Encore une erreur judiciaire, une !

Eh bien, il y avait longtemps qu'on ne nous avait pas refait le coup. Le coup de l'erreur judiciaire, de l'enquête de police bâclée, des droits de la défense bafoués, etc. etc. Naturellement, j'en passe, et des meilleures. Comme l'on sait, les assassins ont de banales têtes d'honnêtes gens, mais sont de plus doués d'un culot à toute épreuve.
On se souvient ainsi du dénommé Patrick Henry qui, non content d'avoir étranglé le petit Philippe Bertrand (en 1976), avait osé déclarer, face aux caméras, "ceux qui ont fait cela méritent la peine de mort".

Plus près de nous, en 2003, Le Parisien avait été bluffé par "l'incroyable aplomb de David Hotyat", qui, face à la caméra de "Sept à huit", avait calmement affirmé, "soit c'est lui qui est parti, soit ce sont des gens qui l'ont... Vous savez, quand vous avez tout perdu... C'était un arnaqueur. Moi s'il me cherche, je me laisserai pas faire, je le collerai au mur". Quel cynisme, en effet, de la part d'un individu qui fut peu après confondu : il avait assassiné tous les membres de la famille Flactif, puis avait brûlé leurs corps !
Et qu'on me permette de rappeler la larmoyante comédie du patriarche de la Grand'Terre, pleurant sur l'épaule d'un ami, en déclarant à un journaliste, "j'en ai assez, pourvu qu'ils trouvent rapidement l'assassin, car je n'en peux plus" (cité d'après le quotidien communiste La Marseillaise d'août 1952)…
À ce sujet, on se souvient justement que les auteurs de "l'Affaire Dominici" avaient réalisé à l'automne 2003 une affaire, justement, particulièrement juteuse (plus de 50 % de parts de marché), qui devait, c'est humain, donner des idées à d'autres justiciers médiatiques ; avec des fortunes diverses, jusqu'au flop encaissé en 2006 par "l'Affaire Grégory" (aux alentours de 19 % de parts de marché). Ce qui n'a pas empêché d'autres tentatives de se faire jour : les justiciers médiatiques poussent comme champignons lors des pluvieux automnes.
Cette fois, c'est avec la grosse caisse médiatique habituelle, et les puissants moyens du cinéma, qu'on veut nous faire avaler que Omar ne m'a pas tuer.
En effet, après toutes les ficelles usées jusqu'à la corde, mais toujours efficaces, utilisées par le sinistre Vergès (l'appel accusateur à Zola et à Dreyfus marche toujours, dans les chaumières, surtout celles où l'on ne sait strictement rien de l'imbroglio autour du malheureux Capitaine), on en vient aux bonnes vieilles recettes : le dénigrement des enquêteurs (l'enquête est toujours bâclée, cela va se soi) et les insultes lancées à l'adresse des parties civiles. Et ceci pour qu'enfin paraisse l'archange Omar, tel qu'en son immaculée blancheur Roschdy Zem le campe. Interviews à gogo dans tous les journaux, sempiternelles protestations d'innocence de l'un, affirmations péremptoires de profonde connaissance du dossier de l'autre (défense de rire)... rien ne manque pour faire de ce nouveau film un succès. Un succès pour faire appel à la justice populaire, qui naturellement ne pourra que blanchir le pauvre jardinier. En dépit de toutes les voies de recours qui se sont soldées, comme de juste, par des impasses. Et des impasses sacrément motivées, voir les attendus de la Commission de Révision. Bref, on veut nous refaire le coup monté par le tandem Boutron-Reymond, à propos de la tragédie de Lurs.
Ce qui me choque au tout premier chef, ce n'est pas qu'un acteur moyen, issu de l'immigration comme on dit, s'essaie à tourner des images. C'est qu'un académicien de rencontre (qu'avez-vous lu de lui ?), vienne pérorer sur l'Heure du Crime, affirmant fièrement que son livre-plaidoyer en faveur du condamné vient d'être réédité "à la virgule près". Sauf qu'il a été sévèrement, et à plusieurs reprises, condamné pour cet écrit. Voilà ce qui s'appelle respecter les décisions de justice, ou je ne m'y connais pas...
Bon public, est-ce qu'ils t'auront, encore une fois ? Vas-tu croire, toi aussi, qu'il s'agit d'un "film coup de poing, aussi éprouvant que passionnant", tourné d'après "le livre-enquête de Jean-Marie Rouart" (ces phrases-chocs, je les tire de la dernière livraison de version Fémina). La réalité, là encore, est beaucoup plus terre à terre, hélas. Ce n'est pas la comédie d'un Vergès exigeant pour son client un interprète, un interprète pour un jeune qui comprend et parle notre langue presque comme un immigré de la seconde génération.
Alors, pour ne pas vous laisser bourrer le crâne, reprenez donc l'ouvrage du Directeur d'enquête, l'alors Capitaine Cenci (Omar l'a tuée, vérité et manipulations d'opinions, chez l'Harmattan, 2003), et consultez son site Internet (Omar l'a tuée), et puis courez prendre connaissance de Affaire Raddad, le vrai coupable (l'Archipel, 2011) écrit par un journaliste digne de ce nom (Guy Hugnet) - qui a étudié le dossier, lui : il s'agit de deux indispensables contrepoisons.
De plus, s'agissant de cette dernière parution, c'est un véritable régal avec, entre autres les portraits de tous les "justiciers" qui sont intervenus pour soutenir le pauvre jardinier. Je conseille ce qui est dit sur Rouart. C'est plus que savoureux : infiniment éclairant. Pour ne rien dire de la comparaison, tellement parlante, des deux témoignages d'un certain Salam El Ouaer : recueillis, l'un, par la Gendarmerie, l'autre, sept ans plus tard, par un prétendu enquêteur privé…
Après, si vous voulez aller au cinéma, pourquoi pas ? Mais la lumière, je vous prie, avant les salles obscures !

