Bloc-notes - Général 2019-05-20T07:32:10+02:00 SH urn:md5:d677b0537e74df749e032f6f00efdbb4 Dotclear Minorités urn:md5:48dfb95e9a23920e0ae8d3e0fb303003 2017-11-12T18:05:00+01:00 2017-11-13T18:06:20+01:00 S H Général <p>Depuis le milieu de l’été, on ne cesse, tous medias confondus, de nous informer sur le funeste sort d’une minorité musulmane birmane, les Rohingyas - pour ne pas dire qu'on nous le serine. Bien entendu, c’est pour faire pleurer Margot, comme on sait le faire avec les vagues de "réfugiés" en provenance de l’Afrique sub-saharienne. Certes, loin de moi de penser autrement cette situation qu’en termes de véritable fléau s’abattant sur ces Rohingyas. Mais je trouve suspect qu’on ne cesse, dans le même mouvement, de montrer du doigt les Birmans qu’il faudrait sanctionner comme de vulgaires Serbes. Et jusqu’aux plus hautes autorités supra-nationales qui en viennent à dénoncer "<em>des décennies de violations persistantes et systématiques des droits de l'homme</em>" (Mon Dieu ! S'il n'y avait qu'en Birmanie ! Et on sait combien les pays musulmans sont des parangons de vertu, en matière de ces droits) : ainsi parla récemment le Haut-Commissariat de l'ONU, allant jusqu’à dénoncer une manière de "<em>nettoyage ethnique</em>". Rappelons au passage que, depuis 1945, le nombre de pays "indépendants" a quasiment été multiplié par trois. Et qu’au sein de l’Onu, les anciens "damnés de la terre" pèsent de tout leur poids. Majoritairement musulman.</p> <p>Alors, quelques autres rappels. Pour avoir jadis osé rapporter certains faits aussi indiscutables qu’historiques sur le fondateur de l’Islam, dans son ouvrage "Les Versets sataniques", l’écrivain Salman Rushdie vit depuis 27 ans sous protection policière. Et le voici qui, très récemment, nous exhorte : "<em>Il faut arrêter l'aveuglement stupide face au djihadisme qui consiste à dire que cela n'a rien à voir avec l'islam</em>". Tiens donc ! En voilà un, au moins, qui sait de quoi il parle, et qui le vit dans sa chair.</p> <p>Et je songe aussi à ce médecin bangladais, la dénommée Taslima Nasreen qui, en 1993 et dans son propre pays, la "république populaire" du Bangladesh, fut menacée de mort pour avoir osé parler de l’intolérance musulmane à l’égard des compatriotes hindous<span style="font-size:10.0pt"><span style="line-height:150%"><span style="font-family:&quot;Verdana&quot;,sans-serif">.</span></span></span> Elle ne dut son salut qu’en s’exilant, d’abord en Inde puis, très récemment, aux États-Unis…</p> <p>Et j’en reviens à ces méchants Birmans qui agissent "<em>dans l'impunité la plus totale</em>" : peut-être ont-ils seulement un peu de mémoire ; peut-être se souviennent-ils par exemple du chef des talibans, le sinistre mollah Omar qui, en 2001, sous le motif de "répression du vice" (!) fit détruire à la dynamite et au canon les trois Bouddhas de Bâmiyân, statues monumentales (classées au patrimoine mondial de l'Unesco) qui avaient été érigées bien avant que les musulmans ne submergent l'Afghanistan (tiens donc : Palmyre !). Peut-être, après tout, ont-ils seulement le réflexe action/réaction : des fondamentalistes rohingyas ayant fomenté des attentats, les Birmans ont réagi. Mais pas comme nous, à coups de Padamalgam, de marches blanches et de bougies allumées ! Par l’épée : c’est un scandale, en effet.</p> <p>On veut nous faire pleurer sur "<em>sur l'une des minorités les plus persécutées au monde</em>". Certes, le sort des Rohingyas est on ne peut plus funeste, en ce moment. Mais qui se souvient encore de l’anéantissement du Biafra ? Et, plus près de nous, des chrétiens du Darfour ? Et surtout, comment expliquer le silence assourdissant autour du "nettoyage ethnique", "dans l'impunité la plus totale" des chrétiens d’Orient, présents dans ces contrées bien avant les conquêtes arabo-musulmanes ?