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De la réclame, ou l'Art d'enfumer le con-sommateur

, 16:43 - Lien permanent

On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire...

(A. Souchon)

"J'ai souvent tenté de pourfendre les agences de publicité qui abîment nos paysages et détruisent les entrées de nos villes avec leurs panneaux démesurés. Mais plus désastreux encore sont les dégâts provoqués par cet étalage de laideur dans nos esprits. Car la publicité est capable de nous faire admettre comme des évidences des aphorismes qui sont simplement des mensonges"
[Albert Jacquard, Jeux de hasard, in Tentatives de lucidité, Stock, 2004 (causeries sur France-Culture, 2001)].

Il me semble me souvenir que c'est en 1965 que la publicité est apparue à la télé (sur l'unique chaîne de la télé). Aussitôt après, en manière de réaction, le Canard enchaîné tenta de lancer une campagne "citoyenne" destinée à combattre ce qu'on ne savait pas encore être un des fleurons de la société de consommation : se détourner des produits objets de publicités. Je me dois d'ajouter tout de suite que cette initiative obtint le même succès que celle, lancée en 1939 par Michel Duran, le critique ciné du palmipède du mercredi, concernant le boycott des films "doublés", pour magnifier les Vostf (que penserait-il, s'il revenait parmi nous, des rires gras aujourd'hui ajoutés sur les bandes-son, en sus du doublage ?) : je veux dire un succès égal à zéro. Peut-être est-ce pour cela que cet hebdomadaire dit satirique s'est ensuite lancé dans les dénonciations tous azimuts, avec cette fois-ci beaucoup de bonheur si j'ose dire, jusqu'à dénigrer autant que le fut feu Salengro dans Je suis partout (pardon, je parle d'un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître  - et dont ils n'ont jamais entendu parler) un candidat à la Présidence de la République, afin de contribuer puissamment à renverser le cours annoncé du scrutin... Mais je m'égare...

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Il a été Placé en garde à vue

, 10:55 - Lien permanent

"Je me souviens que cet argument [les mesures en faveur des enfants d'immigrés nord-africains, dont n'ont jamais bénéficié les enfants des "boat people", qui ont réussi sans se plaindre, par leur ténacité] avait été utilisé, au Sénat, par un élu courageux, Jean-Louis Masson (ingénieur ancien élève de Polytechnique et titulaire de deux doctorats d’État, rien que ça !) qui avait mis en avant cette comparaison. Mal lui en avait pris : le ban et l'arrière-ban sénatoriaux, rouges de colère et d'indignation évidemment feinte, vouèrent aux gémonies ce pelé, ce galeux mal embouché, qui avait osé sortir des plates-bandes du politiquement correct. Et je me souviens de l'intervention, la main sur le cœur, du sinistre Jean-Vincent Placé, l'ex-jules à la Duflot - les deux têtes à claques que j'abhorre par-dessus tout, dans notre pays".

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Lumière du monde

, 05:27 - Lien permanent

L'église était bondée, bien avant l'heure de la messe de Noël – qui depuis belle lurette n'a plus de raison de s'intituler "de minuit". Et les conversations allaient bon train, trahissant souvent le recueillement préparatoire à l'écoute de la parole divine, et à l'annonce de la Nativité :

- À midi, j'ai mangé de la dinde.

- Ah, nous non, on a mangé léger, parce que ce soir, on va s'en mettre jusque-là !...

Chacun y allait donc de sa façon de meubler l'attente ; ainsi de l'organiste, ressemblant comme deux gouttes d'eau à un mélange de Bertrand Delanoë (espérons qu'il n'en a pas épousé les travers) et de  l'acteur Thomas Jouannet, sans cesse interrompu et tancé par l'une des membres de la chorale qui paraissait lui reprocher d'avoir trop appuyé sur quelque fa dièse : à observer sa physionomie, on pouvait se demander si, in petto, il ne bougonnait pas : je vais t'en appuyer un, de fa dont tu sentiras le souffle pas naturel !

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Ce désir fou de vivre une autre vie

, 14:11 - Lien permanent

On l'appelait l'idole des jeunes, comme le proclamait l'une de ses premières chansons. C'était le cas : je me souviens à cet égard qu'un sondage, effectué dans une Fac scientifique en 1969 (année érotique), révéla qu'un tiers à peine des étudiants savaient que la découverte de la pénicilline était due à Sir Alexander Fleming, alors même que la quasi-totalité n'ignorait pas que Jean-Philippe Smet était la véritable identité de Johnny Hallyday...

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Minorités

, 18:05 - Lien permanent

Depuis le milieu de l’été, on ne cesse, tous medias confondus, de nous informer sur le funeste sort d’une minorité musulmane birmane, les Rohingyas - pour ne pas dire qu'on nous le serine. Bien entendu, c’est pour faire pleurer Margot, comme on sait le faire avec les vagues de "réfugiés" en provenance de l’Afrique sub-saharienne. Certes, loin de moi de penser autrement cette situation qu’en termes de véritable fléau s’abattant sur ces Rohingyas. Mais je trouve suspect qu’on ne cesse, dans le même mouvement, de montrer du doigt les Birmans qu’il faudrait sanctionner comme de vulgaires Serbes. Et jusqu’aux plus hautes autorités supra-nationales qui en viennent à dénoncer "des décennies de violations persistantes et systématiques des droits de l'homme" (Mon Dieu ! S'il n'y avait qu'en Birmanie ! Et on sait combien les pays musulmans sont des parangons de vertu, en matière de ces droits) : ainsi parla récemment le Haut-Commissariat de l'ONU, allant jusqu’à dénoncer une manière de "nettoyage ethnique". Rappelons au passage que, depuis 1945, le nombre de pays "indépendants" a quasiment été multiplié par trois. Et qu’au sein de l’Onu, les anciens "damnés de la terre" pèsent de tout leur poids. Majoritairement musulman.

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