PS du 21 juin : Robert Ménard, dans sa chronique quotidienne ("Ménard sans interdit"), a eu la très bonne idée d'inviter Guy Hugnet, ce 21 juin. Cela vaut vraiment la peine de passer neuf minutes à écouter Omar Raddad : coupable ou innocent ?

Commentaires

1. Le mardi, 21 juin 2011, 19:48 par Frédéric Valandré

Bonsoir Samuel,
Voilà un billet comme je les aime ! La campagne publicitaire en faveur de ce film a de quoi susciter l'agacement, voire la colère. Tout comme celle relative à un film sur un certain huissier... Avez-vous lu mon billet sur le sujet ?
Bonne soirée et encore bravo,
Amicalement,
Frédéric..

-Oui, cher Frédéric, je l'ai lu et relu, avec stupeur dois-je dire. Si j'ai admiré la profonde connaissance du dossier que vous manifestez, et elle est irréfutable, que le lecteur de nos propos veuille bien en juger ici, en revanche je vous ai trouvé bien imprudent... par les temps qui courent... Un de ces jours, vous aurez la visite d'un huissier, avec un papier bleu à la main ;-)
Cordiales amitiés,

SH

2. Le mercredi, 22 juin 2011, 11:15 par Georges Cenci

Allons donc. Une piqûre de rappel ! Ce 17 juin 2011

Après une première lecture du scénario, je vais tenter d'en faire une critique objective par rapport à la réalité des faits et au dossier judiciaire.

Tout d'abord, je rappelle que les plus hautes instances de la Justice ont confirmé la culpabilité du meurtrier de Mme Ghislaine Marchal : la cour d'assises des Alpes-Maritimes qui condamnait Omar Raddad à 18 ans de réclusion criminelle ; la cour de cassation qui rejetait le pourvoi contre cet arrêt ; la cour de révision des condamnations pénales de la cour de cassation qui rejetait la requête de révision ; la cour européenne des droits de l'homme qui, par deux décisions, rejetait les requêtes du condamné, Omar Raddad.