</p> <p>Ces choses-là sont rudes : il faut, pour les comprendre, avoir fait des études…</p> https://www.samuelhuet.com/blog/index.php?post/2017/11/12/Minorit%C3%A9s#comment-form https://www.samuelhuet.com/blog/index.php?feed/atom/comments/885 Le dérapage de Ratisbonne urn:md5:ae87dca9782af0bf984b3a8ebfcc3e93 2016-09-12T03:46:00+02:00 2016-12-10T05:56:01+01:00 S H Général <p>Le quotidien catholique "<em>La Croix</em>" nous remet en mémoire, fort opportunément, un anniversaire : "<em>Il y a dix ans éclatait la 'controverse' de Ratisbonne</em>". Je rappelle à ceux qui l'auraient oublié que le 12 septembre 2006, celui qui était alors le Pape Benoît XVI avait donné une "leçon" - sur le thème "foi et raison" - dans son ancienne université de Ratisbonne (Bavière).</p> <p>La première chose à dire, c'est que ce bonhomme est (était ?) un sacré grand esprit, d'une culture véritablement encyclopédique.</p> <p>La deuxième c'est que, citant de façon absolument annexe une discussion ô combien savante qui s'était tenue fin du quatorzième siècle entre l'empereur byzantin Manuel II Paléologue et un savant persan, il commit l'irréparable : il rapporta des propos peu amènes sur l'Islam, tels qu'ils avaient été prononcés... plus de six siècles auparavant : "<em>Montre-moi donc ce que Mohammed a apporté de neuf, et alors tu ne trouveras sans doute rien que de mauvais et d'inhumain, par exemple le fait qu'il a prescrit que la foi qu'il prêchait, il fallait la répandre par le glaive</em>".</p> <p>Aussitôt, du camp mahométan, fusèrent les injures et les exactions, tandis que le camp catholique s'efforçait déteindre l'incendie en parlant de malentendu... Hélas, il n'y a pas de malentendu, et ce qu'a dit le Paléologue, il y a si longtemps, se rencontre tous les jours, allez donc le vérifier auprès des crayonneurs de Charlie Hebdo ou des jeunesses fauchées au Bataclan, pour ne pas parler de Nice, et d'autres sauvages évènements !</p> <p>Mais il est interdit de critiquer l'Islam qui est paraît-il une religion révélée, une religion de paix... Si on passe outre, c'est la guerre. Et les ennemis ne sont pas toujours ceux qu'on croit : les collaborateurs sont une engeance bien pire encore, s'il se peut...</p> <p>Il me souvient qu'avant la controverse de Ratisbonne, le dénommé Houellebecq s'était illustré en tenant, lui aussi, des propos peu amènes sur ce qui est devenu (par quel miracle, Seigneur ?) la seconde religion en France. Il fut tout aussitôt attaqué par des associations musulmanes, ce qui se peut concevoir, mais aussi par... la Ligue des droits de l'homme. À cet égard, une lettre explicite d'un lecteur burgien du <em>Monde</em> (livraison du 26 septembre 2002) mérite d'être tirée de l'oubli : elle constituera ma conclusion.</p> <p><br /> "<em>Les droits de l'homme et l'islam - Les bras me sont tombés lorsque j'ai lu que la Ligue des droits de l'homme s'était jointe à des associations musulmanes pour poursuivre en justice Michel Houellebecq, accusé d'injure à l'islam. Je ne suis pas absolument sûr, tant la concurrence est grande, que la religion musulmane soit bien la plus stupide de toutes, mais elle est assurément stupide, elle l'est profondément, elle l'est intensément. Quant au Coran, la lecture est, en effet, au plus haut point consternante. Vouloir empêcher quelqu'un de le dire est une atteinte