Lettre à Michou, et réponse à Nanou (1)

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Les futurs époux travaillent (et résident) à cinq cents kilomètres l'un de l'autre

 

 

 

P... le 26 septembre 1958

 

Mon Michou bien aimé,

 

Aujourd'hui, je suis en pleine forme quoique guère d'idée à mettre dans ma lettre, pourtant je t'aime mon Michou, je vais tout de même essayer de remplir les pages.

Hier, j'ai demandé à Michèle ce que Claudie avait contre moi exactement, elle n'en sait rien, mais elle m'a dit que Claudie avait le cafard de voir que Henri l'avait oublié, et qu'elle ne recevait aucune nouvelle de lui, c'est tout ce que je sais.

Tu sais, mon amour, hier au soir je suis restée un bon moment à la fenêtre a rever car j'ai vu que tu tournais autour de chez moi, s'il n'y avait pas eu ma mère à coté j'aurais voler auprès de toi mon chéri, je ne tenais pas en place de te savoir si près de moi et ne pas pouvoir être dans tes bras mon chéri. Je vais arreter la ma correspondance pour le moment, car je vais aller à la Mairie, et ensuite j'irai au tournant passer un moment à contempler la rivière.

Terminé pour le travail aujourd'hui si tu savais d'où je t'écris. Et bien tant bien que mal je suis installer sur la murette ou je contemple j'admire la rivière. J'essaie de deviner ce que tu fais en ce moment mais je n'y arrive pas, tu dois être certainement au bureau.

Je ne sais pas si je t'ai dis que j'avais appris tes vers par cœur d'ailleurs je vais te les réciter tout en regardant la rivière.

 


De ce site enchanteur
Où j'aime à y rêver
J'attends battre ton cœur
Et ta voix me murmurer
Mon Petit Michel adoré.

Je crois avoir bien réciter ma leçon n'est ce pas Monsieur. L'autre fois, j'étais en train de dire ces vers tout fort je me croyais seule tout a coup j'entends Michèle qui me dit je ne savais pas que tu étais poète je suis restée bête et il paraît que j'ai rougi.

Maintenant j'attends dimanche avec impatience pour être a nouveau auprès de toi et dans tes bras d'ailleurs chaque fois c'est la même chose à peine m'as-tu quitté que je pense déjà au moment ou je serai a nouveau dans tes bras.

Tout en écrivant je suis en train de m'ensoleiller car il fait un soleil éblouissant d'ailleurs je vois qu'il en est de même à la rivière.

Tu sais Chéri pour dimanche n'y compte pas trop pour ce que je puisse rester jusqu'a sept heures trente avec toi car ma mère ne voudra pas.

Ça y ait j'y suis a ma page tu vois je ne sais plus que mettre mon Amour je voudrais pourtant tant mettre des pages mais c'est plus fort que moi lorsque j'arrive ici ma plume n'ecrit plus.

 

Aussi reçois de ta Nanou qui t'adore ses plus brûlants baisers sur tes lèvres.

 

Nanou

 

 

S... le 9 septembre 1959

 

Ma Nanou bien aimée,

 

Chérie, c'est à ta lettre du 7 que je viens répondre, elle m'a causé un grand plaisir, car je l'ai trouvée assez gentille et douce, tu sais mon poussin si tout le monde t'a trouvé ravissante, il n'y a pas de raison que tu ne me plaise pas.

Je sais que tu fais tout pour me plaire mon amour, aussi j'ai confiance que tu as su te faire coiffer. En effet ton Directeur n'est pas à plaindre, il y aurait simplement le climat qu'il pourrait regretter.

Alors Mademoiselle trouve qu'elle vas être à plaindre, t'as un sacré toupet, me connaissant tu dis, mais je crois que toi aussi tu es exigeante dans ce domaine, mais mon chéri tu verras qu'on se reposera quand même, que je serai très sage je te le promet, t'auras un mari tout mignon, à moins que tu ne veuilles pas que je sois sage, alors là... (bête, va). Je comprends ta hâte mon Amour à ce que nous soyons ensemble, je m'efforcerai de ne pas te décevoir comme mari, le tout mon chérubin c'est ne pas avoir peur de me dire ce que t'as envie ce que tu voudrai quand il y aura quelque chose qui n'ira pas me le dire et d'être douce comme je t'ai toujours connu, c'est Promis .

En effet, ça fait longtemps que je ne connais plus, moi non plus, le goût de tes baisers, en effet heureusement que cela ça va finir, et je suis sûr que nous rattraperons le temps perdu.

Si, mon Poussin, tu m'en avais parlé, du service à gâteau c'est du service de table que tu ne m'avais pas parlé, et où en sont tes malles, au fait ? tu prévois en faire une ou plusieurs, de malles ? tu me diras ça. Toi aussi mon poussin tu as chaud je comprends ça car ici il en est de même, on a voulu la chaleur, eh bien on l'a et je crois pour un moment.

C'est dommage que tu ne fasses pas le pont, ça t'aurait permis de te reposer, courage les vacances sont bientôt là mon trésor, prend patience. En effet mon trésor ta lettre était plus longue, tous les jours comme ça et aussi gentille ça pourra aller (pas exigeant bête va). Ça me manque de te dire ce mot là mon chéri, comme toi quand tu me disais : tu m'énerves.

Mon tendre amour reçois de celui qui t'adore, ses plus ardents baisers sans oublier mon Paradis.

P. S. : tu as les affectueuses pensées de ma famille

 

Michou.