces de mort. Molestée jeudi dernier à Casablanca, la comédienne a préféré fuir le Maroc pour des raisons de sécurité". Tiens, on n'a pas entendu les deux "Marocaines" du gouvernement français protester immédiatement haut et fort !]

 

 

[Mon blog redémarre, là où je l'avais abandonné. Et j'y injecte peu à peu mes pages "Actualité", rédigées depuis ce pathétique 7 mai 2012. L'explication de ce revirement est à trouver à la date du 1er décembre 2016, 20:20]

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet