Bloc-notes

Home

Aller au menu | Aller à la recherche

Flaubert chez les socialistes

, 04:51 - Lien permanent

On a récemment appris qu'un prof (flanqué de deux de ses élèves) s'est fait cravater pour avoir commis "un braquage à la Pieds Nickelés". Bref. Moi, je les verrai plutôt ailleurs, les fameux anti-héros de Forton, sous les traits d'un couple où il n'y en a pas un pour relever l'autre.
Ainsi de la candidate socialiste (socialiste mon œil, oui, et je suis poli), qui a tout d'abord déclaré - au Liban - qu'elle "partageait beaucoup de choses" avec ses aminches du Hezbollah (ce qu'on trouve de mieux en matière de violence raciste et anti-occidentale), puis a tâché de se rattraper - en Israël - mais en en faisant beaucoup trop, par exemple en condamnant le nucléaire civil iranien (le moyen, s'il vous plaît, pour la France, de s'opposer à l'Iran ?) et en refusant de rencontrer le Hamas (quelle différence, dites-moi, faites-vous entre le Hamas et le Hezbollah ?).
Bref, pour une fois, on sera d'accord avec le dénommé Lang - le "rallié" Lang, devrais-je dire - qui l'avait accusée (cet été, c'est loin, n'est-ce pas ?) de n'avoir "aucune expérience ni à l’international, ni dans un grand ministère", ajoutant à juste titre, "on ne peut pas jouer uniquement de son charme"...
Un être autrement plus solide et plus compétent que Lang, un authentique "vieux" militant socialiste, Louis Mexandeau, a déclaré, dans une chronique publiée dans Le Figaro Magazine (du 28 octobre 2006) qu'il était "saisi de crainte, pour ne pas dire d'effroi", dès que Marie-Ségolène apparaissait à la télévision. Et de narrer une histoire époustouflante - je vous engage à aller la lire - qui révèle le culot ("Qui pouvait savoir alors que même sa timidité devait avoir été étudiée ?")de celle qui est devenue, depuis, l'égérie des socialistes. Elle avait déclaré (elle avait alors vingt-huit ans) dans une réunion interne au Parti : "les deux personnes que j'aime le plus au monde, c'est mon bébé et François Mitterrand". Mexandeau en tire d'utiles conclusions sur la place de François Hollande dans le couple...

Mais revenons-en à l'époque actuelle : cette politique de la girouette, cette avalanche de faux-pas, si l'on veut, fustigées ici ou là à raison (et si par malheur pour la France la donzelle devenait Présidente, on peut déjà s'attendre à ce qu'il y en ait bien d'autres, car "ça va changer fort"), ont été précédées, on a trop tendance à l'oublier, par celles de son concubin, celui dont Mexandeau prétend qu'il n'a cessé "d'être évacué [par sa compagne] jusqu'à l'ultime humiliation", lui qui était allé, début juillet, rendre visite au grand ami de la France qu'est Bouteflika, l'homme qui crache sur notre pays avant de venir s'y faire soigner, l'homme qui "exige" des excuses officielles de la part de la France, à ses yeux coupable d'avoir perpétré "un génocide de l'identité algérienne" durant la colonisation (comme s'il y avait eu, à l'époque, une identité algérienne).
Alors, parvenu à ce point, je voudrais introduire ici un texte évidemment bien oublié, qui date des temps reculés de la guerre d'Algérie et qui, s'il est un peu naïf (c'est un texte d'inspiration chrétienne, issu des travaux du 49e Synode national de l'ÉRF - Royan, août 1956), possède au moins le mérite de rappeler une vérité depuis trop longtemps passée sous le boisseau. Les Arabes sont des envahisseurs de l'Algérie, au même titre que les Européens.