intolérable à la liberté d'expression, et, car l'une ne va pas sans l'autre, à la liberté de pensée. Loin de s'associer à une telle opération, la Ligue des droits de l'homme devrait être la première à s'en indigner et à protester avec la plus grande vigueur. Elle le devrait d'autant plus que la religion musulmane est certainement celle qui, de nos jours, viole le plus constamment et le plus gravement les droits de l'homme les plus fondamentaux. Tous les membres de la Ligue des droits de l'homme qui sont vraiment attachés à la cause qu'elle prétend défendre devraient donc, me semble-t-il, exiger la démission de ceux de ses responsables qui sont à l'origine de cette monstrueuse démarche ou démissionner eux-mêmes</em>".&nbsp;</p> <p> </p> <p> </p> <p><strong>[Mon blog redémarre, là où je l'avais abandonné. Et j'y injecte peu à peu mes pages "Actualité", rédigées depuis ce pathétique 7 mai 2012. L'explication de ce revirement est à trouver à la date du 1er décembre 2016, 20:20]</strong></p> https://www.samuelhuet.com/blog/index.php?post/2016/09/12/Le-d%C3%A9rapage-de-Ratisbonne#comment-form https://www.samuelhuet.com/blog/index.php?feed/atom/comments/756 Michel P., in memoriam urn:md5:935dd4ccbb5f6cac4646f897d3e20029 2016-03-01T13:30:00+01:00 2016-12-09T17:57:08+01:00 S H Général <p>Un bref et sec avis de décès - à mon sens parfaitement inconvenant - m'apprend la disparition d'un enseignant que j'ai fort bien connu mais que, depuis plusieurs années, j'avais perdu de vue. Et les souvenirs sont remontés à la surface, avec une pointe d'émotion et de regrets concernant l'inéluctable.<br /> Cet avis m'a tout d'abord fait sourire par sa double erreur (car il est paru deux fois) particulièrement cocasse.</p> <p>Le défunt y est qualifié "<em>instituteur technique Freinet</em>", ce qui peut laisser supposer, de la part d'une personne peu au courant, qu'il s'agissait d'un instituteur du technique (du type des défuntes sections XIII). Il n'en est rien.</p> <p>Michel P. avait été un fervent admirateur de Célestin Freinet, et de ses techniques de responsabilisation et d'épanouissement de l'enfant. But qui était atteint (ou qu'on s'efforçait tout au moins d'atteindre) à l'aide de diverses techniques (la coopérative, l'expression libre, le journal scolaire, l'imprimerie, les BT) dont beaucoup n'ont pas résisté aux progrès techniques, c'est le cas de le dire, autour de l'informatique et de la numérisation. Michel P. était donc un instituteur ayant pratiqué - avec quelle ferveur - les techniques Freinet.</p> <p>C'était au départ un matheux (peu d'instituteurs, à la fin des années cinquante, pouvaient se targuer d'avoir obtenu le "Bac Mathélèm", comme on disait alors, ce qui lui faisait un peu mépriser le français, et je me souviens d'une sévère discussion que nous eûmes, tous deux, dans sa petite classe de Vénérieu, lorsqu'il me sortit tout de go que "l'histoire des compléments", c'était très simple : l'objet, quand il n'y a pas de préposition ; tous les autres cas appartenant à la circonstance... Discussion que nous poursuivîmes à Vence, où le bloc des scientifiques regardait un peu en chien de faïence celui des littéraires, avec à leur tête mon cher Aristide B., alors directeur de l'école de la Plaine à Annecy, dont j'étais le second.