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Carte scolaire

, 04:54 - Lien permanent

Nous y voici, au cœur de l'une de nos plus tristes monomanies nationales, j'ai nommé la "carte scolaire du primaire". Tous les barèmes s'imposent à tous, et nul ne les conteste, pour des raisons d'équité : par exemple, s'agissant de l'impôt sur le revenu. Tous, sauf un : la carte scolaire, comme chaque année à pareille époque.

Je lis, parmi de très nombreux comptes-rendus, tous plus va-t-en-guerre les uns que les autres, celui d'une "mobilisation" (manifestations, séquestrations, occupations d'écoles, toutes expressions de la "colère légitime") pour la "sauvegarde des écoles", les enseignants et leurs syndicats (très largement dominés par l'idéologie communiste, qui ne sait que jeter de l'huile sur le feu) s'empressant d'aller chercher leurs masses de manœuvre au sein des parents qu'ils ont au préalable fallacieusement inquiétés (parents qu'ils rejetteront ensuite, ou qu'ils accepteront du bout des lèvres dans les conseils).

Je lis l'indignation feinte, le refus des fermetures opérées "sans concertation" (la concertation, aux yeux de ces braves gens, c'est l'acceptation sans conditions de leurs oukases). Toujours plus, aurait dit François de Closets.

Et les arguments les plus malhonnêtes sont ressortis chaque année de la naphtaline, toujours pour le même usage. Je lis même qu'une enseignante, à la tête de l'une de ces manifestations (sans doute la nouvelle déclinaison du devoir de réserve), indique qu'elle a "toujours voulu ce poste" (sic), et qu'elle ne voit donc pas pourquoi l'administration le fermerait. On ne saurait mieux dire, ni plus crûment, que le système éducatif est au service exclusif des enseignants, non de la nation.

Et cela me fait songer à la remarque d'un authentique socialiste, Claude Pair : "Dans les milieux d'enseignants, l'infantilisme et les croyances magiques règnent dès que l'on parle de moyens". Et les élus du peuple qui se sentent obligés d'en rajouter une couche, pour entretenir leur capital de suffrages.

Pauvre France engluée dans ses corporatismes et sa pléthore de fonctionnaires. Et ça prétend donner des leçons à Bush !

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