En septembre 2018, passionné par l’émission Répliques d’Alain Finkielkraut, je fis connaissance avec Le Lambeau et son auteur, Philippe Lançon. Jusque-là, Lambeaux faisait pour moi référence à un beau texte de Ch. Juliet - je lui avais d’ailleurs consacré un fichier, en 2020.

 

"Philippe Lançon est l'auteur de ce très beau livre, Le Lambeau, qui est, d'une certaine manière, une lecture de Proust : c'est le fil conducteur de ce livre. Alain Finkielkraut nous avait un jour réunis dans son émission, Répliques, Philippe Lançon et moi, pour parler de la mort de la grand-mère".

Antoine Compagnon, Colloque sur Proust écrivain, Table ronde, 20 janvier 2023

"[...] Marilyn a pris sa douche, comme on fait à Cuba, toujours le soir. J'ai demandé à la fillette cubaine : "Tu crois que rien n'a changé ?" Son silence était une réponse qui m'a soulagé sans que je puisse l'interpréter. Marilyn est sortie vêtue d'un pyjama de coton épais. Pour elle, il était l'heure de dîner. Elle a sorti un thermos rempli de café. J'ai mis un disque de jazz. Je respirais de plus en plus mal. Marilyn s'est approchée de moi. Sans parler, elle m'a mis sous le nez le sandwich : ses odeurs m'ont envahi. Puis, après l'avoir mangé, elle a pelé une mandarine et, toujours en silence, m'a mis un quartier sous le nez. De nouveau j'ai tout senti et, regardant la fillette cubaine, je lui ai dit : "Je ne pourrai peut-être plus en manger, mais je sentirai toujours l'odeur des mangues". Marilyn a refait l'opération en versant du café dans le verre de son thermos, un café très fort, à la cubaine, et, avec cette odeur bénie qui paraissait jaillir des rues de La Havane, cette odeur qui me réveillait là-bas chaque matin et dont le souvenir halluciné avait accompagné mon réveil dans la nuit du 7 au 8 janvier, il m'a semblé retrouver pour la première fois l'un des sens que je croyais perdu.
Marilyn avait apporté deux disques de méditation. Sur l'un d'eux, il y avait des chants de moines bouddhistes tantriques. Je me suis endormi, réveillé, endormi, réveillé, plongeant dans les vibrations répétitives de leurs voix, qui m'emportaient je ne sais où. Le somnifère aidant, elles me rendaient immortel - immortel de paix ou de tristesse, je ne sais pas. Elles se substituaient à la morphine que les soignants avaient eu ordre de ne plus me donner, sans doute parce que j'y prenais trop goût. Quelque chose de moi a feuilleté Tintin au Tibet, a suivi Tintin partant à la recherche de Tchang dans l'Himalaya, Tchang malade et recueilli par le brave Yéti. Les voix allaient et venaient comme des ondes, tantôt j'étais Tintin, tantôt j'étais Tchang, et je savais que le chagrin, comme l'attentat, comme le Yéti, aurait une fin. Il ne fallait pas que ces moines arrêtent de chanter".

Ph. L., Le Lambeau, édition Folio, pp. 323-324

 

Or, voici que je fus introduit, après une brève passe d’armes entre les deux invités (Antoine Compagnon et Philippe Lançon), protestation légitime d’A. Compagnon, sur laquelle ce n’est pas ici le lieu de revenir, dans l’univers personnel d’un miraculé : un des participants à une réunion éditoriale de Charlie Hebdo, auquel un des Kouachi avait négligé de donner le coup de grâce, tant l’abondance du sang répandu par un visage déchiqueté l’avait fort heureusement induit en erreur sur l’état réel du supplicié.
Je dois à la vérité de dire que ce journaliste fait partie des gens que j’exècre assez, les qualifiant sans beaucoup d’aménité ni de nuance de pourrisseurs de société : je veux ainsi désigner l’engeance navigant entre Charlie Hebdo et Libé (d’ailleurs, Lançon ne fait-il pas, dans son ouvrage, l’apologie d’un autre "rigolo" à mes yeux, Laurent Joffrin, "le seul ami qui soit aussi mon directeur" ?). Mais voilà, devant la souffrance et l'immense courage, et devant un talent d’écriture vraiment hors du commun, toutes les barrières et tous les préjugés se doivent de tomber. D’autant que l’ouvrage de Lançon, rédigé dans une langue si pure et tellement maîtrisée, baigne chacune de ses pages, ou presque, dans le souvenir de Proust – de la mort de la grand-mère, en particulier… S'il m'est permis de jouer une minute les pédants, je rappellerai, s'agissant de Proust et les deuils, d'une part dans la réalité, la mort d'Agostinelli, son grand amour ("ce deuil est mon avant-guerre", écrivit-il, le 30 mai 1914). Et symboliquement, à côté, donc, du deuil de la grand-mère, nous avons celui d'Albertine, et celui de Saint-Loup. Je passe sur la mort foudroyante d'Elstir, devant le petit pan de mur jaune...