</p> <p>Il me semble que c'est cette année-là que Michel arriva en retard à Vence, où je participais - grâce à lui, qui m'avait parrainé - aux fameuses journées au cours desquelles, sous la bienveillante houlette de Freinet, nous tentions de refaire le monde pédagogique. Ensemble, et avec beaucoup d'autres, nous avions été outrés, le mot est faible, par la parution d'un article rigolard intitulé, il me semble "<em>La révolution par la céramique</em>", ou peut-être "<em>la révolution par le texte libre</em>", et qui entendait se foutre de nos pratiques et de nos engagements, de nos espérances aussi... C'est que nombre d'enseignants préférant ne pas se poser de questions, s'appuyaient paresseusement sur le <em>Bled</em> au risque d'abrutir leurs élèves, et ne pensaient à la Révolution qu'à partir de quatre heures et demie, à la sortie de la classe, se félicitant dès lors d'être "de gauche"...<br /> À Vence, certaines après-midi étaient consacrées à des conférences plénières et je me souviens qu'au cours de l'une d'entre elles était intervenu le rebouteux attitré de Freinet, qui invita les volontaires à se faire redresser la colonne vertébrale. La propre compagne de Michel, ne fit ni une ni deux, et dénuda sa poitrine (Mai 68 était encore loin !) sans la moindre gêne : Mazette, s'écria notre mentor. Je me souviens aussi, mais était-ce la même année, que la sévère Mme Freinet - elle glaçait le tout jeune homme que j'étais alors - daignait participer parfois à ces conférences plus ou moins improvisées. Au beau milieu de l'une d'elles, assise dans les tout premiers rangs, raide comme la justice dans son corsage immaculé, elle lança sans se retourner : "<em>il y a quelqu'un qui se permet de fumer à cinq rangées derrière moi. Qu'il éteigne IMMÉDIATEMENT sa cigarette !</em>" Le coupable, fort penaud, qui était bien à cinq rangées derrière, ne se fit pas prier deux fois...</p> <p>Michel, donc, était arrivé en retard à Vence, et je fus chargé d'aller le chercher à la Gare de Cagnes. Avait-il fait un mauvais et trop long voyage, avait-il été incommodé par la chaleur, pensait-il qu'on l'aurait oublié et qu'il se retrouverait tout seul sur le quai ? Toujours est-il que, m'apercevant, il se précipita littéralement dans mes bras et me gratifia de deux bises retentissantes. Ce n'était pourtant pas le genre de la maison, ni pour lui, ni pour moi. Mais le fait est. Et demeura unique.</p> <p>Michel avait un don pédagogique certain, et de plus avait l'art, m'avait-il semblé, de fort troubler les collègues du beau sexe venues l'écouter - boire ses paroles serait un terme plus approprié. Je ne sais s'il profita de la situation, et cela ne me regarde pas. Mais il n'est pas sain de vivre dans un monde presque exclusivement féminin - ce qu'était déjà, alors, le monde enseignant.</p> <p>Pour éviter le départ en Algérie, où le gouvernement socialiste de Guy Mollet l'avait aimablement mais fermement convié à participer au "maintien de l'ordre", Michel P. se saccagea le système rénal - et je me demande si ce n'est pas cette ancienne blessure, auto-infligée, qui l'a fait disparaître prématurément, car il n'avait pas atteint quatre-vingts ans, et l'on sait que les instituteurs, comme les curés de campagne, profitent fort longtemps d'une retraite d'ailleurs atteinte avant les autres travailleurs.</p> <p>Michel ne faisait pas que persuader les jeunes collègues. Il écrivait aussi, et je trouvais qu'il possédait à cet égard un don certain. Justement, je me souviens d'un article qu'il avait donné à <em>l'Éducateur</em>, la revue du Mouvement Freinet (à ne pas confondre avec <em>l'Éducateur suisse</em>, de Ferrière et Bovet) dans lequel il racontait précisément que, allant prendre le train pour se rendre à Vence, il eut à traverser, à Grenoble, la Place Victor-Hugo, et se mit à songer à la formule mathématique qui devait sous-tendre le ballet des jets d'eau qui, alors, s'y déployaient... Et j'avais trouvé tellement belle cette comparaison inattendue, et cette réflexion née au petit matin, et dans le cerveau d'un enseignant pressé de rejoindre ses amis enseignants... Cet article, je ne l'ai pas retrouvé dans mes archives.