C'est Noël ! - Quand l'aigle reprend son envol

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C'E S T    N O Ë L !

 

 

 

 

 

L'AIGLE MALADE ET SOIGNÉ S'EST ENVOLÉ

 

 

 

 

 

Voici une belle histoire de Noël, celle d'un aigle royal en fort mauvaise posture en décembre dernier et que les hommes ont soigné avant de lui rendre le ciel qui est le sien. Ce jeune rapace, vraisemblablement né en mai 2009, a manqué de peu d'avoir une brève existence car il a été recueilli à Noël, complètement affamé et affaibli, par Éric, garde moniteur du Parc national des Ecrins, sur l'hélistation de Briançon où l'hélicoptère de la gendarmerie a sa base. Quelle perspicacité de se poser là...


L'oiseau est aussitôt confié au centre de soins de la faune sauvage de Plan-de-Vitrolles, non loin de Tallard, où Michel Phisel va soigner le nouveau pensionnaire hébergé dans une volière spacieuse. Ragaillardi, il était en mesure de retrouver la liberté en mars dernier, "au moment où nous avons effectué un comptage d'aigles royaux sur l'ensemble du Par des Écrins" précise Christian Couloumy, responsable de la mission "aigle royal" au parc; mais les conditions météorologiques défavorables ont contraint au report du lâcher".

 

Enfin, c'est l'envol définitif, majestueux...

 


Ce samedi, à 11 h 30, l'impatience est à son comble pour les agents du Parc, les gens du centre de soins, les dizaines d'amoureux de la nature et... l'héroïne du jour - il s'agit d'une femelle. Dans la caisse, l'oiseau est nerveux. À quelque deux cents mètres au-dessus du site, deux aigles royaux traversent l'espace sans un battement d'ailes, portés par les courants chauds ascendants provoqués par le réchauffement de la  pente qui domine la vallée de la Durance. Michel Phisel doit recourir à une épuisette pour sortir le rapace de sa caisse. Il a mis des gants épais. "Avec ses serres, cet oiseau peut vous transpercer le bras", dit-il.
Puis il prend le puissant volatile dans ses mains, l'amène près de sa poitrine comme une mère le fait avec son enfant, et le présente à l'assemblée. Le pauvre oiseau, bec et yeux grands ouverts, est évidemment terrorisé.
Le soigneur le dépose sur une grosse pierre qui lui sert de piste d'envol ; l'aigle déploie ses ailes et retrouve les sensations perdues depuis quatre mois...
C'est beau, les gens sont heureux de la joie ressentie peut-être par le rapace qui revient se poser sur le sol à vingt pas à peine !
Un partenaire idéal. Deux longues minutes de répit et c'est l'envol définitif, majestueux, royal. Bravo et merci.

 

 

[© M. Fortoul in La Provence-Alpes, dimanche 25 avril 2010]

 

 

 


 

 

Texte soumis aux droits d'auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.

 

 

 

 

 

 

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