Que penser de l'objectivité du scénario ? Qu'il me soit permis d'en douter dans la mesure où il est fait référence au livre auquel Raddad a participé : Pourquoi moi ? Et à celui de Jean-Marie Rouart : Omar Raddad – la construction d'un coupable. Deux écrits partisans, trop souvent mensongers et sans consistance avec la réalité du déroulement de l'enquête de gendarmerie et du juge d'instruction, et qui se gardent bien de démonter les charges retenues par les différentes instances judiciaires.

Je rappelle enfin que Rouart, celui qui se prend pour Zola mais hélas avec les moyens qui sont les siens, (dixit Me Georges Kiejman) était condamné par la XVIIème chambre du tribunal correctionnel de Paris pour diffamation et que la cour d'appel confirmait la condamnation.

Finalement, une deuxième lecture plus attentive ne m’apprenait rien d'autre sur la sempiternelle manipulation que nous subissons depuis vingt ans. Tout y est, pour faire de Omar Raddad la victime des gendarmes et des juges. Aucune place pour la victime. La victime ici c'est Raddad le meurtrier sans aveu !

On oublie l'essentiel : dire la vérité judiciaire telle qu'elle est, sans compromis. Mais pour cela, il faut faire abstraction de ses préjugés et regarder la vérité en face et ne pas avoir honte de dire : je me suis trompé, je ne savais pas. Et tous ces intrigants savaient car, à défaut d'avoir eu connaissance de l'épais dossier judiciaire, ils avaient entre les mains mon ouvrage qui les synthétisait. A croire que la vérité ne les intéresse pas. Par contre comme tous ces gens manipulent et maîtrisent les médias complices, le travail de sape entamé depuis deux décennies se poursuit inlassablement.

Mais il convient de décrire ces contrevérités, et de rappeler que le 2 février 1994, Omar Raddad était condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la Cour d'assises des Alpes Maritimes pour le meurtre de Ghislaine Marchal. De par la lecture du dossier de l'instruction puis de l'oralité du débat public devant la Cour, il semble que l'intime conviction des jurés s'était forgée sur des éléments que les avocats de la défense et la Presse en général ne révélaient pas, et pour cause. Ces éléments sans être exhaustifs sont les suivants :


- les deux experts en écriture soutenaient avec conviction que l'écriture des messages ante-mortem était bien de la main de Mme Ghislaine Marchal ;
- que seule la personne à l'intérieur du sous-sol pouvait être l'auteur de ces messages ;
- que la victime était cette personne ;
- que celle-ci, constatant qu'elle avait été enfermée par son meurtrier, et le sous-sol n'ayant aucune autre issue, avait mis en place, craignant le retour de son agresseur, un système de fermeture très efficace constitué par un tube métallique coincé sous la porte et reposant sur un chevron faisant levier. Le lit sur roulettes, posé au dessus de ce dispositif n'avait qu'un rôle accessoire ;
- que les coups de chevron avaient été assénés par devant. La mutilation d'un doigt de Mme Marchal attestait de ce réflexe protecteur ;
- que l'agonie de la victime avait duré entre 15 et 30 minutes, temps suffisant pour dénoncer son meurtrier et mettre en place le système de blocage ;
- l'identification du chevron et du taille-haie comme armes du crime avec sur les lames de cet outil des traces d' ADN dont l'expertise dira qu'il n'était pas exclu qu'il ne s'agissait pas de sang humain ;
- l'identification par la victime du meurtrier qui n'était pas venu pour la tuer mais pour lui demander une nouvelle avance sur salaire ;
- la présence de particules de poussière en provenance du sous-sol de la cave sur les semelles des chaussures de Raddad et dans le bas de la texture de son pantalon, alors qu'il déclarait ne pas s'y être rendu depuis des mois ; et que sa femme témoignait qu'elle lui lavait ses affaires de travail toutes les semaines. Cet élément attestait que dans un temps contemporain au meurtre, Omar Raddad s'était rendu dans le sous-sol de la cave ;
- la présence de flaques de sang dans l'entrée du sous-sol et l'absence de cette matière sur le palier extérieur et sur les marches de l'escalier qui y conduisait et l'absence de sang sur les poignées de la porte annihilaient entre autres la thèse de la mise en scène défendue par la défense ;
- les nombreuses demandes d'avances sur salaire à ses deux employeurs dont Mme Marchal ;
- l'enquête prouvait que Mme Marchal faisait des fautes d'orthographe et était coutumière du mauvais emploi de l'infinitif ;