</p> <p>En revanche, j'ai pu lire sur la Toile celui qu'il avait écrit fin septembre 79, lors de la disparition d'un de ses amis proches, un autre Michel que nous nommions Meb - et dont j'abhorrais les tenues excentriques - nécrologie d'une rare sensibilité. Il y disait, et l'on sentait qu'il souriait pour ne pas montrer ses larmes, que son ami Michel n'avait pas réussi à attendre la Saint-Michel pour s'effacer, terrassé qu'il avait été, à un âge assez peu avancé, par une soudaine crise cardiaque.</p> <p>Toi aussi, Michel P., tu seras parti bien avant cette fête : on vient de porter en terre ton <em>corps sans âme et sans colère</em>. J'atteste ici que toi aussi, tu as "<em>vécu debout, entier, têtu et généreux</em>". Et je te promets que le 29 septembre prochain j'irai sur ta tombe, chez toi à Allemont, te dire tout ce que la pudeur m'avait sottement, jusque là, empêché de te confier...</p> <p> </p> <p><strong>[Mon blog redémarre, là où je l'avais abandonné. Et j'y injecte peu à peu mes pages "Actualité", rédigées depuis ce pathétique 7 mai 2012. L'explication de ce revirement est à trouver à la date du 1er décembre 2016, 20:20]</strong></p> https://www.samuelhuet.com/blog/index.php?post/2016/03/01/Michel-P.%2C-in-memoriam#comment-form https://www.samuelhuet.com/blog/index.php?feed/atom/comments/745 Victimes innocentes, entre Daech, Cassandres et Bataclan urn:md5:a1785fecc4d096492591c61fbcad359e 2015-11-14T03:10:00+01:00 2016-12-09T13:16:42+01:00 S H Général <p><em>L'Horreur,</em> titre le <em>Dauphiné</em>. On vous l'avait assez seriné, pourtant, que l'Islam était une religion de paix ! En êtes-vous convaincus, ce coup-ci, ou vous faut-il encore davantage de victimes innocentes ?</p> <p>Pour se maintenir coûte que coûte au pouvoir et selon eux pour ne pas avoir avoir la guerre, les socialopes ont flatté jusqu'à l’écœurement - jusqu'à se déshonorer - certaines populations dites allogènes, qui, en tout état de cause, nous haïront jusqu'à la fin des temps.</p> <p>Et voilà le beau résultat, que tant de Cassandre avaient annoncé, sous les quolibets - et parfois les menaces - des "altermondialistes" et autres rêveurs irresponsables. Et maintenant, on a la guerre, et le déshonneur, par dessus le marché. Paris, <em>capitale de la douleur</em>...</p> <p>Nous avons toujours du mal à admettre le "renversement" de l'Histoire ; si l'on considère l'éthique de conviction et l'éthique de responsabilité, il est assez clair, et depuis toujours, que les Musulmans "modérés" ou pas, ont choisi conformément au Coran l'éthique de conviction, envers et contre tout, envers et contre tous. Il n'y a donc pas de possibilité d'intégrer réellement l'Islam au sein de notre société "laïque" - en dépit de tous les lâches "accommodements raisonnables".</p> <p>Lors des attentats "Twin Towers", le 11 septembre 2001, qui réjouirent tant de Musulmans (nous avons là dessus de très nombreux témoignages, et j'en ai été personnellement témoin dans un petit village de Provence !) - après tout, c'était leur affaire ! - de nombreuses voix s'élevèrent, en France, pour accuser... les Américains au motif que... "<em>ils l'ont bien cherché</em>"... C'était de la compassion, ou je ne m'y connais pas. Ce matin, on nous décrit, larmoyants, "<em>une France hébétée après des attentats sans précédent</em>".