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Seznec, ou la justice des médias

, 13:25 - Lien permanent

Ainsi donc, hier au soir, dans On ne peut pas plaire à tout le monde, une nouvelle couche de Seznec.
Devant, c'est à noter, un Fogiel objectif, qui ne manque pas de rappeler l'opinion de la partie adverse.
Le petit-fils intervient bientôt davantage sur les étranges lucarnes qu'en son temps terrestre le défunt Pape soi-même ! Il est vrai qu'il pontifie pas mal - quoi que l'on puisse penser par ailleurs de cette affaire, que j'avoue connaître assez mal.


Mais à ce point de présence, cela devient du matraquage ! Et comme toute démarche de cet acabit, il y a là largement de quoi la suspecter !
Contrairement à Denis Seznec, je ne suis pas sûr que le jour où la Commission de révision des condamnations pénales a décidé de passer le dossier à la Cour de Cassation soit "un très grand jour historique".
Je suis encore moins sûr que cela ouvre la porte au "déchargement de la mémoire du mort". Car je vous ferai observer que la même Commission avait, dans le passé, estimé qu'un "élément nouveau" était intervenu pour revoir la condamnation d'Omar X. (pour parler comme la Commission, dont vous trouverez le texte ici) et que la Chambre criminelle de la Cour de cassation l'avait renvoyée sèchement à ses chères études (c'était en novembre 2002).

Pour en revenir au petit-fils Seznec (il faut bien reconnaître qu'il y a eu beaucoup de faits violents, dans cette famille), qui nous parle des souffrances indicibles de son grand-père (comme si ce n'était pas, à l'époque, le sort commun à tous les bagnards) et paraît nous avouer qu'il se serait suicidé si la décision avait été négative (est-ce là un moyen de pression futur sur la Cour de Cassation ?), il oublie que bien d'autres bagnards ont toujours clamé leur innocence (n'avouez jamais, conseillait d'ailleurs un célèbre avocat), sans pour autant avoir attiré l'attention des médias sur leur sort (je songe à Louis Nourric).

Il nous ressort inlassablement les mêmes arguments, savoir l'action du funeste Bonny. Malheureusement pour lui, les attendus de la Commission de révision soulignent que les interventions du policier véreux dans l'affaire Seznec ont été peu nombreuses, et d'ordre secondaire...
À vouloir trop prouver...

Il n'empêche : un tel tintamarre rend un son particulièrement désagréable : la Justice, désormais, se fait dans les médias.
Et c'est insupportable.

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