La clé de voûte des éléments à charge était le système de blocage intérieur de la porte de la cave mis en place par Mme Ghislaine Marchal. Lors du transport de justice, le 18 février 1992, les avocats de la défense avaient été incapables de démontrer qu’il aurait été possible de mettre en place un système de blocage aussi résistant depuis l’extérieur de la cave. Cet élément de preuve a expressément été avalisé par la Commission puis par la Cour de révision.

Bien évidemment le système de blocage et les éléments supra n’étaient pas les seuls éléments à charge. Les indices et les preuves de la culpabilité de Raddad figurent dans le dossier, notamment :


- les coups assénés par-devant avec le chevron ;
- la bonne acuité visuelle de la victime et sa lucidité pendant la phase agonique attestent qu’elle a formellement identifié son agresseur avant de le dénoncer ;
- les messages accusateurs avalisés par les experts en écriture lors de l'instruction du 1er degré étaient confortés par l'expertise décidée par la commission de révision qui constatait avec des moyens sophistiqués, la présence de deux lettres évanouies U et E après la lettre T. Ghislaine Marchal lors de son deuxième message a donc réécrit OMAR M'A TUE. La place lui manquait en bout de porte pour déposer le R. Un élément fort que l'on vous cache.
- sa passion pour le jeu au Casino. L'enquête déterminait que Raddad était un joueur assidu au Casino de Cannes et fixait le montant très important de ses sorties d'argent (80 000 francs en un an) . Elle permettait d'autre part de prouver qu'il fréquentait les prostituées ;
- son absence d’alibi et la mise en lumière de ses mensonges, ses contradictions et ses difficultés financières ;
- sa présence, à Mougins, doublement inhabituelle, un dimanche, jour où il n’avait jamais travaillé et jour de l’Aïd qu’il aurait dû consacrer à sa famille à Toulon. Ce n'est que le samedi 22 juin que Raddad informait son autre employeur, Mme Pascal, qu'il allait travailler le dimanche. Et Francine Pascal était avec Raddad la seule à le savoir ;
- la détermination du mobile : le vol ;

Et cette fameuse faute d’orthographe qui n’était rien d’autre qu’un pétard mouillé dont la défense et les médias se sont longtemps gargarisés. Au dossier figurent tous les éléments de comparaison attestant qu’un tel emploi de l’infinitif était fréquent chez la victime, comme ses fautes d'orthographe.

L’ensemble de ces éléments de preuve et bien d’autres – qui, comme dans toutes les procédures, avaient été mis par la Gendarmerie à la disposition de la Justice afin qu’elle puisse se prononcer sur l’innocence ou la culpabilité d’un accusé – est détaillé et commenté dans mon ouvrage.

Ce film à la gloire d'un meurtrier est conforme à ce qu'attend l'opinion publique. Il est, pour moi, une fiction outrageante pour la mémoire de la victime.

