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Helvétie pour des lanternes

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En commençant ce billet, je pense à tous ceux qui sont partis en Algérie, et ce n'était pas la fleur au fusil... Je pense à tous ceux qui ne sont pas revenus, même pas tués proprement, parfois dépecés comme des bêtes... Je pense au million de personnes apeurées qui, au début des années 60, ont dû choisir, parfois en moins d'une heure, entre la valise et le cercueil... Je pense à cet "officier" de l'ALN, goguenard envers un officier français : de toute manière, on vous aura... avec les ventres de nos femmes...

C'est à travers ce prisme-là, et que cela plaise ou non, que j'appréhende la réaction helvète, et que je pense, au plus profond de moi : quoi, seulement 57 % d’entre eux à dire non ? Mais cette interrogation surprise se mue aussitôt en véritable haine - moi qui suis d'une douceur angélique (annguelôs, la bonne nouvelle), lorsque je prends connaissance avec stupéfaction de la réaction de la quasi-totalité de nos politiques, pour ne rien dire des médias. Ah ! C'était bien la peine de se prosterner devant le cercueil de Lévy-Strauss ! Mais surtout, une fois de plus, quelle insupportable attitude, que de vouloir toujours donner des leçons au monde entier (quand il n'est pas arabo-musulman, bien sûr).

Peut-être, me suis-je dit, est-ce une normale réaction d'orgueil après que les Français, qui nous avaient déjà annoncé rugby et orbi qu'ils seraient les prochains champions du monde, eurent été étrillés, et de quelle façon, par des All-Blacks tout de blanc vêtus. Peut-être, après tout. Mais la "leçon" administrée, et sur quel ton, au peuple helvète, non, ça c'est vraiment intolérable. Nos gouvernants et nos têtes pensantes sont des lâches, ou alors, dignes émules d'un Jacques Chirac se précipitant à Bagdad à peine les canons de Kippour enfin réduits au silence, ils songent à nos approvisionnements en or noir, denrée ô combien précieuse détenue à plus de 80 % par qui vous savez... Et ce qu'a dit Kouchner sur la votation, après ses paroles définitives à propos de la conduite de Mitterrand (le neveu), le déconsidère définitivement, inexorablement, à mes yeux. Qu'il s'occupe de ses sacs de riz, ai-je lu dans la réaction d'un lecteur. Oui, c'est son niveau. Et j'ajouterai : et de ses intérêts gabonais.

Car si j'en crois les réactions indignées de la plupart de ceux qui ont écrit à leurs journaux favoris (pas spécialement de droite, pas spécialement xénophobes) à près de 90 %, paraît-il, pour approuver chaleureusement la votation suisse, j'en déduis que, rarement à ce point les prétendues élites ont été éloignées du peuple, en principe souverain. Nos politiciens devraient s’interroger là-dessus.

Mais venons-en aux faits, qu'il faut essayer d'examiner sans passion, et donc d'établir, voire de rétablir.


Affiche

En une trentaine d'années, la population musulmane est passée, en Suisse, de 0,25 % à un peu moins de 6 % (de 16 000 à 400 000 personnes). Cela, déjà, devrait donner à penser : d'où vient cette progressive arrivée, cette montée en puissance, et pas seulement en Suisse, d'une population allogène dont la religion paraît faire peur, poser problème ? S'agit-il, ou non, d'une action concertée, avec un chef d'orchestre invisible, mais tout-puissant ? Ensuite, les affiches que l'on sait, sans doute provocatrices, ont été interdites d'affichage dans les grandes villes suisses (à Bâle, à Lausanne, à Neuchâtel et à Genève, canton coffre-fort qui a d’ailleurs accepté à 60 % l’érection des minarets).