ORDRE DU JOUR SUR L'AFRIQUE DU NORD

I. Le Synode National de l'Eglise Réformée de France tient à exprimer à nouveau sa douleur et son humiliation devant le drame de l'Algérie.
1° Il rappelle que même si la force est malheureusement nécessaire pour éviter les massacres, une paix durable ne pourra s'établir que dans la justice, le respect mutuel et l'amour.
Il estime que venus d'Arabie ou d'Europe, tous les habitants ont le droit de vivre ensemble avec les Berbères autochtones sur cette terre que seule leur entente pourra mettre en valeur.
3° Il demande à Dieu de donner à tous le discernement de ce qui est raisonnable, comme de ce qui doit être pardonné.
4° C'est dans cet esprit qu'il souhaite que le gouvernement prenne toutes les mesures possibles pour dominer cette situation tragique :
a) par des propositions concrètes et publiques qui montrent à la masse musulmane et à l'opinion mondiale, souvent mal informée, notre volonté d'aboutir à une coexistence dans la justice ;
b) par l'application rapide des décisions déjà prises, qui prouvera notre loyauté ;
c) par des initiatives qui permettent d'arrêter l'effusion de sang, comme le désire l'énorme majorité des populations de France et d'Algérie.
II.
S'adressant aux paroisses et à leurs fidèles, le Synode national rappelle le message de l'Assemblée du Protestantisme à Montpellier, qui garde toute sa valeur, et que chacun est invité à relire.
1° Il souligne l'unité de l'Église réformée en France et en Algérie, dans les préoccupations que lui causent les dangers physiques et spirituels auxquels sont exposés tant de ses fidèles.
2° Il demande aux pasteurs d'introduire dans la prière d'intercession du dimanche une intercession pour les militaires qui sont en Afrique du Nord, pour les Églises d'Afrique du Nord, pour tous ceux, amis ou adversaires, qui souffrent actuellement en Algérie.
3° Il recommande aux chrétiens d'éviter toute présupposition partisane et de rechercher toutes les informations sérieuses en ce qui concerne l'Afrique du Nord, de manière à garder leur lucidité et à faire prévaloir le calme et la raison dans les réunions ou les confrontations auxquelles ils pourraient participer.
4° Dans les villes où se trouvent des Nord-Africains, souvent livrés à une condition sociale dégradante, il demande aux Conseils Presbytéraux d'aider ces Musulmans par des comités de secours, des offres de travail, des cours du soir, des interventions auprès des autorités, des protestations contre les renvois d'ouvriers, les brimades policières, l'exclusion des étudiants musulmans des organisations universitaires, etc. (ou par quelque autre moyen).
5° Il assure les paroisses d'Algérie de sa vigilante affection et de son souci d'étudier avec elles les questions que leur pose le drame à l'intérieur duquel se situe notre témoignage évangélique
.

C'est compris, j'espère ?
Mais revenons à l'hurluberlu qui sert de faire-valoir à la Marie-Ségolène.

Sur place, celui dont Michel Rocard moque la "bêtise sympathique", y était allé de ses sottises (et n'avait pas eu un seul mot pour le sort dévolu aux Kabyles), à tel point que son propre parti, gêné aux entournures, avait regretté le "manque de préparation" de ce voyage !
De mauvais esprits estimaient d'ailleurs que ce déplacement, au cours duquel, sans aucune honte, Hollande avait déclaré à son illustre interlocuteur que le P. S. avait "condamné la colonisation" (sic. Avait condamné ! Mais quel P. S. ? J'ai récemment rappelé l'action, certes controversée, des Guy Mollet et autres Christian Pineau. Ce n'étaient donc pas des socialistes ?), était en fait une pêche aux voix d'origine algériennes, un capital à faire fructifier, donc, en vue des prochaines échéances électorales... Bref, plus qu'un crime, ce voyage était une faute contre la France.
Tout le monde l'a oublié : étonnante, non, notre faculté d'oubli ?
Alors, conseillons aux deux zigotos qui se sont congratulés trois heures durant, dit-on, dans un palais d'Alger (construit par qui, devinez), la lecture attentive d'un ouvrage qui malheureusement n'a pas fait parler de lui, peut-être parce qu'il est politiquement incorrect (mais tellement bien documenté), je veux parler de Pour en finir avec la repentance coloniale, de Daniel Lefeuvre (publié chez Flammarion).

Inutile d'aller plus avant, on aura compris. Porteur à demi-mots d'un "projet socialiste" qui, toujours selon Michel Rocard, nous isole de nos alliés européens, nous ridiculise et coûte beaucoup trop cher, le couple qui se voit déjà à l'Élysée, il faudrait un Flaubert pour en faire le tour, rapidement. Car c'est Buvard et Pécuchier.

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet