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De Belleville à Gare du Nord

, 06:49 - Lien permanent

De Belleville à Gare du Nord, c’est tout près, c’est tout droit ou presque, il n’y a qu’un seul changement.
Sauf à désirer passer par Marseille, voire Rio de Janeiro…
On l’aura compris, les minoritaires de tous acabits vocifèrent et «s’indignent», à qui mieux-mieux et en tous lieux, tandis que la majorité silencieuse – et trop souvent lâche – observe et compte les coups.
Je ne retiendrai que les coups reçus par notre fragile démocratie assaillie d’irresponsables de tous poils, dont le but, le seul but, est de singer les méthodes léninistes : foutre le bordel partout, affaiblir sinon jeter bas cette gueuse de République.
Enfin, quand je dis «de tous acabits», c’est clause de style. Car qu’ils sont ressemblants entre eux, en réalité, tous ces marginaux qui exècrent, au premier chef, la Police nationale !
J’observe qu’il s’agit trop souvent de membres de l’Éducation nationale (le ministre Allègre en avait, en son temps, habillé un certain nombre pour l’hiver) à qui tout est dû, tout est permis, prenant imperturbablement pour cible, après leur Ministre, la Police nationale, sujet de tous les maux (comme de bien entendu). Or, je voudrais bien qu’on m’expliquât quelle différence il y a entre ces deux grands corps de fonctionnaires nationaux…

«Pas de chance, la loi c’est moi !» s’était un jour écrié, au grand dam de tous les repentants (car les marginaux sont aussi, très majoritairement, des repentants), un fonctionnaire de police à l’attention d’une marginale qui refusait d’obtempérer.
Que n’a-t-on entendu sur les ondes pour fustiger un tel comportement (raciste, cela va sans dire) et déconsidérer l’homme ! Et pourtant, cet humble fonctionnaire était parfaitement dans le vrai : à l’instant T où il parlait, il incarnait de toute évidence la loi.
Mais allez donc expliquer à des hordes de soixante-huitards attardés ce qu’est une loi ! Autant demander à des spécialistes de science politique d’expliquer rationnellement cette exception, que dis-je, cette aberration bien française qui autorise cinq ou six gamins (les auteurs des plus grosses gamineries ne sont d’ailleurs pas forcément les plus jeunes), se réclamant plus ou moins du trotskisme, à se présenter à la présidence de la République bourgeoise honnie…
Ainsi donc, de façon insidieuse et profitant opportunément, c’est sans doute de bonne guerre, de la caisse de résonance du climat pré-électoral, des quarterons d’irresponsables déguisés en alter-mondialistes ou que sais-je sèment le trouble aux quatre coins de l’hexagone (selon l’expression bien connue) - et même au-delà.

Oh ! Ce n’est pas le connard prononcé par la directrice de l’école maternelle Rampal qui m’inquiète : j’en ai connu qui eussent fait rougir des charretiers.
Mais cette fonctionnaire (qui en appelle à un «devoir de résistance» ! Le ridicule, décidément, ne tue plus) chargée d’inculquer la civilisation et le respect de la loi a prêché, qu’on le veuille ou non, la foire d’empoigne. Quel exemple à suivre, en effet !
Dès lors, comment s’étonner que des sauvageons – quand ils ne molestent pas des membres de l’Éducation nationale – prennent la Gare du Nord pour terrain d’affrontement avec la Police nationale ; que des dockers marseillais (nantis de salaires à faire rêver plus d’une institutrice d’école maternelle) prennent le risque de ruiner des centaines d’emplois, et le crédit de la France, pour des raisons parfaitement égoïstes (ici, c’est un peu plus compliqué, car c’est C.G.T. contre C.G.T. – et non Agathe contre Agathe, comme le téléfilm de ce soir) ?
Mais l’exemple vient de plus haut encore. L’assassin en cavale Battisti enfin arrêté, n’a-t-on pas entendu des z’intellectuels réclamer pour lui, la bouche en cul de poule, un «procès équitable et en sa présence» ? Comme si ce triste individu n’avait pas déjà bénéficié d’un procès équitable au cours duquel il avait dédaigné de paraître, laissant ce soin à son conseil. Et parmi tous ces «soutiens», quel nom, au moins, est à retenir ? Eh bien celui du ravi du P.S., le dénommé Hollande, François, qui était allé visiter le dit Battisti, un temps en prison.
Tous ces faits en disent long, hélas, sur l'étendue de la corruption intellectuelle et morale qui affecte la gauche de ce pays, pour reprendre l'expression de Robert Redeker (in Il faut tenter de vivre, éditions du Seuil).

Et ça a l’ambition de gouverner la France ? Non, merci.

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