Et pourtant, dans l'énoncé des motifs réclamant une votation sur ce problème, on ne relevait rien de bien extraordinaire, ce pays entendant seulement ne "rien concéder de plus aux musulmans que ce que la Constitution fédérale accorde déjà aux autres religions". Nous pensons, était-il précisé, que le minaret est le symbole d'une revendication de pouvoir qui, au nom d'une pseudo-liberté religieuse, conteste des droits fondamentaux comme l'égalité des sexes devant la loi, par exemple… Le minaret n'est pas seulement un appendice architectural… Il est aussi le reflet de la domination de l'Islam. Et cela est inacceptable. Il symbolise donc une conception contraire à la Constitution et au régime légal suisse. Toutefois, cette initiative ne restreint pas la liberté de croyance, qui est garantie dans la Constitution comme un droit fondamental". Donc, la liberté religieuse, et en particulier le droit d'ériger des lieux de culte sont parfaitement garantis aux Musulmans vivant en Suisse (dont 10 % ont acquis la nationalité – contre 50 % en France) : nul besoin de minaret pour pratiquer dignement la religion musulmane (minarets qui sont en Europe judéo-chrétienne, pour l’instant, silencieux, sauf en Grande-Bretagne, à de certaines heures de la journée). C’est pourquoi la réaction du grand mufti d’Égypte, Ali Gomaa, affirmant que la votation n’était pas une simple atteinte à la liberté religieuse, mais aussi une insulte aux sentiments de la communauté musulmane, ne laisse pas d’interroger ; les Musulmans « colonisant » l’Europe n’auraient-ils donc que des droits, et pas de devoirs ?

À l'initiative de cette votation se trouve un conseiller national (appartenant à une formation, l'UDC, qui regroupe plus du quart des conseillers nationaux - députés  du pays) qui est dans le civil professeur d'allemand, engeance qui ne passe pas pour être spécialement réactionnaire et/ou raciste. Ce qui est clair, à présent, c’est que, comme la majorité de ses concitoyens, il est seulement inquiet de l' «islamisation rampante de la société».

Alors, pourquoi ces réactions d’indignation ? Naturellement, c’est un socialiste (suisse) qui vend la mèche, le fin mot de l’histoire, en déplorant le vote : «Il y a un véritable risque que le débat dérape et que le monde arabe en prenne ombrage. Ce qui pourrait avoir des conséquences politiques et économiques déplorables». Ben oui, toujours le tiroir-caisse, et la peur d’éventuelles représailles contre les banques helvètes : surtout ne pas fâcher le monde arabo-musulman (n’est-ce pas ce qu’on nomme communément le chantage ?)  ! Mais tout de même, ce brave homme ne va pas jusqu’à la grossière ignominie d’un Cohn-Bendit, qui affirme tout de go : « Les Suisses doivent revoter ». Sous-entendu : jusqu’à ce qu’ils entendent raison et acceptent sans sourciller ce que les Canadiens nomment les accommodements raisonnables.
Est-ce la paresse d’esprit, est-ce la lâcheté qui nous font renoncer à défendre ce que nous sommes ? En tout état de cause, le fait est. Et j’ai bien peur que l’Islam ne soit pas soluble dans la République. Et dire que certains ont osé prétendre que les Suisses avaient choisi la haine !

Il est trop facile de qualifier de « populistes » ceux qui ont décidé que le pas de vagues, vive la pensée unique et le politiquement correct, cela commençait à bien faire. J’ignore à peu près tout de ce qui se passe en Suisse, mais il suffit de constater ce que nous avons en France. Justement, à l’occasion des débordements – le mot est faible – qui ont embrasé notre pays pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec lui, un match de foot n’impliquant pas l’équipe nationale, se jouant qui plus est à des milliers de kilomètres de chez nous, nous avons pu mesurer les limites d’une religion toute pacifique et pétrie de tolérance – car ne me dites pas qu’il n’y avait aucun rapport entre les véritables émeutes auxquelles la police a dû faire face et la religion de ces prétendus « supporters algériens » (remarquez, cela ne risque pas d’arriver souvent : cherchez combien de fois ce pays dont les zélateurs ont défié les lois de la République s’est qualifié depuis sa création) : ils sont allés, à Toulouse, jusqu’à décrocher le drapeau  français du fronton de la Mairie, pour mettre à la place celui de l’Algérie (imaginez un peu ce qui se serait passé, si on avait vu en Algérie la situation inverse). Il est clair que ces gens-là conchient nos valeurs – moralement très inférieures aux leurs, cela va sans dire. C’est pourquoi il n’y a pas que la burqa ou le niqab, à poser problème. Songeons aux heures de piscine réservées aux femmes voilées, aux médecins molestés lorsqu’ils prétendent examiner une femme, aux suppressions des arbres de Noël dans les établissements scolaires, à la viande dite hallal imposée à tous les rationnaires des cantines (pour ne pas faire de vagues), aux yeux pudiquement baissés devant les nombreux cas de polygamie… Et on pourrait continuer la liste, qui est longue. Et remarquer, mais il paraît qu’il n’est pas décent de faire allusion au principe de réciprocité, quelle est la lamentable situation, en général, des églises chrétiennes en pays musulman. En réalité, si la liberté de culte est inaliénable, il faut bien reconnaître qu’on a du mal à faire la différence entre un Islam modéré (l’entendons-nous protester contre d’évidents débordements, souvent assassins ?) et sa branche radicale.