</p> <p>Chiche que, quatorze ans après, les Amerloques nous renvoient dans la gueule, et nous l'aurions bien cherché, un "<em>Vous l'avez bien cherché</em>". Ce serait retour de bâton et saine justice, non ?<br /> <br /> <strong><span style="font-size: 8pt;">"<em>On ne règle pas les problèmes avec ceux qui les ont créés</em>" disait Einstein..... Commençons par nous débarrasser des traîtres socialistes, fondateurs de cette situation : Sarkozy, Hollande et toute la clique politico-médiatique complice...... En 44, la France ne s'est pas libérée avec les socialo-communistes responsables de la débâcle de 40 : Blum*, Daladier, Reynaud, Thorez réfugié à Moscou ou Laval réfugié à Sigmaringen dans une communauté réduite aux caquets...<br /> * Blum qui avait déclaré en 33 : "<a href="http://www.enquete-debat.fr/archives/la-gauche-de-2012-commet-elle-la-meme-erreur-quen-1936-face-au-totalitarisme-82318"><em>Du moment qu'on démolit l'Armée, j'en suis</em></a>" - Olivier.<br /> <br /> Oui, cette guerre de lâches vient de nous atteindre en pleine figure. Reconnaissons-le, nous n'avions pas tellement envie de l'admettre que nous étions en guerre. Cette fois, nous avons le nez dedans. Et il est fort probable que ceux qui portent le fer contre nous, qui tirent à la Kalachnikov contre des personnes innocentes, viennent de notre pays, de cette France où ils sont nés et qu'ils haïssent. Voilà le résultat d'une politique irresponsable d'immigration qui a commencé dans les grandes longueurs en 1981. Mais il ne fallait pas en parler, à l'époque ! Celui qui se permettait d'émettre des doutes sur l'apport positif de ladite immigration, passait pour le beauf de service. Il n'avait rien compris, cet idiot : l'immigration était un enrichissement. Pour le système capitaliste qui ne connait ni pays, ni frontière, sans aucun doute. Pour la France et les Français, leur histoire, leur culture, c'était une autre affaire. Croit-on que les choses ont changé, aujourd'hui ? Il suffit de compter les bassines d'eau tiède que déversent sur nos têtes les médias triomphants, via les plateaux de télévision.<br /> Je suis bien d'accord : l'islam est une religion archaïque et intolérante, quoique l'on nous raconte par ailleurs. De surcroît, nous avons avec les pays du Maghreb un contentieux historique. Mais ça ne fait rien, ne tenons pas compte de ces réalités emmerdantes. Décrétons que nous sommes enfin parvenus au monde des Bisounours.<br /> Il faut espérer que les grands politiques qui nous gouvernent, la voix chevrotante, vont enfin prendre conscience de l'urgente nécessité d'aller, sur le terrain, casser la gueule à cette bande de criminels. Amitiés - Jean-Louis. </span></strong></p> <p> </p> <p> </p> <p>&nbsp;<strong>[Mon blog redémarre, là où je l'avais abandonné. Et j'y injecte peu à peu mes pages "Actualité", rédigées depuis ce pathétique 7 mai 2012. L'explication de ce revirement est à trouver à la date du 1er décembre 2016, 20:20]</strong></p> https://www.samuelhuet.com/blog/index.php?post/2015/11/14/Victimes#comment-form https://www.samuelhuet.com/blog/index.php?feed/atom/comments/739 Un débat enflammé urn:md5:5a009b6bad0be149a5d9bbf977371c27 2015-10-25T19:10:00+01:00 2016-12-09T09:39:56+01:00 S H Général <p>En attendant l'heure de la seconde demi-finale, j'écoute avec un très grand intérêt (et comme toujours, en différé - merci le podcast) une réflexion sur l'état de la France après les attentats de <em>Charlie Hebdo</em>. Trois intellectuels de bonne foi, j'ajoute tous trois d'origine juive, puisqu'ils se définissent ainsi, débattent durant une heure au sein de l'émission de Finkielkraut, "<em>Répliques</em>" (10 octobre, "<em>Le sens de la République</em>").