Bloc-notes - L'heure de la chasse a sonné - Commentaires 2019-09-20T05:35:56+02:00 SH urn:md5:d677b0537e74df749e032f6f00efdbb4 Dotclear L'heure de la chasse a sonné - Georges urn:md5:c008f3a418df46fd46d42cd81bc560ed 2008-09-21T10:16:27+00:00 2013-11-11T19:43:09+00:00 Georges <p>Les 4x4, les téléphones portables, les magnétophones et j'en passe pour tuer des animaux sans défense. Tous les chasseurs ne sont pas à mettre dans le même carnier : c'est à voir ! <br />Je considère que la grande majorité d'entre-eux sont des "viandards". <br /> Je vous salue.<br /><br />Cher ami,<br />Peut-être, au moins, lirez-vous les quelques lignes suivantes avec le sourire ?<br /><br />"<em>L'hiver, parfois, quand les vols de canards migrateurs sont signalés dans le ciel de Camargue, je vais à l'affût, le soir ou à la «passée» du matin. Je ne suis pas un chasseur enragé. Je prends un fusil pour faire comme tout le monde et accompagner les amis, mais je n'éprouve pas un plaisir particulier à tuer des animaux. La chasse en Camargue, c'est, pour moi, quelques heures de solitude devant un des plus beaux paysages qui soient. Assis dans un abri de branchages, au milieu d'un étang, je regarde le crépuscule rosir au-dessus de la cime arrondie des pins parasols. Peu à peu, les reflets s'effacent sur les eaux immobiles. Alors, tout un monde nocturne s'éveille dans les bois, dans la sansouire et dans les roseaux. Un oiseau rappelle, les canards se posent en nasillant ; on entend le clapotis d'un sanglier marchant paisiblement dans l'eau. La nuit est bientôt complète. Un bruit d'ailes fait lever la tête. Un couple de cols-verts passe, à peine visible, plongeant vers les gagnages de l'étang. Je tire au jugé. Je les manque et je les vois repartir en chandelle, tout droit, vers les étoiles.<br /> Nous partagions les vacances d'été entre la montagne et la mer. Après l'Autriche, nous avons parcouru tous les massifs alpins d'Italie depuis le mont Blanc jusqu'à la Yougoslavie, le mont Rose, les Alpes bergamasques, la Bernina et le Piz Palu, la Brenta, les Dolomites et la belle Alpe de Sciusi, dominée par le Sassolungo.<br /> Dans le parc national du Grand Paradis, nous avons participé à la capture de femelles de bouquetins destinées au repeuplement d'un autre parc. Avec les lunettes jumelles, nous suivions les errances acrobatiques du garde. Muni d'un fusil à air comprimé, il atteignait les bêtes avec un projectile pourvu d'une ampoule contenant un liquide somnifère pour les endormir avant de les descendre, enveloppées dans un filet. Soudain, le tireur s'immobilisa, demeurant sourd à nos appels. Nous grimpâmes jusqu'à lui et le trouvâmes endormi ; l'ampoule lui étant tombée sur le pied, il avait été anesthésié. Il fallut le descendre dans le filet</em>."<br /><br /> Ph. Lamour, <em>Le cadran solaire</em>, p.398</p>