Les Suisses font donc montre d’un esprit civique plus développé que le nôtre, voilà tout. C’est pour cela qu’ils viennent, les pauvres, d’être voués aux gémonies.

En tout état de cause, on ne peut pas dire qu’on est pris par surprise. Depuis toujours, l’Islam a prétendu être la seule religion authentique, qu’il faut donc imposer au monde entier, soit par la violence (la conquête arabe de l’Algérie sur les Berbères, entre bien d’autres exemples) soit de façon plus douce, rampante, mais déterminée. Et lorsque la terre est conquise, elle l’est à jamais. C’est pourquoi les termes souvent employés, comme volonté de conquête, expansionnisme, prosélytisme, sont malheureusement d’actualité.

Songeons à la première phrase que prononça un esprit très éclairé de ce temps (Anouar Sadate), d’un courage et d’une lucidité exemplaires (il paya de sa vie ces insignes qualités), devant la Knesset, étant venu faire la paix avec son ennemi : « Bienvenue en terre d’Islam ».

Commentaires

1. Le vendredi, 4 décembre 2009, 16:43 par Adrien C

Attention ! je crois que vous venez de basculer irrémédiablement dans la "fachosphère" ...
Bon, allez, attendons maintenant le tirage au sort du foot, avec un peu de chances on va rencontrer l'Algérie. Oui je sais ça n'a rien à voir.

2. Le samedi, 5 décembre 2009, 23:37 par Un Citoyen ordinaire

Je ne connais pas le degré du commentaire précédent (le second, j'espère) donc, dans le doute, je me limiterai juste à poser une question : le fascisme (que ce terme peut être galvaudé !) est-il du côté de ceux qui - quelles que soient leurs origines - veulent continuer à vivre (et à penser) selon une culture occidentale moderne héritée de celle des Lumières fondée sur la Loi des Hommes, la Raison et le respect des textes constitutionnels, ou du côté de ceux plaçant la Foi et la Loi de Dieu, irrationnelle et dogmatique par essence, au dessus de tout (vraiment de tout), selon une culture religieuse qui, depuis des siècles et des siècles, n'a pas pu, ou plus certainement pas voulu, faire sa révolution spirituelle pour s'adapter aux exigences du monde moderne et à ses valeurs ? Bon, je reconnais que la réponse est un peu-beaucoup dans la question ! Si dans l'esprit de certains (microcosme élitiste auto-satisfait) être "facho", c'est préférer la mairie au minaret ou le député à l'imam, alors que l'auteur de ce site se rassure, il n'est pas le seul à l'être, facho, et à en être fier, nous sommes au moins deux !... (et certainement beaucoup, beaucoup plus !).

Un citoyen ordinaire

3. Le lundi, 14 décembre 2009, 00:50 par Christian

Un grand bravo pour ce billet dont je partage entièrement les arguments et dont je fais miennes les opinions. Si, comme le dit le premier commentateur, nous avons basculé dans la "fachosphère" (sic) c'est que nous devons être dans le vrai.
La classe politico-médiatique est très éloignée des préoccupations du pays réel. Nous voulons seulement rester français et européens et surtout ne pas devenir de facto arabo-musulmans !

Ch.

4. Le lundi, 14 décembre 2009, 15:14 par Frédéric

Bonjour, et félicitations pour ce billet. Une fois encore, nos élites bien-pensantes montrent à quel point elles sont en décalage par rapport à la volonté populaire. Je vous conseille d'aller jeter un oeil au communiqué du MRAP, c'est pas triste non plus :
http://www.mrap.fr/communiques/suis...


A bientôt !
Frédéric.