</p> <p>On pouvait s'attendre à des échanges apaisés : eh bien non ! Ça défouraille à tout berzingue, tant le sujet est sensible ! "<em>Laissez-moi parler... Excusez-moi... Laissez-moi finir... Quelle est cette passion... Cette violence... Nous devrions débattre de façon courtoise... Vous faites preuve de terrorisme intellectuel... La réprobation morale..., etc. etc.</em>"</p> <p>C'est assez dire que les trois ne sont pas d'accord entre eux, je dirais plutôt que l'un, réclamant "<em>de l'empathie envers nos compatriotes musulmans</em>", est férocement en désaccord avec les deux autres, et il m'a fait penser aux thèses, très proches des siennes, que défend Pierre Manent ("<em>Il faut faciliter l'engagement des musulmans dans l'aventure française</em>") dans "<em>Situation de la France</em>".</p> <p>En fait, deux thèses s'affrontent - comme sans doute au sein de la société : la première demandant qu'on fasse place au sein de la République à ces pauvres Musulmans, qui ne s'intègrent pas parce qu'ils s'y sentent étrangers ; la seconde, qu'il y en a assez avec tous les "<em>accommodements raisonnables</em>", et qu'il est temps, pour les Musulmans de se dire Français ou Musulmans, et c'est faute de poser franchement l'alternative, que notre nation est en plein délitement, et que les Français "petits-Blancs" se demandent s'il y a encore place pour eux au sein de leur propre pays - je résume caricaturalement, mais en gros c'est comme cela que imbriquent les choses. Et j'ajoute que chaque fois que la première thèse s'exprime, elle permet au Front national de progresser. Étrange, non ?<br /> Et donc, on perçoit, au cours de cette émission, un certain nombre de faits (et d'opinions : j'ai entendu à propos de <em>Charlie Hebdo</em>, "<em>ce journal qui représentait les valeurs des Lumières</em>", ce qui m'a révulsé) patents, qu'il est bon de rappeler.</p> <p>Les manifestations "Je suis Charlie" ont été un franc succès (pour Hollande et sa majorité déglinguée, aussi), mais en définitive elles n'ont réuni que 4 millions de Français contre 60 millions, ce qu'on oublie souvent de dire. Par ailleurs, vouloir séparer totalement les assassins de leurs coreligionnaires, c'est oublier qu'ils ont hurlé, leur forfait accompli, "<em>On a vengé le Prophète</em>". C'est aussi passer sous silence les nombreux incidents dans les milieux scolaires (à propos de la minute de silence) fomentés par les jeunes musulmans, au motif que "<em>Bien fait pour eux, ils l'ont cherché</em>". C'est enfin mettre sous le boisseau un certain nombre de faits courants et contrôlables, tels que les a rappelés un des interlocuteurs, affirmant que ces conduites "<em>font régresser un certain nombre de valeurs françaises, dont la présence de la femme au sein de la société</em>" : tenues vestimentaires, repas hallal, prières sur les lieux de travail, contestation du sport mixte à l'école, mais aussi du contenu de certains cours, antisémitisme viscéral ("<em>tété au lait de la mère</em>" s'est indigné un sociologue algérien !), immigration de colonisation...