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Dix novembre

, 08:49 - Lien permanent

Eh bien ! On peut dire qu'on a été gâtés, en ce 10 novembre (d'habitude, c'était le 11) ! Deux matches, et de quelle qualité ! J'en ai tiré la conclusion que, pour inspirés que soient désormais les Anglais, nous ne leur sommes que de peu inférieurs, du moins au vu de la prestation d'hier soir, le french flair pouvant faire la différence.

Car ils n'ont après tout que surpassé de justesse des Australiens privés de nombreux joueurs d'élite et d'expérience, en cette fin d'après-midi.

Et le soir, ce fut la fête des yeux et du cœur. Un arbitrage limpide et courtois, voire souriant, une charnière inédite qui a su varier la distribution du jeu, un David Bory certes "collectif", mais aussi capable d'exploits personnels, et qui n'a pas volé son Talent d'Or. Et je me suis réconcilié avec Ibanez qui, déchargé du capitanat, a prouvé, comme ancien, que ses capes passées n'étaient pas du bidon. De nombreux jeunes enfin, qui non seulement n'ont pas démérité, pour leur baptême du feu (et face aux Boks, il faut savoir se tenir !), mais qui encore ont su faire montre d'un culot de bon aloi (ayant finalement payé).

Mais hélas, il était pitoyable de voir les joueurs (des deux camps) remettant en place, lors des temps morts, les plaques de gazon : et dire qu'il s'agissait du plus beau fleuron de nos stades !

Là-dessus hélas (bis), le commentaire (?) toujours aussi plat et mal-t-à-propos de Salviac, bardé de ses sempiternelles statistiques à la con, dévidées à tout bout de champ : faute de pouvoir analyser le jeu fût-ce de façon sommaire (heureusement que Thierry Lacroix, aussi élégant et précis aujourd'hui dans l'exégèse qu'il le fut ballon en main, était à ses côtés), il s'intéresse beaucoup plus à ses notes, voire au nouveau... ceintrage des maillots bleus ! Et meuble le temps avec des âneries ("On ne le dira jamais assez : dans le rugby moderne, le football c'est important") et des proverbes à coucher dehors ("La bourrique a tourné son cul au foin").

Justement, comme nous avions bénéficié de l'expérience irremplaçable de Francis Deltéral l'après-midi (lors de la transmission sur Canal+), la comparaison était cinglante et sans appel en faveur du système privé. Le fonctionnaire du service public, lui, sait bien qu'il ne sera jamais viré : il peut donc impunément étaler sa morgue et son immense incompétence (et où ai-je lu, de plus, qu'il y avait, au mètre carré, trois fois plus de journalistes dans le service public que sur les chaînes privées ?).

Tout ça donne à penser : la défense du service public ne peut pas être inconditionnelle.
Quant à ce pauvre Lapasset... Bon, vous savez ce que j'en pense, si vous avez lu ceci...

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