5. Le jeudi, 17 décembre 2009, 11:25 par Un quidam..

A 100 % d'accord avec ce texte, en fait c'est le choc en retour des Croisades... et nos politiciens (aussi dans mon pays) sont prêts à tout pour recueillir des suffrages en raison de la naturalisation automatique après la multiplication des générations !  Aurons-nous un jour la surprise ou mieux l'obligation de passer par la mosquée de notre quartier ???
A souhaiter que la Chine, dans son évolution en marche, n'entreprenne pas l'introduction du bouddhisme en Occident dans un semblable schéma !!!!!

6. Le dimanche, 3 janvier 2010, 20:04 par Gilbert R.

Ton texte sur les minarets suisses des Grisons ou de l'Appenzell m'a réveillé [...]. Donc, ces minarets qui ont fait causer pendant quelques jours... Celui qui me dit que la vision d'un minaret à côté du clocher de la vieille église de son village, ne lui fait rien, n'est qu'un imbécile chez qui la vision politique des choses n'est plus qu'un écran qui masque la perception normale du milieu dans lequel il vit, perception qui est faite de sensations directes, "actuelles", de mémoire et d'imagerie. Cette maladie du système perceptif se retrouve au niveau des idées dans la névrose idéologique (j'en connais un bout sur la question).
Tout ça pour dire que je voterais sans problème contre un minaret dans le ciel de mon village ou de mon lieu de naissance. Les Suisses tiennent à conserver un paysage hérité de leurs ancêtres, je ne vois pas ce qu'on pourrait leur reprocher en bonne laïcité européenne du moment que les lieux de culte, en tant que tels, sont garantis par la loi. Et n'oublions pas que nous avons chez nous, en plein Paris, le plus joli et le plus haut minaret d'Europe, ce qui suffit à donner des leçons aux Helvètes !!!
Pour moi, ce qui se joue depuis des années dans ce raffut sur les "signes extérieurs" de la religion, c'est une fin de partie entre l'Europe, la Chrétienté et l'Islam. Les circonstances ont fait que beaucoup de facteurs susceptibles de transformer l'Islam en bras armé d'une immigration de masse, se sont trouvés réunis dans un petit espace en peu de temps. Au moment où il a fallu loger dans les H.L.M. de banlieue des millions d'immigrants intérieurs (petits paysans ruinés par la PAC), se sont présentés par centaines de milliers des immigrants d'Afrique sub-saharienne et d'Algérie, pour lesquels rien n'était prêt. a ce moment-là tout s'est joué : une intégration dans la plus claire laïcité par une vraie politique d'accueil, aurait eu ses chances. Mais ce n'est pas cela qui s'est passé. L'Islam ne s'est pas intégré (tout en restant "Islam", bien entendu) d'abord pour des raisons matérielles (salaires, logements, etc.) et ensuite pour des raisons culturelles. C'est là que l'idéologie gauchiste a frappé le plus fort - et a fait le plus de mal. "Ils sont chez eux, chez nous !" Merdre ! Il faut se souvenir : "l'ouverture" de l'école qui s'est traduite au final par la disqualification des enfants "issus de l'immigration", "langues de culture" en horaire scolaire, manipulations des programmes et des méthodes, acceptation, hypocrite, des traditions "culturelles" les plus étrangères au pays d'accueil comme le Ramadan à l'école, peur viscérale de l'accusation gauchiste de "racisme" pour toutes les questions de discipline, etc. Et ce qui se passait à l'école, avec la bénédiction de la République, elle aussi terrifiée par l'anti-racisme militant, se retrouvait bien entendu en pleine gloire dans les banlieues où on laissait "se former" la fine fleur de l'immigration militante entonnant les sourates les plus guerrières pour passer d'un Islam d'immigration ouvert à l'intégration, à un Islam de reconquête de tout l'Occident chrétien. Et voilà où nous en sommes ! (à mon humble avis, faut-il le dire ?). L'Islam a été fortement présent et même menaçant en Europe, les Arabes arrêtés à Poitiers, les turcs à vienne... Mais la religion de Mahomet l'est toujours en Albanie, au Kosovo, en Bosnie, en Macédoine et même en Bulgarie. Et tout conspire à un retour offensif de ce culte qui sert de ciment culturel aux millions d'immigrants qui commencent à compter comme véritable minorité dans toute l'Europe, même celle du Nord protégé par un protestantisme qui essaie de se maintenir dans le cadre d'une laïcité de contrat. Mais rien n'y fait. Ce n'est pas céder à de fausses rumeurs ou à des peurs irrationnelles, que de constater :

