La 'lettre-confession' de Clovis Dominici

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Dans l'affaire Dominici, au milieu d'une bande d'individus que la décence m'interdit de qualifier, il y a eu un homme droit, sous la grêle des coups bas qui ne lui furent pas mesurés : c'est Clovis-Antoine-Julien Dominici, le fils aîné.

 

 

"Je n'ai rien à me reprocher. J'ai la conscience nette(Cl. Dominici)

 

 

Digne, le 26 novembre 1954,

 

Depuis que mon frère Gustave m'a révélé que notre père était criminel, j'ai souffert le martyre. J'ai d'abord hésité à croire une monstruosité pareille. Mais après les aveux de mon père, en novembre 1952, il n'a plus été possible de douter.


J'avais la mort dans l'âme, et je n'aurais jamais pu accuser Gustave mon père si Gustave n'avait pas parlé le premier. Aux assises, j'ai eu tout juste la force de répéter la terrible vérité. Je devais le faire pour l'honneur de mes enfants, car il fallait payer la faute. J'aurais pourtant préféré être mort que de comparaître devant mon père aux assises. Quoiqu'il arrive, je maintiens ce que j'ai déclaré depuis le 1er novembre 1953, et que j'ai répété en mai 1954 à M. Pacaut de Détective, et ce que j'ai dit à la barre des témoins.


Mon père m'a maudit, ma famille m'a renié et insulté, moi je sors des Assises le cœur rempli de tristesse, mais la tête haute.


Aujourd'hui à la barre, toute ma famille était contre moi, j'ai lutté et me suis défendu car je n'ai rien à me reprocher. J'ai la conscience nette.

 

Dominici Clovis.

 

© Cl. Dominici, in Détective n° 387, 30 novembre 1954

 

 

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