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Grève de printemps de l'Éducation nationale

, 18:19 - Lien permanent

Et nous voici dans la traditionnelle grève de printemps de l'Éducation nationale. S'ajoutent cette fois, aux professeurs en colère, des chercheurs qui ont pris le relais des intermittents (en France, le spectacle est permanent), avec la même détermination, arc-boutés avec la même énergie sur leurs avantages acquis.
Et dire que 80 % des Français, paraît-il approuvent (sans connaître un traître mot au domaine de la Recherche) ces 'légitimes' revendications !
Les cortèges s'avancent, et tout à l'heure ce sera la bataille des communiqués. Les syndicats bomberont le torse, en produisant des chiffres impressionnants concernant la 'mobilisation' (curieux qu'il faille débrayer, pour se mobiliser).
Et l'Administration, elle, publiera des données beaucoup plus modestes, que personne ne voudra entendre.

J'ai eu à connaître de ces conflits durant des lustres. L'Administration procédait à de rapides sondages, et obtenait une fourchette plausible de grévistes, un taux moyen, si l'on préfère.
En face, les communiqués autant vengeurs que triomphateurs avançaient des données largement doublées. Ainsi les troupes étaient satisfaites : on a poussé un coup de gueule pour montrer qu'on est là, peu importe ce qu'on avait à dire (et souvent, on n'avait rien à dire, d'ailleurs). Et puis le temps passait.
L'Administration avait envoyé dans les écoles et établissements d'enseignement, des listes sur lesquelles il convenait que chaque fonctionnaire émargeât, pour indiquer sur l'honneur qu'il avait ou non fait grève.

Surprise extrême, chaque fois renouvelée : même les modestes données de l'Administration étaient, alors, systématiquement, revues à la baisse...
Et nos enseignants prétendent enseigner l'honnêteté, entre autres.

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