- l'importance dès à présent d'un peuplement allogène de l'Europe ;
- le différentiel des projections démographiques à moyen terme sur la population autochtone promise au statut de minorité (certains sociologues comptent sur les mariages mixtes pour ralentir le phénomène...) :
- le progrès d'un communautarisme flexible, bien commode pour cumuler les avantages des "communautés" reconnues et protégées, et ceux des "associations" en bons termes avec la loi... ;
- l'existence d'un mode de fixation de l'identité religieuse par la relation père/enfant : le droit à sa religion n'est pas un "droit de l'homme", en Islam. Ce qui facilite grandement les comparaisons entre le nombre des "fidèles" musulmans et celui des "fidèles" chrétiens...;
- autres (embarras du choix !).
Peut-on encore parler de peur irrationnelle quand on ajoute à cela tout ce qui fait, dans la "communauté" internationale de l'Islam militant le vengeur de l'humiliation arabe. Nous avons beaucoup de peine à saisir la profondeur de cette humiliation parce que le monde arable a sorti manu militari tous ses colonisateurs européens (comme Saladin pour les royaumes francs). Mais il faut croire que le monde arabe n'a pas vécu la décolonisation comme une délivrance parce qu'il a troqué le colonisateur "infidèle" pour une bande de dictateurs ou de rois mahométans. Quel est le pire ?
Et nous, gentils Européens, une fois virés, nous n'avons rien vu arriver. Au contraire, on a aggravé notre cas. Au lieu de négocier la future indépendance de l'Algérie immédiatement après les massacres de Sétif en 1945 (ce qui, pour les historiens, a été la première des "erreurs"), on a infligé une guerre abominable à tout un peuple qui avait fini par se dresser contre nous. Et on a ainsi fait le lit d'un islamisme de combat qui a détruit l'Algérie elle-même plus que la guerre française (et je ne parle pas de la petite guerre que nous avons faite à l'Égypte avec l'Angleterre et Israël pour la canal de Suez !).
Mais pour comprendre l'humiliation arabe, qui nourrit l'islamisme de combat, il faut pointer l'attitude de tout l'Occident à l'égard d'un parti israélien à la botte de Ben Gourion qui a mené en Palestine en 1948 la destruction d'une centaine de villages arabes et le massacra au petit bonheur la chance de leur population errant sur les routes... Depuis, l'Occident (avec les U.S.A.) n'a rien reconnu, rien réparé, rien construit. Et c'est ce blocage qui alimente en permanence le désir de revanche de tout le monde arabe... Tant qu'il n'y a pas d'État palestinien, on est sûr que tous les courants islamistes (salafisme, wahhabisme, Frères musulmans, Al Quaida, etc.) ne trouveront aucune opposition, ou que ce soit, dans les courants modérés qui essaient d'exister en France et ailleurs. La peur des représailles des chefs "terroristes", mais aussi peur de diviser les masses musulmanes immigrées sur cette question vraiment centrale de l'État palestinien.
Personnellement, quand j'ajoute à ce paquet l'ignominie des deux guerres des deux Bush en Irak et tout ce qui s'en est suivi jusqu'à maintenant en Afghanistan d'une part, et d'autre part tout ce qu'on a fait pour ne pas intégrer à temps les premières vagues de l'immigration de masse, je dis tranquillement que je commence à comprendre que nous sommes embarqués dans des rapports de force qu'aucune loi ne pourra gérer.

7. Le dimanche, 24 janvier 2010, 17:46 par Nicolas

Ce qu'il manque le plus aux Français c'est la volonté d'avouer qu'ils le sont. Comme si une certaine image de la France par trop abandonnées aux idéaux gauchistes, qui, à force de l'avoir vendue à nos "ennemis" politiques de culture et d'idéologie (je passe sur une certaine résistance inféodée a Moscou) lui a retiré sa noblesse ; c.a.d. : son identité, son génie ... mais depuis Molière et le siècle des Lumières la nation va à vau-l'eau vers ceux que cela gêne, car elle est contrainte identitaire.
Amitiés

PS:BRAVO pour ce billet courageux !

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