 

 

I. Chambres...

 

À l'entrée dans la chambre 1036 et durant les mois qui suivirent, la plupart de mes sens me parurent affectés ou éteints pour toujours. Je voyais mal. Je ne pouvais ouvrir la bouche. J’avais des perfusions et des drains dans les bras, un drain dans le cou, un énorme et complexe pansement sur le tiers inférieur du visage, une désagréable sonde gastrique dans le nez - comme aurait pu dire l'autre, il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. Mes mains étant bandées, je pouvais à peine toucher. Je ne pouvais ni manger, ni boire, ni sourire. Par chance, je n'avais pas perdu l'odorat et, si j'étais devenu aveugle, j'aurais vite pu identifier les soignants par leur odeur ou leur parfum. Ne pouvant embrasser personne, j'ai aussitôt repris un réflexe d'enfance : tendre le front aux lèvres des autres quand ils approchaient pour m'embrasser. Leurs bouches entières touchaient mes cheveux. J'ai mis deux ans à perdre ce réflexe du front tendu. Les derniers à en avoir bénéficié sont mes parents.

Quatre dans un hôpital, une dans l'autre : ce sont les chambres où je suis resté à plein temps du 8 janvier 2015 au 17 octobre 2015, ce qui, si finalement je compte et si je ne me trompe pas, donne un total de 282 jours. Ce sont les prisonniers qui comptent, et souvent les malades, parce qu'ils voudraient s'enfuir et disparaître. Je n'étais ni prisonnier ni malade : j'étais une victime, un blessé, et j'aurais voulu rester dans mes hôpitaux le plus longtemps possible. Ils me protégeaient et me sauvaient d'un mal que j'avais les plus grandes difficultés à comprendre et auquel je ne voulais, ni ne pouvais, opposer aucune fureur. Je ne voulais surtout pas m'envoler comme, du bagne, l'avait fait Henri Charrière dit Papillon. Ce n'est que par le quotidien hospitalier que j'ai pu apprivoiser ce qui avait eu lieu.

Pendant cette période, j'ai découché quatre fois : une nuit chez un ami avec Gabriela, un week-end à la campagne dans la maison familiale, trois semaines de vacances estivales en famille et chez des amis, une première réinstallation de quelques jours chez moi à l'automne, entre fuites et travaux, un mois avant de véritablement "rentrer" - un mot que je place entre guillemets, car je ne comprenais et ne comprends toujours pas ce qu'il peut signifier : "rentrer", pour moi, c'est revenir à l'hôpital. Ces chambres étaient devenues mes ports, mes cabanes. J'y ai parfois cru ou craint, en écoutant passer dans la nuit le chariot d'une infirmière, en entendant le cri d'un patient ou la pétarade d'un moteur, que les tueurs circulaient dans les couloirs à ma recherche. Je n'y ai jamais assez cru pour me lever et m'allonger sous mon lit - où d'ailleurs, pensais-je lorsque j'étais malgré tout tenté de le faire, ils m'auraient vite retrouvé. J'imaginais assez la scène pour la vivre, je ne la vivais pas assez pour agir. Plus rien, à vrai dire, ne me semblait tout à fait crédible : ni la vie, ni la mort. Mais les deux, ensemble, fonctionnaient plutôt bien, avec une force et une fragilité de siamois dont on sait que si l'un disparaît, l'autre le suit.

La chambre 106 était une petite chambre propre où j'ai aussitôt senti virevolter autour de moi un ballet de blouses blanches et bleues. Tout ce qui entrait dans ma chambre était une apparition.

La parole m'était interdite, du fait de la canule non fenêtrée qu'on m'avait plantée dans le cou ; la seconde nature étant bien faite, je n'en éprouvais pas le besoin. Je ne sentais pas encore véritablement la douleur qui lui était propre, même si j'avais l'impression de ne pouvoir tout à fait respirer. On a fait sortir mes parents, qui entamaient la première de leurs interminables attentes dans le couloir nu et froid tandis que j'étais en soins. Il y avait deux chaises près de l'ascenseur. Le café le plus proche était à quelques centaines de mètres. Ils ont toujours été traités avec égard dans un lieu sans égard. Le patient lutte, survit, meurt. Les autres sont en visite simple. Leur vie ordinaire et leur confort sont déplacés. J'y pensais peu : ce qui avait lieu au-delà de ma porte et de l'ascenseur appartenait à un monde qui me semblait plus qu'éloigné, improbable. Les gens avaient sans doute des vies, dehors, mais ces vies ont disparu, dès le premier jour, dans des coulisses d'où elles ne sortaient que pour exister ici, sur ma scène, dans ces quelques mètres carrés. Ceux qui entraient dans la chambre avaient, en dehors d'elle, moins d'existence que des personnages de roman, une fois le livre fermé. Je ne parvenais plus à les imaginer en dehors du cercle réduit de ma propre vie.

