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Giscard à l'Académie

, 23:04 - Lien permanent

Je roule dans la nuit, qui tombe si vite en ces jours de l'Avent : j'apprends que Valéry Giscard d'Estaing a été élu à l'Académie française, les doigts dans le nez, si j'ose dire. En dépit de la vive opposition d'écrivains somme toute consacrés.
Bon, rien à dire, sinon que Léopold Sédar Senghor a dû se retourner dans sa tombe. Car il ne s'agit que d'une petitesse, il y a tant d'autres véritables salauderies à déplorer, en France (pour ne pas aller plus loin).
En tout état de cause, l'Histoire jugera, plus tard, que si Giscard fut un bien piètre écrivain, son septennat, lui, aura été à marquer d'une pierre blanche, grâce aux femmes et aux hommes intègres et compétents dont il sut s'entourer, les Simone Veil, les Raymond Barre, les René Haby, et autres René Lenoir.

Alors, je préfère me réjouir d'une autre nouvelle, tombée au même moment mais passée, elle, totalement inaperçue.
Me réjouir de l'hommage fait à deux militants pacifistes (de la première Grande Guerre), les époux Mayoux (Marie et François), dont le nom sera donné, ce week-end, à une petite école de campagne (en Charente, je crois).
Par la même occasion, cet honneur rejaillit, au moins dans ma mémoire, sur leur fils, Jehan Mayoux (1904-1975), autre pacifiste, antimilitariste et libertaire, et poète surréaliste. Si je n'approuve pas forcément toutes ses prises de position, je rappelle qu'il eut à souffrir pour elles, dans sa chair, en particulier parce que de Gaulle, inflexible, en fit "le dernier des 121" (ceux qui signèrent le manifeste du droit à l'insoumission durant la guerre d'Algérie), et qu'il en mourut.

Une petite école laïque va honorer ce patronyme, c'est tout un symbole prometteur.
Il y a encore des guetteurs, de la droiture et de l'humanisme, en ce bas monde.

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