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Krasucki Henri

, 17:58 - Lien permanent

Il ne faudrait pas transformer ce bloc-notes en recueil d'avis de décès, mais l'actualité prime, et commande qu'on écrive un mot au sujet d'Henri Krasucki.

Les plus jeunes se souviennent peut-être d'un chauve extrêmement buté, à l'accent de titi parisien, ce qui est un comble pour cet immigré polonais ex-membre des FTP-Moi (arrivé, il est vrai, en France à l'âge de deux ans), au raisonnement plus que simpliste, et à la diction qui devait sans doute beaucoup plus au Ricard qu'à la fréquentation assidue du Dix-huit Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte.
Il serait cependant injuste de retenir une telle image.
D'autant que je tiens qu'un communiste aussi acharné, mais aimant autant Mozart, ne peut pas être tout à fait mauvais. Communiste acharné... Il le fut, dès sa prime jeunesse, ce qui lui valut d'être envoyé dans une curieuse colonie de vacances, qui avait nom Buchenwald. Il ne s'en est jamais glorifié.

Il eut cependant des accents bien justes, lorsqu'il fut appelé à parler de l'ouvrage d'un co-détenu, L'écriture ou la vie. Cela, déjà, mérite le respect, sinon l'admiration. Et, sans aucun doute, une gratitude silencieuse.

Mais seuls les esprits à courte vue n'ont pas aperçu la véritable haine qui l'opposait, par exemple, à Georges Marchais : leurs choix de vie, dans les années capitales de la guerre, furent en effet diamétralement opposés.
Et pourtant, qui en parla jamais ?

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