Plainte contre l'institutrice d'Épineuil

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C'est devant la fosse de Saint-Rémy-la-Calonne, où Alain-Fournier, ses chefs et ses soldats ont dormi anonymement durant près d'un siècle, que m'est venue l'idée de mettre en ligne cette pétition...

 

Épineuil, le 26 août 1893

 

Monsieur le Préfet,

 

Les soussignés ont l’honneur de vous donner avis qu’à Épineuil, l’on vient de confié l’emploi d’instituteur–adjoint à la femme de l’instituteur. Nous protestons contre ce changement, car nous préférons que l’instruction soit donner a nos enfants par un homme. Nous vous prions, Monsieur le Préfet, de vouloir bien prendre notre pétition en considération, et que sous peu, vous voudrez bien nous donner satisfaction en nous renvoyant un adjoint.

 

Suivent les [83] signatures

 

 

 

 

 

 

 

Inspection académique du Cher

 

Bourges, le 23 septembre 1893

 

Monsieur le Préfet,

 

 

 

 

J’ai l’honneur de vous retourner la pétition ci-incluse qui vous a été adressée en vue d’obtenir le déplacement de Mme Fournier, Institutrice stagiaire à l’École de garçons d’Épineuil, et de vous faire connaître que cette requête n’est, à mon avis, susceptible d’aucune suite.

 

Il résulte en effet des renseignements que j’ai recueillis que deux seulement des 83 signataires de cette pétition ont des enfants fréquentant la classe dirigée par Mme Fournier, qui s’acquitte d’ailleurs très convenablement de ses fonctions.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’hommage de mon respectueux dévouement

 

L'Inspecteur d'Académie.