Georges CENCI

-Grand merci, cher ami. Et permettez-moi de saisir cette occasion pour signaler la courageuse interview du magistrat Laurent Davenas, publiée ce jour dans Le Point.
Cordialement,

SH

3. Le lundi, 27 juin 2011, 22:49 par Gil

Merci Monsieur Cenci pour le rappel de tous ces faits. J'ai lu votre livre et maintenant je ne doute plus de la Gendarmerie, et encore moins de la culpabilité d'Omar Raddad, meurtrier et menteur patenté. Les propos de Samuel me font également chaud au cœur : car j'aurais pu être l'auteur de ses propos, sans changer une virgule.
Cet après-midi, en feuilletant le livre de Guy Hugnet dans un supermarché, j'ai pu comparer les lettres écrites par G. Marchal dans une grille de mots croisés avec celles de "OMAR M'A TUER" . La similitude d'écriture est évidente, même pour un profane. Demain je retourne en ville, et j'achète le bouquin...

Gil

4. Le mercredi, 29 juin 2011, 06:39 par Un citoyen ordinaire

Bonjour,
Merci à Samuel pour ce judicieux billet (j'allais dire judiciaire) et à Georges Cenci pour cette si salutaire piqûre de rappel, pour ceux qui en avaient besoin (et ils sont - malheureusement - nombreux), ce qui n'est pas mon cas, croyez-moi. En effet, ayant été amené à m'intéresser à cette affaire à titre professionnel (pas du tout en tant qu'enquêteur ou journaliste, je le précise pour M. Cenci... ;-) ), je suis, comme vous, tout aussi persuadé à 100 % (150) de la CULPABILITÉ d'Omar Raddad, et ce qu'il soit Maghrébin, Juif, Blanc, Noir, Jaune ou Rouge ! (pour éviter à Samuel un procès, je m'abstiendrai de qualifier les propos ET la personne de Vergès, mais je n'en pense pas moins...). M. Cenci, j'ai d'ailleurs (re)visionné récemment l'interview de 45 minutes que vous aviez donnée à Télé-Lubéron en 2003 (eh oui, ça commence à dater !) où une fois de plus (comme dans votre ouvrage, que j'ai bien sûr lu), vous relatiez et expliquiez les faits sans aucune haine ou a priori, dans un seul et unique but de Vérité. Mais, effectivement, cette interview est assez symptomatique. Quelle disproportion (honteuse !) dans les "fenêtres médiatiques" et l'accès au grand public ! (ce "Bon Peuple" prêt à gober tous les mensonges, pourvu qu'on les lui serve avec "talent"... et répétition...). D'un côté, une petite chaîne locale qui, tout aussi respectable qu'elle puisse être, ne touche qu'un "auditoire", disons... anecdotique... Et de l'autre, TOUS les médias de France (et de Navarre) depuis plus de 20 ans pour cultiver et ressasser la bonne (fausse) parole... Tout ça étant, évidemment, redoublé depuis quelques jours avec la sortie du film (que je ne suis pas allé et n'irai - évidemment - pas voir...). Cette Vérité que j'évoque plus haut, vous dites souvent, à juste titre, qu'elle n'intéresse personne... Certes, elle intéresse peu de monde, il suffit, pour ma part, de voir les réactions dans mon entourage (amis, collègues de travail, famille,... c'en est désespérant...), et ça me rappelle, à ce propos, bien sûr, l'affaire Dominici (si chère à Samuel !) ou encore l'affaire Ranucci, où l'on retrouve exactement ce même déni de culpabilité. Peu de monde, donc, mais pas personne, heureusement. J'ai, en effet, la naïveté de croire que - comme dans beaucoup d'autres domaines - il existe, non pas une majorité, ce serait trop beau, mais une réelle "masse silencieuse", qui l'est, silencieuse, par obligation (n'étant jamais, ou presque, invitée à s'exprimer sur les plateaux télé ou dans les studios radios...) mais qui, elle, ne s'en laisse pas conter... Vous l'aurez compris, j'en fais moi-même humblement partie. Que dire de plus, si ce n'est que nous pouvons (peut-être) nous consoler en pensant que tous les mensonges et manipulations des idiots, escrocs et incultes médiatiques (la liste est longue) ne pourront jamais changer la stricte RÉALITÉ des Faits : c'est bien Omar Raddad, et personne d'autre, qui a tué Ghislaine Marchal, ce 23 juin 1991. Nous le savons et... LUI le sait... Pour le reste, laissons les ignares parler et se gargariser de leur propre bêtise. Ils sont tellement doués... pour ça.
Cordialement,
Un citoyen ordinaire

