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LoftStory

, 17:40 - Lien permanent

LoftStory poursuit une carrière qui passionne, paraît-il, dans les chaumières. Il est vrai que les caméras infra-rouges doivent permettre de rincer de sales yeux.
Et cette navrante niaiserie, toute dédiée au voyeurisme triomphant - et sans doute pas innocente sur le strict plan du respect humain, suscite plus d'un tollé, à plus d'un endroit.
Réflexe salutaire, c'est bien le moins : il y a de quoi s'indigner.
Mais dans le même temps, voilà qu'est encensée, sans aucun nuage chagrin et réprobateur, l'entreprise de Catherine Miller qui avoue sauter sur tout homme qui bouge.
En des termes dont la crudité laisse pantois (au dernier moment, je lui ai demandé de passer dans le cul : vous trouverez à chaque page des Delikatessen de cette espèce. Quelle élégance rare ! Ce n'est plus la littérature à l'estomac, chère à Gracq, mais la littérature à l'intestin. Tout avance !).
L'ouvrage décrivant sa vie sexuelle atteint des sommets dans les tirages, sinon dans les extases. Et son mari, cocu magnifique, de publier à son tour les photos, étalées sur de nombreuses années, de sa dulcinée, ne nous laissant guère ignorer de son entrecuisse.
Si ce n'est pas, là, le comble du voyeurisme...
Mais voilà, les gens instruits et assis dans la société ont le droit, tandis que des jeunes, non encore réellement entrés dans la vie, et plus ou moins incultes, ne peuvent être que l'objet de commentaires condescendants sur leur attitude, et moralisateurs quant à l'idée qui les a conduits dans le pitoyable huit-clos de M6.
Le Monde d'hier a publié hier, sous le titre Sex nihilo (joli jeu de mots), une percutante opinion libre.
Avec une phrase qui résume assez bien le débat : Catherine Millet a-t-elle voulu tirer un coup littéraire ?

Souhaitons donc qu'elle n'en tire qu'un et qu'elle s'en tienne là !

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