Bloc-notes

Home

Aller au menu | Aller à la recherche

Faut pas trop pousser, tout de même !

, 05:36

Hier matin, j'écoutais sur RTL un "bébé-Chirac", la dame Pécresse (née à Neuilly...), tout énamourée de nous rapporter (et je pense que de sa part, c'était assez sincère) ses années auprès de Chirac. Et Chirac parlant le russe par ci, et Chirac complétement amoureux de la grande civilisation japonaise par là. Sur ce point au moins, halte là ! Car si les années 1920-1946 ont été fertiles en atrocités et en massacres inouïs, ce sont quand même les Japs qui ont tenu le pompon, loin devant Hitler ou Staline. Il faut quand même le rappeler, et je suis sûr qu'en Asie, par exemple du côté de la Chine ou de la Corée, pour ne rien dire des Philippines, on ne l'a pas oublié. Mais au-delà du témoignage de l'actuelle présidente du conseil régional d'Île-de-France (et je crois vraie aussi l'émotion de Jean-Louis Debré, parlant de son "ami"), quel déluge dégoulinant de panégyriques, à croire que les nécrologies étaient prêtes depuis longtemps : le journaleux flaire l'agonie, comme le vautour perché sur son arbre attend la fin proche de son futur repas.

Lire la suite...

Ils m'ont obligé à voter socialiste, ces cons !

, 08:40

Si j'ai bonne mémoire, c'est mi-novembre 1958 que le jeune hebdomadaire l'Express publia une caricature montrant un Soustelle croqué en petit scout, sac tyrolien aux épaules, répondant à un immense de Gaulle penché sur lui : "Je suis venu préparer l'arrivée du gros de la troupe". Jacques Soustelle (quel grand intellectuel, celui-là !) avait en effet été élu député (de Lyon !) dès le premier tour, avec 34 autres (contre 4 élus au premier tour ce 11 juin). Le "gros de la troupe" UNR (Union pour la Nouvelle République), qui allait soutenir sans faille l'oeuvre de redressement du pays entreprise par le Général, ne fut en fait que 35 %, en gros, de la future Assemblée, ce qui fait que l'opposition eut son mot à dire - et le dit. Et quand je pense que tous les féroces opposants d'alors se réclament, aujourd'hui, du Général et vont solennellement commémorer ce jour l'appel du 18-juin... Mais passons à autre chose...

Lire la suite...

"Aller loin, vite et fort"

, 20:35

Tandis que la campagne pour les législatives bat son plein, ou plus exactement son vide, on nous rebat les oreilles avec une "Mani pulite" à la française, et à cet égard Éric Zemmour note malicieusement que ceci se déroule sous le regard "d'une justice et de médias soudain bien moins vindicatifs", eux tellement prompts et acharnés, il y a peu, à descendre Fillon. C'est pourquoi plus que de "Mani pulite", on devrait parler de manipulateurs puissamment aidés par des médias complices.

Lire la suite...

Amère victoire, amère défaite

, 13:30

Elle était inéluctable dès les résultats du premier tour acquis, et pourtant les médias se sont bousculés pour nous faire la leçon - et tenter de nous faire peur. Il n'est pas jusqu'au dernier éditorial du Figaro qui ne soit entré dans la danse, nous affirmant que "le vote Macron [était] la voie de la raison". Ce qui, soit dit en passant, donnait du poids à l'existence, claironnée depuis si longtemps par Mme Le Pen, d'une alliance "UMPS". À cet appel succéda une volée de bois vert de la part des commentateurs de l'éditorial : "la voie de la raison : vote blanc ; la voie de la colère : vote Marine !" résumait l'un des intervenants.

Lire la suite...

Bon public, ils t'ont donc eu !

, 15:44

Ainsi donc, le déferlement médiatique à l'appui de l'arrogant et populiste candidat officiel a pris, entre les deux tours, une dimension d'une impudence rare. D'ailleurs, c'est très improprement qu'on parle de deux tours : il s'agit au vrai d'une élection à un tour. Et les Français, qui à près de 80 % avaient massivement rejeté l'ancien président, viennent dans un bel élan de parfaite cohérence, de plébisciter son jeune clone. Faut-il en rire, ou en pleurer ? Les Français sont des veaux, avait dit le Général. Ce sont surtout des cons, à qui on peut faire gober n'importe quoi. Ainsi, notre prochain président sera un enfant, comme le dit très justement Michel Onfray. Un enfant qui, faute d'avoir résolu son complexe d'Œdipe, a épousé la Mère - tandis que son adversaire-pour-rire (et faire valoir) a tué le Père, ce qui est bien davantage significatif !

Lire la suite...

- page 1 de 41