</p> <p>Ce qui est absolument incroyable (mais aussi tellement rassurant), c'est qu'un certain nombre d'Arabes musulmans modérés ou anciens Musulmans apportent de l'eau fraîche (ils savent de quoi ils parlent !) au moulin de la seconde thèse, effrayés qu'ils sont par les dérives qu'ils voient et constatent. Et je ne citerai à cet égard que cet ancien professeur de philosophie (il a eu le courage de démissionner) au lycée musulman Averroès (sous contrat) à Lille, M. Soufiane Zitouni :</p> <p>"<em>En plus de vingt années de carrière en milieu scolaire, je n'ai jamais entendu autant de propos antisémites de la bouche d'élèves dans un lycée ! Une élève de terminale Lettres osa me soutenir un jour que "la race juive est une race maudite par Allah ! Beaucoup de savants de l'Islam le disent !</em>"...<br /> Telle est donc la France de demain, celle qu'appellent de leurs vœux ardents les "collaborateurs", comme dirait Onfray...<br /> <br /> Pour terminer, il me plaît de lister les participants de cette émission : PATRICK Weil, GEORGES Bensoussan, ALAIN Finkielkraut. Et, en regard, j'ai cherché quelques intellectuels musulmans : GHALEB Bencheikh, TARIK Oubrou, MOHAMMED Arkoum, AZZÉDINE Gaci, MALEK Chebel, KHALED Bentounés, DOUNIA Bouzar, HANIFA Chérifi.<br /> "<em>J'espère que vous m'avez compris</em>", comme dit un jour le vieux Dominici au juge Périès (Digne, le 15 novembre 1953, à 10 h 15)...<br /> <br /> <strong>RÉPLIQUES</strong> - thème de la semaine : <em>Le sens de la République</em> - invités : Georges Bensoussan, historien et responsable éditorial au Mémorial de la Shoah (auteur de <em>Les territoires perdus de la République</em>, Pluriel, 2015), et Patrick Weil, historien, spécialiste français des questions d'immigration et de citoyenneté, directeur recherches au CNRS, Centre d'Histoire du XXe siècle, professeur invité à l'université de Yale (auteur de <em>Le sens de la République</em>, Grasset, 2015)</p> <p><br /> <strong><span style="font-size: 8pt;">En fait, au-delà de cette passionnante émission, il faut bien remarquer que depuis trente ans (en gros depuis l'avènement de la gauche mitterrandienne au pouvoir), les positions n'ont pas bougé : ainsi de ce sondage réalisé en 1984 pour le compte du MRAP : il montrait que pour 81 % des personnes interrogées, Espagnols et Italiens étaient bien intégrés, cependant que 70 % d'entre elles exprimaient l'avis que les Algériens ne l'étaient pas du tout.<br /> À cet état de fait, Cheikh Abbas, ancien Inspecteur de l'Éducation et de la formation au sein de l'Amicale des Algériens en Europe et Recteur de la Mosquée de Paris donnait une explication sidérante lors du deuxième "Rassemblement islamique de France", devant plus de 5 000 de ses coreligionnaires, réunis à Lyon le 14 décembre 1985 ; explication qui, si elle était proférée aujourd'hui par un membre d'un certain parti d'extrême-droite (comme on dit) entraînerait ipso facto plaintes et poursuites judiciaires. Il avait en effet le courage de déclarer : "<em>L'Occident ne connait de l'Islam que ce que nous lui disons. C'est nous qui sommes responsables de l'image caricaturale, injuste, agressive, méchante qui est donnée en France de l'Islam. Oui, nous péchons de donner une mauvaise image de l'Islam car nous sommes des menteurs, nous crions, nous sommes sales, nous jetons n'importe quoi dans les escaliers d'immeubles, nous faisons hurler nos radios...</em>" (Cité d'après M. Hillel, <em>La fièvre européenne</em>, pp. 174-175)</span></strong></p> <p> </p> <p><strong>[Mon blog redémarre, là où je l'avais abandonné. Et j'y injecte peu à peu mes pages "Actualité", rédigées depuis ce pathétique 7 mai 2012. L'explication de ce revirement est à trouver à la date du 1er décembre 2016, 20:20]</strong></p> <p> </p> <p> </p> https://www.samuelhuet.com/blog/index.php?post/2015/10/25/Un-d%C3%A9bat-enflamm%C3%A9#comment-form https://www.samuelhuet.com/blog/index.php?feed/atom/comments/734