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La haine est son métier

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Très récemment (le 22 décembre dernier), j'ai parlé de ce "pauvre Zemmour" qui en recevait de tous côtés... Mais sans doute n'avais-je pas eu connaissance du bouquet - sur lequel je suis tombé par hasard, en écoutant en différé l'émission "On n'est pas couché" en date du 4 octobre 2014, et consacrée à l'examen critique de Le suicide français. Le maître de cérémonie, Ruquier, fit à l'auteur des objections sévères, mais toujours sur le ton d'une courtoisie de bon aloi, qui doit être la règle en face d'un invité, avec qui on n'est pas obligé d'être d'accord.

Mais ensuite, la parole fut donnée à un inquisiteur mal embouché de première, un dénommé Aymeric Caron, que je ne connaissais absolument pas ("On n'est pas couché" n'est pas ma tasse de thé, et de plus passe à des heures auxquelles, invariablement, je suis couché) et que j'ai appris à connaître.
Car dire qu'il s'agit d'un malappris est un euphémisme insupportable et mensonger. Disons tout d'abord que ce jeune homme est issu de l’École supérieure (sic) du journalisme, sise à Lille. Un mot sur cette école, à l'usage de ceux qui ont la mémoire courte. Cette école "supérieure" organisa un peu avant le second tour de l'élection présidentielle, fin avril 2012,  une votation parmi ses élèves : Hollande recueillit 100 % des voix ! Vous voyez comment sont recrutés et endoctrinés les futurs journalistes : à la mode stalinienne. Certes, j'espère que l'ensemble d'une promo n'est pas à l'image de ce Caron, sur qui je reviens maintenant.
Dire qu'il fut odieux avec Zemmour est encore un douce litote, car ce type-là est à la vérité un salopard. Désirant mieux connaître son pedigree, j'ai par hasard frappé à la bonne adresse, en dénichant l'article (3 mai 2014) parfaitement éclairant d'un certain Benoît Rayski, et d'abord dans son titre : "La haine est son métier". "Caron est de gauche. Être de gauche, pour beaucoup de gens, c’est une opinion. Pour un nombre moindre, c’est un bulletin de vote. Mais pour lui, c’est une profession. Pas une profession de foi. Une profession. Il exerce celle-ci le samedi soir à une heure de grande écoute. Avec toute l’arrogance nécessairement héroïque qui sied à un dernier des Mohicans. Seul contre tous !..."

Malheureusement pour cet infect individu, comme pour le Cran, ou la Licra et leurs dépôts de plaintes contre Zemmour pour, je cite, "apologie de crime contre l'humanité et incitation à la haine raciale" (rien que ça), il est piquant de constater que la tragique semaine que nous venons de vivre (et pour certains, hélas, de mourir) apporte le plus cinglant démenti à leurs fumeuses et mensongères élucubrations, pour ne pas dire criminelles, et une eau bien putride au moulin de Zemmour : car il ne fait jamais que décrire ce qu'il a sous les yeux, et annoncer les catastrophes qui vont se produire. Et encore, s'il n'y avait que les droitsdel'hommistes précités ! Mais c'est toute une partie de la presse française (sortie sans doute de "l'école supérieure") qui crache sur Zemmour, réclame qu'il soit interdit d'antenne, voire se situe parfois à l'extrême limite précédant l'incitation au meurtre. Mais vous pensez que cet ensemble nauséabond va faire amende honorable ? Que nenni !

Tiens, prenons ce cher quotidien du soir, devenu l'annexe "intellectuelle" de Libé : il vient de me faire rire aux larmes, avec sa dernière manchette (cahier du 13 janvier) : "Boko Haram se taille un territoire à coups de massacres". Rire aux larmes, car il faudrait en pleurer : faut-il rappeler que c'est à peu près depuis l'Hégire, que l'Islam (religion pacifique n'est-ce pas) s'est taillé d'immenses territoires à coups de massacres (et autres joyeusetés). Quand l'armée israélienne dynamite la maison d'un "terroriste palestinien" convaincu d'avoir assassiné l'un des siens, Le Monde en fait des tonnes. Quand Boko Haram dynamite des centaines de maisons au Nigeria (et massacre au passage leurs habitants), cela devient presque normal... Lorsqu'une mosquée reçoit trois impacts de balles, en France, c'est toute la presse qui rugit. Mais quand ce sont des casernes de CRS ou de gendarmerie qui essuient des tirs, le silence est d'or. Oui, en France, nous disposons vraiment d'une presse libre !

Un dernier mot, une dernière idée - et je regrette de ne pas l'avoir eue. Dans une opinion à propos de la semaine sanglante, le général Alexandre Lalanne-Bertoudicq - qui n'est pas la moitié d'un con, croyez m'en - pose la question insolente, et qui tue : "si les tueurs avaient attaqué Minute ou Présent, aurions-nous eu droit à ces déclarations fustigeant 'une attaque au cœur de la république' ? Non, bien sûr, et vous le savez !
Exact, mon général, nous le savons.

Que dire sinon s'évader un instant en délirant avec un nouveau dicton :
"Un bocal à moteur,
Des boko haram !" - Olivier

 

 

[Mon blog redémarre, là où je l'avais abandonné. Et j'y injecte peu à peu mes pages "Actualité", rédigées depuis ce pathétique 7 mai 2012. L'explication de ce revirement est à trouver à la date du 1er décembre 2016, 20:20]

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