La première des apparitions dont je me souviens, Émilie, était une petite infirmière brune de vingt et un ans. Elle était têtue et volontaire, elle fermait et plissait sa petite bouche quand elle était contrariée. Je crois me rappeler qu'elle était bretonne. C'était son premier poste. Il fallait faire des analyses, comme toujours lorsqu'on arrive dans un service. Mais où piquer, avec ces tuyaux partout ? Quelqu'un de plus expérimenté l'a aidée à trouver une veine. Elle était agacée. Allongé dans mon lit et respirant comme je pouvais, je l'ai regardé faire en me demandant si ma vie pouvait dépendre de quelqu'un d'aussi têtu et, plus encore, d'aussi jeune. Mais la plupart des infirmières et des aides-soignantes du service étaient jeunes, voire très jeunes, sinon têtues. Cette sensation s'est accentuée dans les heures suivantes. Je me suis aperçu que je n'avais plus aucune familiarité avec des gens de vingt ou trente ans. Je me sentais vieux soudain et, pour la première fois de ma vie, livré à ceux qui me survivraient. Je regardais le visage concentré et froncé d'Émilie et j'ai entrepris à travers lui, en lui, une méditation incertaine où l'angoisse luttait pied à pied avec l'enthousiasme. Chaque détail éclairait la lutte, ses lèvres, ses yeux, ses. cheveux, ses mains, ses gestes, sa voix pointue et ferme qui disait : "Ah ! Dites donc, vous n'êtes pas facile à piquer ! On dirait que vos veines ont décidé de se cacher". J'ai pris mon carnet de l'autre main et péniblement écrit : "Elles sont timides". Son nez a plissé : "Eh bien, ça serait mieux si elles ne l'étaient pas !". Nous attaquions ensemble le voyage, elle comme infirmière, moi comme patient, main dans la veine. Sa virginité épaulait la mienne et ce premier moment, comme le réveil auprès de mon frère, a déterminé la suite. J'étais enveloppé dans sa jeunesse comme dans un tapis, certes rugueux, certes troué, mais volant et filant dans l'instabilité vers une contrée où je n'aurais pu aller seul, une contrée où la vie était brutalement la plus forte. Et peu importaient les erreurs commises en cours de route, les veines mal piquées, les pansements mal faits et le reste, tout faisait partie du chemin.

Cette nuit-là, je n'ai dormi par intermittence que grâce à la morphine. C'était ma première nuit dans ma nouvelle vie. J'ai tout oublié, mais, le lendemain, j'ai noté ce rêve sous morphine, en capitales hésitantes et en espagnol : « J'étais dans une belle maison au bord de la mer. Soudain, des milliers de gitans arrivaient pour célébrer la fête de la pastèque. » Je n'ai pas noté la suite, mais, en lisant ces mots, je m'en souviens : les pastèques étaient entassées en pyramides, des pyramides bientôt plus hautes que la maison et qui menaçaient à tout instant de s'écrouler. Peu à peu l'émerveillement a été chassé par la menace et l'asphyxie. La fin du rêve, oubliée, a réveillé un souvenir d'enfance.

© Philippe Lançon, in Le Lambeau, pp. 137-140

 

 

II. La visiteuse de l'oncle, une mandarine à la main...

 

La mandarine de Marilyn m'a fait irrésistiblement penser à la visiteuse en robe de soie rose de l'oncle, et je ne résiste pas au plaisir de reproduire ci-après ce célèbre passage !

 

[...] Aussi – sous le prétexte qu’une leçon qui avait été déplacée tombait maintenant si mal qu’elle m’avait empêché plusieurs fois et m’empêcherait encore de voir mon oncle – un jour, autre que celui qui était réservé aux visites que nous lui faisions, profitant de ce que mes parents avaient déjeuné de bonne heure, je sortis et au lieu d’aller regarder la colonne d’affiches, pour quoi on me laissait aller seul, je courus jusqu’à lui. Je remarquai devant sa porte une voiture attelée de deux chevaux qui avaient aux œillères un œillet rouge comme avait le cocher à sa boutonnière. De l’escalier j’entendis un rire et une voix de femme, et dès que j’eus sonné, un silence, puis le bruit de portes qu’on fermait. Le valet de chambre vint ouvrir, et en me voyant parut embarrassé, me dit que mon oncle était très occupé, ne pourrait sans doute pas me recevoir et tandis qu’il allait pourtant le prévenir, la même voix que j’avais entendue disait : "Oh, si ! laisse-le entrer ; rien qu’une minute, cela m’amuserait tant. Sur la photographie qui est sur ton bureau, il ressemble tant à sa maman, ta nièce, dont la photographie est à côté de la sienne, n’est-ce pas ? Je voudrais le voir rien qu’un instant, ce gosse".

