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Aron vs Sartre

, 18:32 - Lien permanent

Eh bien, ce n'est pas trop tôt ! France-Culture vient de consacrer une semaine à rendre hommage à Raymond Aron, dans l'émission "Mémorables" ; mémorable, certes il l'est sans commune mesure avec son "frère ennemi", Sartre, gros bourgeois (pour ne pas dire gros porc) honteux de l'être, qui sut toujours naviguer au mieux de ses intérêts, entouré d'une Cour d'inconditionnels, crétins sectaires autant déments que profiteurs.

C'est à cause d'un véritable terrorisme intellectuel - qui à mon sens n'a strictement rien à envier à celui qu'exercent temporairement les fanatiques islamistes - que cette Cour de l'intelligentsia parisienne a su magnifier le Maître jusque dans l'absurde et le dérisoire : plutôt avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. Eh bien ! Sartre s'étant toujours trompé, ils ont toujours eu tort avec lui ! Et continuent, ici ou là, à relever la tête.

Mais restons-en à Raymond Aron dont on a déjà publié, ici, le beau témoignage sur Saint-Ex ; aux yeux de l'intelligentsia déjà nommée, il eut le tort d'avoir un parcours à la Bergson, un parcours d'honnête homme - une femme, une fille, une résidence secondaire, une vie droite, sans drogue(s), sans scandale(s). C'est impardonnable, en effet, aux yeux de nos marginaux.

Quelle aura si, comme de Beauvoir, il avait été radié dès 1942 des cadres de l'Éducation nationale pour des faits de ce que l'on n'appelait pas encore la pédophilie !

Il est vrai qu'à l'époque, il ne se prélassait pas à Paris, faisant comme Sartre jouer ses pièces devant l'Occupant ; il était à Londres, aux côtés du général de Gaulle.

C'est le crime imprescriptible, en effet.

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