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Le courage sans voiles

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Dans le cadre du rattrapage de mon retard vis-à-vis de l'actualité - mais y arriverai-je un jour ? - je voudrais revenir sur un incident "laïcité" que l'actualité a traité bien modestement, pour le passer tout aussitôt aux oubliettes.
Je rappelle qu'à Sciences-Po d'Aix-en-Provence, un professeur est entré en pétard - c'était le 29 septembre dernier - contre une de ses étudiantes voilée.

Les journaux rapportent qu'en plein cours, ce professeur qui est aussi le directeur du département d'histoire à l'I.E.P., autrement dit ce n'est pas n'importe qui, a "apostrophé" en plein cours (de première année) une étudiante voilée, qualifiant le voile de "manipulation des salafistes" et de "cheval de Troie de l'Islamisme" : "vous comptez garder votre truc ?" a-t-il terminé.

Que n'avait-il pas dit là ! Ses courageux collègues se sont aussitôt désolidarisés de ce trublion qui, pourtant, refuse (doit-on ajouter : avec raison ?) toute accusation de racisme ou d'islamophobie. On apprend par ailleurs que cette étudiante a réussi le concours de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence "grâce au programme Égalité des chances" - ce qui est déjà tout un programme, si vous voyez ce que je veux dire. Et la voilà qui pleurniche : "Porter ce voile, c'est aussi ma liberté... Je suis juste là pour faire mes études, je préférerais qu'on me voie juste comme une bonne élève". Certes, certes. Alors que tant de femmes de par le monde, écrasées par le joug de l'Islam (ou de l'Islamisme, si vous préférez) ne souhaiteraient qu'une chose : ne plus être astreintes à porter cette tenue qui est la marque de leur profonde aliénation !


Quant au malheureux directeur du département d'histoire à l'I.E.P. (ce doyen du corps professoral porte la cravate, c'est forcément un fichu réactionnaire appartenant à la France moisie), il a rappelé pour sa défense que "la laïcité est un principe qui ne peut se découper en tranches : nous n’avons pas à accueillir de prosélytisme". Pour autant, une semaine après l'incident, il a vu accourir dans son amphi toute une bande de trublions venue perturber le déroulement du cours, et composée, selon ses dires "de salafistes et de gauchistes".

Selon La Provence, qui développe le sujet, comme il est normal, beaucoup plus que ses confrères, "la direction [de l'I.E.P.] prône l’apaisement" : sans critiquer son professeur, le directeur prend la défense de l’étudiante : "à partir du moment où on peut l'identifier, elle peut être vêtue comme elle veut", souligne-t-il, en faisant le grand écart. Hélas, en pur droit, il n'a pas tort : la loi de mars 2004 sur la laïcité interdit le port de signes religieux dans les écoles, collèges et lycées publics. Mais ne parle pas des Universités. Pour moi, il va de soi que tout espace dévolu à l'enseignement relève de la même loi. Mais ce n'est qu'une interprétation, que d'aucuns qualifieront de restrictive...
C'est pourquoi La Provence affiche une grande photo de la fameuse étudiante (vue de dos), en conversation "apaisée" avec le directeur de l'Institut - dont l'attitude semble le montrer allant à Canossa. Le quotidien en profite pour stigmatise le "dérapage" du professeur spécialiste d'histoire militaire (en voilà pourtant un au moins, en France, qui connaît son histoire et qui sait qu'un siècle à peine après l'Hégire, les Arabo-musulmans étaient déjà à Poitiers !) et veut nous tirer des larmes en parlant de "l'amère expérience qu'a faite cette jeune étudiante de première année de l'IEP d'Aix", tout en mentionnant "qu'une partie des étudiants, solidaires, a quitté l'amphithéâtre en signe de désapprobation". De fait, on nous montre une banderole et quelques étudiants réclamant "sinon une sanction, du moins des excuses publiques de la part du professeur".


Mais, tout de même, la parole, in fine, est donnée à l'impétueux professeur. Lequel sort quelques vérités jusque là tues. Alors que le journaliste lui demande s'il regrette son geste, le professeur assume : "Mais que voulez-vous que je regrette ? Je suis un enseignant libre de ses paroles, par la Constitution elle-même. J'ai seulement mis mes étudiants en face d'un cas concret de prosélytisme, de non-respect. Je ne vais pas revenir là-dessus, ça non. Cette étudiante n'a pas compris ce que c'était que la laïcité. Je suis très tolérant avec les signes discrets mais là, elle porte le drapeau noir de l'islamisme. C'est un trouble à l'ordre public". Il ajoute que des étudiants se sont plaints de la tenue de l'étudiante. Comme le journaliste lui dit qu'il n'a pas rencontré de tels étudiants, il rétorque : "C'est la peur... tous les fascismes ont commencé par la peur. En revanche, certains étudiants sont venus se confier dans mon bureau. Mais au final, ce n'est pas le cas de cette étudiante manipulée qui m'intéresse, mais une question de fond. La question fondamentale de l'Islam en France et de ce qu'il peut proposer de plus radical. C'est la première fois depuis la création de l'I.E.P. [1958] que l'on voit une telle provocation. Ou nous baissons les bras, ou on réagit".

Chapeau, Monsieur le directeur du département d'histoire !

Note ajoutée le 29 octobre : on, apprend ce jour que la dénommée Belkacem, paraît-il ministre de l'Éducation nationale de confession musulmane et garde des sceaux de la Laïcité, encourage les mères voilées à accompagner les sorties scolaires de l'école élémentaire. On est vraiment fiers d'être (encore) Français.

On apprend également que Boris Vallaud, mari de l'autre, rejoint l’Élysée en qualité de Secrétaire général adjoint....
Ainsi, comme tous les Souverains médiocres, Hollande s'entoure, non pas de "grands serviteurs de l’État" comme on a coutume de dire, mais de petits êtres serviles qui arrivent à ces postes uniquement pour servir la soupe et se louer comme paravent face à la réalité !
D'ici que Hollande rappelle Necker !
Plus dure sera la chute ! (air connu) - Olivier

 

 

[Mon blog redémarre, là où je l'avais abandonné. Et j'y injecte peu à peu mes pages "Actualité", rédigées depuis ce pathétique 7 mai 2012. L'explication de ce revirement est à trouver à la date du 1er décembre 2016, 20:20]

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