5. Le mercredi, 29 juin 2011, 12:42 par Frédéric Valandré

Bonjour,


J'ai lu hier le livre de Guy Hugnet : excellent travail, tout comme les ouvrages de Georges Cenci et de François Foucart. Celui-ci m'avait fait part, lorsque je l'avais rencontré pour la première fois début 2008, du terrorisme intellectuel régnant sur cette affaire : les éditions Perrin refusant à la dernière minute son manuscrit, un confrère chroniqueur judiciaire qui préfère ne pas dire ouvertement sa conviction de culpabilité d'Omar Raddad, car il craint d'avoir des ennuis... Hallucinant !
Bonne journée,
Amicalement,
Frédéric.

6. Le lundi, 4 juillet 2011, 22:08 par Gorges Cenci

Merci à tous pour vos témoignages pleins de bon sens. Depuis 20 ans que l'on nous bassine avec la prétendue erreur judiciaire, le jugement raciste, l'enquête bâclée et j'en passe, il se sera dit tellement d'âneries que ces quelques mots me vont droit au cœur.
Vous pouvez "poster" ces mêmes commentaires sur mon site d'informations. Je les publierai avec plaisir. Je reçois des questions tellement absurdes que je n'ai parfois pas la volonté de répondre.
Cordialement à vous; Georges Cenci

7. Le lundi, 4 juillet 2011, 22:11 par Georges Cenci

Frédéric : Ce journaliste n'était-il pas Jean-Pierre Berthet ? J'en ai eu vent par d'autres sources.
Georges Cenci

8. Le mardi, 5 juillet 2011, 10:07 par Frédéric Valandré

Bonjour M. Cenci,

Je vous le confirme : c'est bien Jean-Pierre Berthet. Bravo encore pour votre site Web, arme de réinformation contre les diverses manipulations médiatiques et autres ayant pollué cette affaire.
Bonne journée,
Amicalement,
Frédéric.

9. Le samedi, 14 décembre 2013, 11:05 par Lana

Bonjour,


Pour ma part, en plus du livre de Hugnet, celui de Cenci, je vous proposerais celui d'Eve Livet " l'affaire Omar, Mensonges et Vérités ". Normal ! Il est toujours utile de lire à charge et à décharge. Cette journaliste chevronnée n'a, si je ne m'abuse, jamais été condamnée en diffamation sur aucun de ses propos ou résultat de ses recherches dans le cadre de cette enquête et cela n'aurait certainement pas manqué d'être si elle avait...dérapé !.
Le livre de Guy Hugnet se borne à reprendre sans mouiller la chemise,les éléments du rapport de synthèse de Monsieur Cenci et d'y ajouter l'examen, cette fois plus que minutieux de la vie de Rouart, Verges et Moreau. Un vrai réquisitoire envers ces trois personnes et qui constitue l'essentiel du bouquin.
Je le souligne en étant très à l'aise car nous sommes nombreux à penser que Vergès n'a pas été à la hauteur lors du procès et n'avais qu'une connaissance très relative du dossier, que Rouart a mené une enquête à la limite du ridicule, son cœur lui dictant le reste et que Moreau reste évidemment un personnage qui prête largement à la controverse. Cela étant dit, ce n'est pas en raison de cet entourage manquant de sérieux que Monsieur Raddad est coupable même si notre petit gendarme si vertueux est capable d'asséner des phrases du genre "dis-moi qui te défend, je te dirai qui tu es "propos qui pour un ex-gendarme aujourd'hui adjoint au procureur de la République, laissent songeur

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

Fil des commentaires de ce billet