2004
18août
In memoriam Franck Marchand
Éducation Ajouter un commentaire »
Le Monde m'apprend la disparition, il y a une semaine, de Frank Marchand. Ce nom ne dira sans doute pas grand-chose à ceux qui évoluent hors de la bulle enseignante.
Disparu à 73 ans seulement, sans doute à la suite d'une "longue et douloureuse maladie", comme on dit habituellement.
Disparu à 73 ans seulement, sans doute à la suite d'une "longue et douloureuse maladie", comme on dit habituellement.
Pour moi, Frank Marchand, par la suite auteur relativement prolifique, fut l'homme qui contribua puissamment à m'ouvrir les yeux, avec son Français tel qu'on l'enseigne, publié chez Larousse (qui accueillait alors toutes les promesses de la linguistique générale, autour du tandem Peytard-Genouvrier) en 1971.
Sans doute était-ce là le résumé d'une thèse de troisième cycle, et à ce titre l'ouvrage était parfois un peu pesant. Mais la véhémence du ton, le caractère tranché et argumenté des accusations, l'ébauche, en creux, d'une autre attitude pédagogique à observer, m'avaient paru particulièrement stimulants.
Quelques années plus tard, je devais croiser Marchand dans les couloirs d'Auteuil, dont il était devenu le Dirlo ; la véhémence avait cédé la place à quelque componction, celle qu'on observe généralement chez les individus arrivés (comme on dit).
Mais qu'importe ! Car l'âge arrondit les angles, comme les formes.
Restait cet ouvrage qui, avec ceux de Legrand et de quelques autres, pour ne rien dire de l'association Défense de la jeunesse scolaire, devaient contribuer à éclairer mon chemin personnel.
Ô combien semé d'embûches !
Alors, on s'incline, Frank, et avec beaucoup de respect ému, tu sais.
Sans doute était-ce là le résumé d'une thèse de troisième cycle, et à ce titre l'ouvrage était parfois un peu pesant. Mais la véhémence du ton, le caractère tranché et argumenté des accusations, l'ébauche, en creux, d'une autre attitude pédagogique à observer, m'avaient paru particulièrement stimulants.
Quelques années plus tard, je devais croiser Marchand dans les couloirs d'Auteuil, dont il était devenu le Dirlo ; la véhémence avait cédé la place à quelque componction, celle qu'on observe généralement chez les individus arrivés (comme on dit).
Mais qu'importe ! Car l'âge arrondit les angles, comme les formes.
Restait cet ouvrage qui, avec ceux de Legrand et de quelques autres, pour ne rien dire de l'association Défense de la jeunesse scolaire, devaient contribuer à éclairer mon chemin personnel.
Ô combien semé d'embûches !
Alors, on s'incline, Frank, et avec beaucoup de respect ému, tu sais.
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