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Trop triste parpaillot

, 17:45 - Lien permanent

Comme Roger Hanin (mais sans doute pas pour les mêmes raisons) j'ai toujours eu un vrai mépris pour Lionel Jospin. Ce ton cassant et supérieur - cette voix qui ne correspond en rien au physique - ces foucades, ces insultes à l'opposition - ce sot projet d'aller se prendre pour Yves Montand dans une émission de Patrick Sabatier ; et cette démagogie comme Ministre de l'Éducation nationale...

Pour ne rien dire des mensonges sur son passé (mon frère, n'est-ce pas). Justement, quand il était Ministre, et ce fut sur le tard par rapport à nombre de ses petits camarades, il nourrit le projet de devenir Président, oui pourquoi pas lui ? Mais Bobonne n'était plus guère sortable (je suis poli), alors vint Sylviane...

Bobonne ne se laissa pas faire, et le camarade Michel put partir, mais pas sans payer.

Lors de la précédente élection présidentielle, avant le débat Chirac-Jospin, on a pu examiner leurs portefeuilles respectifs : Jospin avait à peu près le salaire d'un instituteur débutant. Le divorce était passé par là...
Mais avec Sylviane, on allait pouvoir entrer à l'Élysée : comme Mitterrand qui s'était fait limer les canines, Jospin pensait que changer de monture allait sans coup férir le conduire Faubourg Saint-Honoré.

Vous en souvient-il, du couple Jospin gravissant les escaliers du Festival de Cannes ? C'était là, c'était fait, ils s'y voyaient l'un et l'autre déjà - le plus ambitieux des deux, je ne saurais d'ailleurs le désigner...
Et puis la chute, et ce livre méchant et aigri de Sylviane, qui a surpris sinon choqué, plus d'un camarade.

Aussi, je ne saurais trop vous engager à courir acheter le dernier Nouvel Obs ; car "Bobonne" y va de ses confidences (n'attendez pas l'intime, elle sait se tenir), et c'est là qu'on se rend compte que si elle est - en effet ? - moins photogénique que Sylviane, elle a du cœur et de l'esprit à revendre. Et un sacré sens de l'observation.

Le camarade Michel, le "trop triste" comme elle dit, taupe au parti socialiste, et qui lui intime l'ordre de la fermer. Puis qui ne se sent plus pisser dans son fauteuil de Ministre : "je le regardais s'inscrire dans une histoire plus grande que lui".

Oh que cela est bien dit (mais n'a-t-elle pas copié la célèbre formule de Mme N. Lienemann ?) ! Oui, allez lire le papier d'Élisabeth (une grande dame), vous saurez à quoi on a échappé, au printemps dernier...

Lionel transpire, paraît-il, mais c'est nous qu'on s'éponge. D'aise.

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