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Marie-Jo, Daniel & Marco

, 09:18 - Lien permanent

Hier soir, je regardai, un peu par désœuvrement (et curiosité), Marie-Jo et ses deux amours, Daniel et Marco.
Médiocre vaudeville qui prétend atteindre à la tragédie en prenant appui, de façon combien voyante, sur des musiques inspirées, de Corelli à Schubert, en passant par Vivaldi et Mozart, avec un zeste de Satchmo et de France Gall, pour faire tendance. Mais qui en reste au Grand-Guignol.

Et Marseille, ô Bonne Mère ! Filmée à plat, sans même l'inspiration qu'on trouvait dans la série que TF1 et Delon consacrèrent au policier Fabio Montale. Et cette omniprésence d'un téléphone portable (avec sa marque, bien visible - j'ai noté sur mes tablettes de toujours faire appel, le cas échéant, à la concurrence) ! Tout cela laisse sur sa faim, et de marbre, le spectateur moyen que je suis.
Et si c'était cela, l'exception culturelle française dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles ? Cette médiocrité désespérante, qui veut toujours faire la leçon autour d'elle ?

Évidemment, j'avais un point de comparaison : Arte nous donnait, lundi soir, Solas, un récent film espagnol apparemment passé inaperçu, de Bénito Zambrano, qui sait montrer, lui, la laideur triste d'un faubourg de Séville, sur fond de chômage et d'alcoolisme, qu'une mère, Rosa, tente d'humaniser en remplissant l'appartement lépreux de sa fille Maria, d'humbles pots de fleurs : solitude, impasses de la vie, blessures de l'âme et par dessus tout, solidarité et tendresse, tout cela est dit, non, est suggéré par petites touches bouleversantes, qui conduisent à l'universalité.

Pourtant, je ne sache pas que les Espagnols se soient jamais pavanés, avec une quelconque exception culturelle ibérique...

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