J’entendis mon oncle grommeler, se fâcher, finalement le valet de chambre me fit entrer.

Sur la table, il y avait la même assiette de massepains que d’habitude ; mon oncle avait sa vareuse de tous les jours, mais en face de lui, en robe de soie rose avec un grand collier de perles au cou, était assise une jeune femme qui achevait de manger une mandarine. L’incertitude où j’étais s’il fallait lui dire madame ou mademoiselle me fit rougir et n’osant pas trop tourner les yeux de son côté de peur d’avoir à lui parler, j’allai embrasser mon oncle. Elle me regardait en souriant, mon oncle lui dit : "Mon neveu", sans lui dire mon nom, ni me dire le sien, sans doute parce que, depuis les difficultés qu’il avait eues avec mon grand-père, il tâchait autant que possible d’éviter tout trait d’union entre sa famille et ce genre de relations.

"Comme il ressemble à sa mère, dit-elle.

— Mais vous n’avez jamais vu ma nièce qu’en photographie, dit vivement mon oncle d’un ton bourru.

— Je vous demande pardon, mon cher ami, je l’ai croisée dans l’escalier l’année dernière quand vous avez été si malade. Il est vrai que je ne l’ai vue que le temps d’un éclair et que votre escalier est bien noir, mais cela m’a suffi pour l’admirer. Ce petit jeune homme a ses beaux yeux et aussi ça », dit-elle, en traçant avec son doigt une ligne sur le bas de son front. « Est-ce que madame votre nièce porte le même nom que vous, ami ? demanda-t-elle à mon oncle.

— Il ressemble surtout à son père », grogna mon oncle qui ne se souciait pas plus de faire des présentations à distance en disant le nom de maman que d’en faire de près. « C’est tout à fait son père et aussi ma pauvre mère.

— Je ne connais pas son père, dit la dame en rose avec une légère inclinaison de la tête, et je n’ai jamais connu votre pauvre mère, mon ami. Vous vous souvenez, c’est peu après votre grand chagrin que nous nous sommes connus".

J’éprouvais une petite déception, car cette jeune dame ne différait pas des autres jolies femmes que j’avais vues quelquefois dans ma famille notamment de la fille d’un de nos cousins chez lequel j’allais tous les ans le premier janvier. Mieux habillée seulement, l’amie de mon oncle avait le même regard vif et bon, elle avait l’air aussi franc et aimant. Je ne lui trouvais rien de l’aspect théâtral que j’admirais dans les photographies d’actrices, ni de l’expression diabolique qui eût été en rapport avec la vie qu’elle devait mener. J’avais peine à croire que ce fût une cocotte et surtout je n’aurais pas cru que ce fût une cocotte chic si je n’avais pas vu la voiture à deux chevaux, la robe rose, le collier de perles, si je n’avais pas su que mon oncle n’en connaissait que de la plus haute volée. Mais je me demandais comment le millionnaire qui lui donnait sa voiture et son hôtel et ses bijoux pouvait avoir du plaisir à manger sa fortune pour une personne qui avait l’air si simple et comme il faut.

J’entendis mon oncle grommeler, se fâcher ; finalement le valet de chambre me fit entrer. Sur la table, il y avait la même assiette de massepains que d’habitude ; mon oncle avait sa vareuse de tous les jours, mais en face de lui, en robe de soie rose avec un grand collier de perles au cou, était assise une jeune femme qui achevait de manger une mandarine. L’incertitude où j’étais s’il fallait dire madame ou mademoiselle me fit rougir…

 

[Du côté de chez Swann, édition Clarac-Ferré, pp. 75-76]

 


 

Texte soumis aux droits d'auteur - Réservé à un usage privé ou éducatif.

 

 

 

 

Philippe
Lançon
"Dans ma chambre, je suis reparti à la recherche de ma mémoire lointaine, des images de celui que j'avais été. Je l'ai fait à la lumière d'une phrase de Proust que je lisais parallèlement aux lettres de Kafka et à La Montagne magique, mes trois miroirs déformants et informants, en piochant ici et là, à dose homéopathique et non sans agacement : "On arrange aisément les récits du passé que personne ne connaît plus comme ceux des voyages dans les pays où personne n'est allé"

[Le Lambeau, pp. 375-376]

 

 

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